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Six parlementaires des Pyrénées-Atlantiques au soutien du préfet qui dénonce la fresque d’Itxassou

La fresque avait été inaugurée le dimanche 23 août à Itxassou.

Plusieurs parlementaires des Pyrénées-Atlantiques applaudissent la décision du nouveau préfet de signaler la fresque d’Itxassou pour apologie du terrorisme ».

 

« Mettre une bombe sous une voiture, en démocratie, ce n’est pas un acte de bravoure militant, c’est un acte terroriste, un acte criminel. Encourager la réalisation d’une fresque sur un bâtiment public pour vanter cet acte criminel ça relève de l’apologie du terrorisme ».

Le communiqué signé par six parlementaires des Pyrénées-Atlantiques (le sénateur Max Brisson, la sénatrice Denise Saint-Pé, la députée Josy Poueyto, les députés David Habib et Jean-Paul Matteï, et la députée européenne Laurence Farreng) est sans ambiguïté. Il fait suite à la décision du nouveau préfet des Pyrénées-Atlantiques Simon Fetet de signaler une fresque inaugurée au Pays basque à Itxassou représentant le visage de Txomin Olhagaray, membre de l’organisation armée Iparretarrak décédé dans l’explosion d’une bombe qu’il était en train de poser dans la voiture de l’épouse du sous-préfet de Bayonne, il y a 46 ans. L’initiative de Simon Fetet a déclenché dans la foulée l’ouverture d’une enquête pour « apologie du terrorisme ».

Proposé aux dix parlementaires

Les parlementaires signataires du communiqué soulignent le « courage » du préfet qui venait tout juste de prendre ses fonctions : « nous soutenons pleinement sa réaction et appelons tous les républicains, tous les démocrates des Pyrénées-Atlantiques, Pays basque et Béarn à dénoncer cette fresque, enjoignent-ils. On nous dira qu’il vaut mieux ne pas relancer le débat des années 80 et se taire. Or, c’est l’inverse. Seule, la clarté et le rappel de ces valeurs républicaines permettront d’assurer une paix durable, dans la diversité des opinions ».

Selon un collaborateur qui a transmis le communiqué aux médias, ce dernier aurait été proposé aux dix parlementaires des Pyrénées-Atlantiques. Quatre d’entre eux n’auraient fonc pas répondu (sans que les raisons n’aient été précisées) : Peïo Dufau et Iñaki Echaniz, la députée Colette Capdevielle, et la sénatrice Frédérique Espagnac.

Gaïzka Iroz/AFP