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Le passage canadien de « Berandotzeko bidea » a été déplacé sur la chaussée. © Crédit photo : DR
Le quartier Laxia d’Itxassou a été la cible de dégradations pour la deuxième fois en un mois, dans la nuit du 23 au 24 juillet. Le pare-brise d’une voiture a notamment été cassé, et un passage canadien déplacé
« C’est la deuxième fois en un mois, et cette fois c’est grave », s’apitoie Thierry Duprat, habitant du quartier Laxia d’Itxassou. Dans la nuit du 23 au 24 juillet, cinq habitations de son quartier ont été vandalisées.
Des boîtes aux lettres ont été arrachées, un scooter renversé, un pare-brise de voiture éclaté, et le passage canadien de « Berandotzeko bidea » a été déplacé sur la chaussée. « C’est très dangereux », se désole le riverain, dont une chaîne de délimitation de propriété a été cassée.
Première dégradation, il y a un mois
Des dégradations avaient déjà été observées durant le mois. Des portails de passages de bestiaux avaient été détériorés, et des panneaux de zone de pâturage avaient été déterrés puis jetés dans le fossé. Thierry Duprat écarte cependant l’hypothèse de l’acte politique. Selon lui, « Il s’agit d’un geste qui impacte n’importe qui, un berger, un retraité, et toutes les personnes qui empruntent le chemin en voiture ».
D’autres riverains ont d’ores et déjà déposé une plainte. Contacté par la rédaction de « Sud Ouest », le maire d’Itxassou Mizel Hiribarren n’a pas souhaité s’exprimer sur l’affaire.
Pierre Berho
sudouest.fr

Sacha est étudiant, employé par la commune d'Itxassou pour la saison. Sa mission : filtrer les véhicules au niveau du Pas de Roland. © Radio France - Alia Doukali
Face à l'afflux de visiteurs au Pas de Roland, à Itxassou, au Pays Basque, la mairie emploie des saisonniers chargés de filtrer la circulation. Objectif : inciter les promeneurs à laisser leur véhicule dans la commune pour continuer la visite à pied.
C'est un lieu bucolique, dans l'arrière-pays basque, apprécié des marcheurs et des amoureux de la nature. Le Pas de Roland accueil de nombreuses personnes, particulièrement durant la saison estivale. Pour y accéder, il faut passer par la commune d'Itxassou, et emprunter une route sinueuse, bordée par la Nive, entre les montagnes basques. Sur cette route, difficile de se croiser en voiture. Alors en période de forte affluence, en particulier durant l'été, c'est la pagaille sur la départementale D 343 au niveau du Pas de Roland.
Pour palier le blocage récurrent du trafic, la mairie d'Itxassou met en place un filtrage de la circulation, depuis trois ans. "On installe des saisonniers pour essayer de mieux orienter les gens qui viennent en voiture," explique Michel Setoain, adjoint en charge de la voirie à la mairie d'Itxassou.
Filtrer la circulation
Des étudiants sont donc employés durant la saison touristique, entre les mois de juin et d'août. "Je suis installé dans une cabane, stratégiquement à l'entrée du Pas de Roland. Mon travail, c'est de dissuader les automobilistes de passer par là s'ils veulent se rendre au Pas de Roland", raconte Sacha, étudiant en droit, employé par la mairie d'Itxassou.
Les personnes qui souhaitent se diriger vers le Pas de Roland sont invitées à se garer sur le parking situé à proximité de l'église Saint-Fructueux, à Itxassou. "En plus, c'est beaucoup plus agréable pour eux, estime Michel Setoain. En voiture, ça n'a aucun intérêt, vous ne voyez rien du paysage, vous êtes trop occupé à éviter les marcheurs à droite et les rochers à gauche."
Les riverains de la commune et les usagers des commerces alentours peuvent passer sans problème, précise Sacha : "Il y a des habitants qui vivent après le Pas de Roland, des personnes qui vont dans les commerces, on a aussi beaucoup de clubs de rafting qui passent par ici… L'objectif ce n'est pas de bloquer tout le monde, il faut faire le tri", détaille le saisonnier. Environ 50 % de la circulation est détournée, "ce qui est beaucoup", selon l'adjoint en charge de la voirie, Michel Setoain.
Mesure de sécurité
En plus de fluidifier le trafic, ce dispositif permet aussi aux secours de pouvoir travailler dans de meilleures conditions. Il y a trois ans, avant la mise en place du barrage, les pompiers mettaient près de 30 minutes pour traverser le Pas de Roland. "Ce n'était pas convenable, ils nous avaient demandé de trouver une solution", explique Michel Setoain.
Désormais, en cas d'accident, les saisonniers sont avertis, ils sont chargés de fermer la circulation pour permettre le passage des secours. "D'après les derniers tests, maintenant, il faut environ trois minutes pour accéder au site", raconte l'adjoint à la mairie d'Itxassou.
Des parkings saturés
Si la mesure fonctionne pour ce qui est de la gestion du trafic, certains habitants de la commune se retrouvent impactés. C'est le cas de Jean-François. Sa maison se situe juste en face du parking de l'église Saint-Fructueux, à Itxassou. "Il y a beaucoup de monde l'été, alors une fois que le parking de l'église est rempli, les gens se garent dans la rue, et on a du mal à rentrer chez nous", explique ce père de famille.
Il y a plusieurs mois, Jean-François avait signé la pétition lancée par les habitants du quartier, pour qu'un sens interdit soit installé. La mairie a installé le panneau, mais il n'est pas toujours respecté, confie Jean-François. : "Il n'est pas précisé sur les GPS, alors quand les gens arrivent devant, ils ne savent pas trop comment faire." Deux autres parkings sont proposés aux promeneurs, école et biena, mais c'est celui de l'église qui est le plus prisé en raison de sa proximité avec le pas de roland.
Alia Doukali
France Bleu

Maider Couillet vient de créer son entreprise de rangement. Ses conseils et sa bienveillance sont au service de votre intérieur. © Crédit photo : M. C.
À Itxassou, Maider Couillet vient de créer Arina - comprendre, la légèreté en basque - son entreprise de « home organiser », autrement dit de conseillère en rangement. Présent dans les grandes agglomérations, ce concept récent, popularisé par la japonaise Marie Kondo, a pour objectif de créer un environnement serein où chaque objet est à sa place, sans excès.
À Bordeaux, une formation spécifique lui a permis de devenir une coach habilitée à trier, désencombrer et organiser un intérieur avec méthode et bienveillance. Sa carrière professionnelle construite dans les domaines de la qualité et du médico-social renforce son appétence pour les échanges, l’ordre et l’esthétisme.
« Après un temps de diagnostic, il ne s’agit pas d’imposer mes conseils, mais de prendre cette étape de rangement comme un jeu où l’on détermine l’endroit à désencombrer en établissant un plan d’action. Tous les objets ont une valeur sentimentale, cela prendra du temps et rendra clairvoyant celui qui paraît un peu dépassé au départ », confie l’experte.
« Depuis longtemps, j’aime trier, classer, étiqueter… Chez moi, mes enfants m’aident volontiers, il n’y a pas de dogmes. Je me rends compte qu’un rangement réussi a un impact sur notre bien-être, sur la réalisation des tâches domestiques et fait gagner un temps précieux. Parfois, il faudrait consommer le strict nécessaire », dit-elle en souriant.
Démarche écologique
Sa mission, philosophique et sociologique tient à la lecture d’un livre intitulé « L’Art de la simplicité » écrit par l’essayiste française Dominique Loreau. En 2005, l’auteure, inspirée par le mode de vie japonais, racontait comment les citadins nippons étaient stressés de devoir chercher des affaires égarées.
Dans le Pays basque intérieur, Maider Couillet souhaite aider les personnes âgées et les jeunes couples qui voudraient s’inscrire dans cette démarche écologique en forte progression dans la société. D’une voix claire, elle rappelle enfin son credo : « simplifier sa vie, c’est l’enrichir ! ». Pour réussir, sa stratégie numérique va bientôt s’étoffer.
Renseignements au 06 43 02 43 99 ou
Pierre-Alexandre Carré
sudouest.fr
quatre militants d’Ostia convoqués devant le tribunal pour dégradations dans une agence immobilière
Expiré
En décembre 2022, plusieurs militants d’Ostia avaient déversé de la terre et de la paille dans une agence Bouygues Immobilier. © Crédit photo : archives Nicolas Mollo
Quatre personnes ont été interpellées ce mardi 7 novembre, au matin, près d’un an après une intrusion dans une agence Bouygues immobilier, à Anglet. Ils seront jugés en mars pour dégradations. Plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées à Bayonne et Cambo pour dénoncer ces arrestations
Quatre militants du collectif Ostia ont été interpellés et leurs domiciles perquisitionnés, ce mardi 7 novembre, à l’aube, par le service de police de Bayonne. Ils ont été placés en garde à vue. Ces deux hommes et ces deux femmes sont soupçonnés d’avoir pris part à l’envahissement d’une agence Bouygues Immobilier d’Anglet. Ils ont été remis en liberté dans l’après-midi, avec une convocation devant le tribunal correctionnel pour le 12 mars 2024. Ils seront jugés pour dégradations et refus de se soumettre aux prélèvements d’empreintes. Devant les enquêteurs, les gardés à vue ont fait usage de leur droit au silence.
Le 17 décembre 2022, Ostia avait déversé de la terre et de la paille à l’intérieur du local de Bouygues pour marquer son opposition au projet Marienia, à Cambo-les-Bains. Une maquette du projet avait aussi été recouverte. Cet ensemble de 94 logements, dont une partie de logements sociaux, sur un terrain de 3,7 hectares suscite l’opposition des défenseurs des terres agricoles.
« La problématique du logement et du foncier ne se réglera pas en arrêtant des militants politiques à 6 heures à leur domicile »
Rassemblements de soutien
Le parti politique EHBai s’est fendu d’un communiqué pour dénoncer ces arrestations. « La problématique du logement et du foncier ne se réglera pas en arrêtant des militants politiques à 6 heures à leur domicile, mais en garantissant à tous les habitants le droit de travailler et vivre au Pays basque », écrivent ses auteurs. EHBai a appelé à participer au rassemblement de soutien organisé par Ostia à midi, devant le commissariat de Bayonne.
À 11 h 30, une soixantaine de personnes ont mis en place un sit-in, en musique. La circulation a été gênée sur l’avenue de Marhum. Les manifestants l’ont bloquée complètement à partir de midi, avec une banderole « Terres agricoles en danger, occupons Marienia ». Ils étaient alors plus d’une centaine. « Nous avons revendiqué à Cambo ce que nous souhaitons pour tout le Pays basque : une agriculture paysanne. Par sa justice et sa police, l’État nous criminalise », a dénoncé l’une des manifestantes, au micro. De nombreux lycéens de Bernat-Etxchepare ont rejoint le rassemblement, aux alentours de 12 h 30, l’un des interpellés travaillant dans l’établissement scolaire. En début d’après-midi, les allées Paulmy ont également été bloquées.
À 19 heures, plus de 300 personnes ont répondu à un nouvel appel au rassemblement lancé par la Confédération paysanne du Pays basque (ELB) et le collectif Lurzaindia pour la préservation des terres agricoles, sur le parvis de la mairie de Cambo. Elles ont dénoncé « des interventions policières violentes dès l’aube », « des intimidations inacceptables de militants » et « l’utilisation démesurée de moyens répressifs ».
Présente, la cheffe d’opposition municipale, Argitxu-Hiriart Urruty, a réaffirmé son opposition au projet Marienia : « Comme vous le voyez, nous sommes déterminés. » Elle s’est insurgée contre « la bétonisation des terres agricoles », incompatible selon elle avec la lutte contre le dérèglement climatique. « La perte des terres pour les paysans est insupportable. Je condamne l’entêtement des promoteurs immobiliers et j’en appelle donc aux élus de Cambo et à la CAPB pour qu’il n’y ait pas d’escalade dans cette affaire », a-t-elle poursuivi.
Yoann Boffo
sudouest.fr

Les agricultrices basques ont dévoilé les grandes lignes du prochain salon paysan de Biarritz. © Crédit photo : T. V.
Le salon de l’agriculture paysanne et durable du Pays basque, Lurrama, fera son retour à Biarritz du 10 au 12 novembre. Son thème ? « Place aux paysannes ! »
Attention, cliché : les femmes sont prévoyantes. Les agricultrices Amaia Hiribaren (Itxassou), Jennyfer Audy (Jatxou) et Mirentxu Elissalde (Itxassou) ont en tout cas dévoilé les contours du salon de l’agriculture paysanne et durable du Pays basque, Lurrama, 130 jours avant son ouverture. Le 4 juillet, précisément. À leurs côtés se trouvait aussi Élise Momas, du comité de pilotage de Lurrama, un événement prévu du 10 au 12 novembre à la halle Iraty de Biarritz.
Lors de cette édition, la région invitée sera la Franche-Comté et la marraine de l’édition Morgan Ody, coordinatrice générale de la Via Campesina (1). Comme chaque année, il y aura à manger et à boire, des animaux à voir, des conférences et des savoir-faire à mieux comprendre. Mais il y aura surtout ce thème : « Place aux paysannes ! » « C’est un projet de société, qui prône l’équité et le vivre-ensemble, l’internationalisme et le féminisme », explique Jennyfer Audy.
1 : Accélérer le cours de l’Histoire
Les paysannes de Lurrama rappellent quelques dates clés. En 2010, l’égalité de statut commence à poindre avec la création du Gaec entre époux. En 2012, la candidature de 30 % de femmes devient obligatoire sur les listes électorales des chambres d’agriculture. Depuis, la place des agricultrices a évolué. Mais trop « lentement ».
2 : Être toujours plus visible
Les femmes représentent un quart des installations agricoles en Nouvelle-Aquitaine, contre 38 % en Pays basque français, où elles n’étaient que 25 % douze ans plus tôt. Autrement dit, le secteur agricole progresse pas à pas… Même si le chemin reste long.
« Autrefois, les paysannes n’étaient pas visibles, rappelle Jennyfer. Des progrès ont été réalisés, mais beaucoup de choses restent à faire. Désormais, il ne s’agit plus de dire que les femmes sont légitimes dans le monde agricole, car tout le monde partage cet avis. Il s’agit de penser le statut des paysannes et de trouver des outils pour leur donner toute leur place. Comment être mère et paysanne ? Comment avoir plus de femmes dans nos instances, notamment syndicales ? »
3 : Faire évoluer les réflexes
Amaia, Jennyfer, Mirentxu et Élise soulignent notamment un « vrai-faux » détail : « Les femmes prennent moins souvent l’apéro en fin de réunion. Et c’est souvent là que se prennent les décisions. À nous de prendre notre place. »
Une anecdote de Jennyfer illustre le retard à combler : « J’annonce à la grand-mère de mon mari, qui a 92 ans, que je pars faire la traite. Elle me répond : ‘‘Bah, tu vas tenir le portail.’’ Et pourtant, elle est plutôt féministe pour son âge. Les réflexes des hommes, mais aussi ceux des femmes, doivent changer. »
Et lorsque l’heure de la transmission a sonné, l’expression consacrée est la suivante, d’après les participantes à Lurrama : « Notre mère a aussi un statut d’agricultrice, mais on prend la suite du père. C’est ancré dans les esprits. »
(1) La Via Campesina est une organisation mondiale qui regroupe près de 200 millions de paysannes et paysans.
Thomas Villepreux
sudouest.fr
Tour de France 2023. Artzamendi, ce terrible col que le Tour n’empruntera (sans doute) jamais
Expiré
Les deux derniers kilomètres offrent 14 % de moyenne et des passages jusqu’à 25 % © Crédit photo : J.D.
Sur les hauteurs d’Itxassou, le Mont Artzamendi domine le Pays Basque. Mais aucune course cycliste ne l’a jamais emprunté. Il est pourtant considéré comme l’une des ascensions les plus difficiles de France
Christian Prudhomme adore les trouvailles et les défis, mais il a peut-être trouvé son maître. Un col du Pays basque aurait pu devenir la star de ce Tour de France 2023 de retour en Iparralde (Pays basque français) ce lundi. Mais non. Pour rentrer en France, le patron du Tour et son « traceur », Thierry Gouvenou n’ont pas cherché les cols du coin, et encore moins le fameux col d’Artzamendi. Dommage. Le spectacle aurait été extraordinaire.
Car l’Artzamendi, qui culmine à 960 m d’altitude, est une légende pour les coureurs du Sud Ouest ou les cyclos en quête de sensations fortes. « C’est une chasse gardée, mais il mériterait d’être plus connu », sourit Romain Sicard, l’ancien coureur d’Hasparren, qui l’a régulièrement grimpé durant sa carrière.
Route étroite
Rendez-vous à Itxassou, ce joli village du Labourd, niché quelques kilomètres après Espelette ou Cambo. À la sortie du village, il faut emprunter la direction du Pas de Roland, prisé des randonneurs, en longeant la Nive par une toute petite route à flanc de rocher. Ici, deux voitures ne peuvent se croiser, sinon en se garant dans de petits refuges. Le lieu est splendide, mais pas simple d’accès.
L’ascension débute, vers ce sommet visible depuis tout le Pays basque. Son énorme boule blanche et son antenne semblent si loin… D’abord la forêt de châtaigniers, sombre. Les petits murs aux pourcentages sévères (15 %) alternent avec de petites descentes. Des lacets et des relances violentes conduisent alors le cycliste jusqu’à la frontière espagnole, au son des coups de fusil des chasseurs.
“Je ne connais pas. Il faut que j’aille le voir” Thierry Gouvenou “traceur” du Tour
« Au total, ce sont presque 13 kilomètres d’ascension à 7 % de moyenne. Mais ce chiffre est rendu trompeur par les petites descentes. En réalité, c’est beaucoup plus difficile », insiste Romain Sicard. « D’ailleurs, même si j’aimais aller le grimper, je ne pouvais pas en faire un lieu d’exercice pour mes entraînements. Les ruptures de rythme empêchent de travailler en cadence. » Car le final vire à l’enfer lorsque la route tourne à gauche au col de Mehazte, à 2 kilomètres du sommet, au milieu des pottoks. « On atteint les 14 % de moyenne, avec des passages à 25 % en ligne droite. »
Le plus dur en France ?
Pour l’ex-champion du monde espoir, comme pour beaucoup de coureurs pros qui connaissent les deux, cet Artzamendi est « l’Angliru français », ce col des Asturies devenu une légende du Tour d’Espagne. Alors, à quand cette nouveauté sur le Tour de France ? Sans doute jamais. Même si Thierry Gouvenou est intrigué par le récit. « Je ne le connais pas. Il faudrait que j’aille le voir ». Mais les obstacles pourraient vite le refroidir. Les conditions d’accès rendent une arrivée du Tour et de son gigantisme hautement improbable (bien que l’édition 2023 ait choisi de revenir au Puy de Dôme, tout aussi inaccessible...). D’autant qu’aucune course n’est jamais montée là-haut. L’Essor basque, course amateur de référence, arrive trop tôt dans la saison pour proposer une telle difficulté.
Il n’empêche, le débat existe dans la communauté cycliste : et si l’Artzamendi était le col le plus dur de France ? Quentin Pacher, le coureur de Groupama-FDJ possède le record de l’ascension, mais il tempère. « Pour moi, il est effectivement très difficile, mais il manque peut-être de longueur pour rivaliser avec le col de la Loze, par exemple. » Bernard Hinault, qui l’avait grimpé avec Bixente Lizarazu, en 2021 pour un reportage dans l’Equipe n’était pas d’accord à l’époque. “C’est le col le plus difficile que j’ai jamais fait ! Par les pourcentages. Dans un grand col, la montée est régulière”. Sicard acquiesce : « En France, je n’en connais pas de pareil… »
Julien Duby
sudouest.fr

Julen Achiary (à gauche), Xavier Desmartis et Txomin Dhers ont présenté la 27e édition de l’Errobiko Festibala, le lundi 26 juin au Züzülü-Bayonne. © Crédit photo : Timothé Soulié
L’association Ezkandrai a présenté, lundi 26 juin, l’édition 2023 de son Errobiko Festibala. Le festival se déroulera du 20 au 23 juillet
La 27e édition de l’Errobiko Festibala se déroulera du jeudi 20 au dimanche 23 juillet, à Itxassou. Julien Achiary, le directeur artistique, et Xavier Desmartis, président de l’association Ezkandrai, ont exposé les grandes lignes de l’évènement au Züzülü à Bayonne, lundi 26 juin. Lors de cette nouvelle édition, le thème à l’honneur sera : « faire orchestre ».
« Avec ce thème, on s’interroge sur l’importance de la diversité et des échanges dans l’art », détaille le directeur artistique, Julen Achiary. En ce sens, le festival accueillera des artistes venus des quatre coins du globe, de la Japonaise Junko Ueda (pré-festival du samedi 15 juillet) à l’Ethiopienne Etenesh Wassié (samedi 22 juillet), en passant par le groupe géorgien Kimilia (jeudi 20 juillet).
Cette diversité ne s’arrête pas qu’à la simple provenance des artistes. Les formats sur scène seront également aussi divers que variés entre le concert de musique de Nout (jeudi 20 juillet), le spectacle de danse de Yellel (vendredi 21 juillet) et la performance au txalaparta de Txomin Dhers et Sergio Lamuedra (jeudi 20 juillet).
Le txalaparta, un symbole
Cet instrument à percussion, typique du Pays basque, est un indéboulonnable du festival, mais sa présence, lors de cette 27e édition, fait sens plus que jamais. Mieux que quiconque, il symbolise le thème de cette édition puisqu’il nécessite l’assistance de deux musiciens. « Le txalaparta est comme un cheval. Pour avancer, il faut que les quatre membres se coordonnent. C’est super intéressant parce qu’un tas de mélodies sont possibles », raconte Txomin Dhers qui, à l’occasion de l’Errobiko Festibala, dirigera aussi un stage pour apprendre à manier cet instrument.
Timothé Soulié
sudouest.fr

Christophe Mariluz a dévoilé les grandes lignes de la saison 2023 du circuit Esku Pilota. © Crédit photo : Charlotte Dalmont
Nommé directeur salarié en début d’année, lors de l’assemblée générale de l’association Esku Pilota en charge du circuit Élite pro, l’ambitieux Christophe Mariluz fourmille d’idées
Vous étiez partie prenante du secteur sportif des championnats fédéraux Élite pro individuel et par équipes. Quel bilan dressez-vous ?
En effet, j’ai travaillé de concert avec la commission sportive fédérale. Il y a eu beaucoup de remplacements, ce qui a bouleversé quelque peu le bon déroulement de la phase qualificative. Je suis très attentif à la santé et à l’intégrité physique des joueurs, c’est pourquoi, dès cette saison, il y aura une plage de repos conséquente imposée. Les athlètes vont pouvoir ainsi mieux se préparer pour les championnats nationaux futurs. Côté sportif, deux équipes étaient au-dessus du lot : Echeverria-Ducassou et leurs dauphins Maiz-Sanchez. Disputée devant un public nombreux et enthousiaste, la finale a été de bonne tenue.
La saison du circuit Esku Pilota a débuté le 5 mai à Itxassou, lors de l’Atharri trofeoa. Quels sont les premiers enseignements ?
Parfaitement organisé par le club Itsasuarrak, ce tournoi a la particularité de se jouer en joko berri (demi-trinquet). Il suscite un bel engouement et fait la part belle aux jeunes joueurs. Cette année encore, un authentique espoir, Bixente Bideondo en l’occurrence (associé à Baptiste Ducassou), a éclaté au grand jour.
Le circuit 2023, doté de 32 tournois, comporte-t-il des changements notables ?
L’Eskulari pro de Villefranque devient un Master pro désormais disputé par équipes. Comme je le disais en préambule, il y aura ensuite une plage de repos importante pour tous les pilotari. Une première : un circuit espoirs, agrémenté de trois tournois à Larressore, Ustaritz et Saint-Pée-sur-Nivelle, permettra l’éclosion et l’émulation des jeunes talents. Une compétition pros et amateurs sera à l’affiche à Hasparren (« jeudis du Berri ») et à Saint-Jean-Pied-de-Port (« lundis du Garat »).
Dernièrement vous avez créé une commission sportive, quelle sera sa mission ?
Dix personnes, dont plusieurs anciens champions, composent cette entité. Elle aura plusieurs tâches, dont l’élaboration des équipes pour les différents tournois. En parallèle, plusieurs réflexions seront menées, notamment sur les critères de joueurs de haut niveau, l’avenir de certains pilotari, la stratégie sportive à long terme, l’encadrement et sur la détection de nouveaux talents.
Récemment vous avez lancé l’académie Esku Pilota au Berria, à Hasparren. Pourquoi une académie alors qu’un centre de performance pour les 18-21 ans existe déjà ?
Il y a une déperdition importante de joueurs entre la catégorie poussins et juniors. À partir de ce constat, il fallait réagir. Contrairement à tous les autres sports, il n’existait pas de centre de formation dédié aux jeunes talents de 14-18 ans. L'académie représente un projet global d’accompagnement, en complément des clubs et en tenant compte de la scolarité des jeunes athlètes. Nous sommes forts d’un tissu économique d’une centaine d’entreprises qui adhèrent à notre projet.
Andde Bello
sudouest.fr

Une vingtaine de sapeurs-pompiers a été engagée sur le sinistre pour évaluer la situation à Itxassou. © Crédit photo : Illustration Émilie Drouinaud/Sud Ouest
Un incendie s’est déclaré sur le site de la déchetterie à Itxassou, ce mercredi 10 mai à 4 h 30. Une vingtaine de sapeurs-pompiers a été engagée, le feu a été rapidement maîtrisé
Ce mercredi 10 mai à 4 h 30, les sapeurs-pompiers sont intervenus pour un départ de feu à la déchetterie d’Itxassou, située sur la zone artisanale Errobi Alzuyeta. Une benne serait à l’origine du sinistre.
Il a fallu plus d’une heure pour maîtriser l’incendie. Une vingtaine d’hommes, issus des compagnies de Cambo-les-Bains et Anglet, était à la manœuvre.
L’opération a été rapide mais a nécessité le soutien de porteurs d’eau afin d’éviter que le feu se propage. À 5 h 53, l’incident était clos.
sudouest.fr

Le jeune Bideondo à l’attaque et Ducassou ont coiffé la boina à Itxassou © Crédit photo : CHARLOTTE DALMONT
Bideondo et Ducassou ont survolé les débats lors du tournoi en joko-berri. En finale, ils ont battu Ospital et Etchegoin (40-26)
La saison des tournois du circuit Esku pilota est lancé. La première compétition à l’affiche à Itxassou a connu un franc succès. Elle se déroulait au complexe Atharri qui a la particularité d’être transformé en joko berri (demi-trinquet).
Devant son public, Baptiste Ducassou a engrangé un nouveau succès probant au pays de la cerise. Il avait décroché son premier sacre Elite pro par équipes, le 30 avril, à Bayonne. Détenteur du trophée glané l’an passé avec Philippe Bielle, il a cette fois coiffé la boina en compagnie du jeune amateur, Bixente Bideondo (Urruñarrak). Les deux athlètes, ont survolé les débats, aussi bien en demi-finales, que dimanche soir lors de l’épilogue.
En finale, ils avaient pourtant fort à faire face à Mathieu Ospital et Iñaki Etchegoin, les valeureux demi-finalistes du championnat fédéral Elite pro par équipes. Mais les futurs vainqueurs ont pris la rencontre par le bon bout après une nouvelle égalisation à 11 et ont imposé leur jeu de belle façon (5-5, 5-10, 11-11, 20-16, 30-22, 40-26).
Bideondo sans complexe
Dans ce contexte si relevé, le jeune champion Elite amateurs tête à tête, Bixente Bideondo a évolué sans complexe, faisant étalage de son fort potentiel. Le tonique avant côtier, prompt à prendre l’initiative du jeu à la volée comme par des frappes sèches précises, a aussi été précieux en défense. Mathieu Ospital, auteur de plusieurs ttantto avant la vingtaine, a ensuite été privé de bonnes munitions.
À l’unisson, le duo a tissé sa toile, empêchant leurs adversaires de trouver la faille. Sur cette aire de jeu ô combien exigeante, Baptiste Ducassou, le régional de l’étape a rayonné tout au long du week-end. Au sommet de son art, il a guidé au mieux son jeune équipier et a délivré toute la panoplie du jeu en demi-trinquet.
En face, Mathieu Ospital a beaucoup tenté et Iñaki Etchegoin poursuit son apprentissage du haut niveau. Les deux n’ont pas démérité. Mais sur cette 18e édition de l’Atharri trofeoa, Bixente Bideondo et Baptiste Ducassou étaient bel et bien plus forts.
Andde Bello
sudouest.fr

Une belle fête était organisée pour la nouvelle centenaire Marie Urthiague, entourée des siens et des élus, vendredi. © Crédit photo : Mairie Itxassou
Vendredi 14 avril, le CCAS et la Ville ont honoré Marie Urthiague, la nouvelle centenaire d’Itxassou et son extraordinaire parcours de vie lors d’une petite réception.
Marie Legagnoa était née un 11 avril 1923 sur la petite ferme Agorreta du quartier Izoki d’Itxassou, en bord de Nive et en limite de Bidarray et Louhossoa. Comme tous les enfants de ce quartier, elle a connu les bancs de l’école à Louhossoa, dont le bourg et le clocher plus proches permettaient surtout d’éviter les périlleuses traversées de la Nive.
Entourée des siens
À l’automne 1950, elle traversa le fleuve une bonne fois pour devenir Marie Urthiague au bras du charpentier avec qui elle aura trois enfants. Elle n’aura jamais plus quitté Etxeparia à proximité de l’actuelle mairie, sinon pour aller travailler sur quelques établissements hôteliers du village et principalement sur le centre Marienia de Cambo.
Les élus lui ont exprimé « santé et sérénité aussi longtemps qu’elle le souhaite, avec la reconnaissance de tous les habitants, le souvenir des proches qui sont partis et l’affection de toute une famille qui est là et qui l’aime », avant de se voir offrir un bouquet de fleurs tout en partageant quelques gourmandises entourée des siens, réunis dans la salle des mariages.
Pierre-Alexandre Carré
sudouest.fr

Les visiteurs échangent librement sur les conditions des soignants devant les photos exposées à Itxassou. © Crédit photo : P-A. C.
Jusqu’au 8 mai, une exposition dédiée aux soignants suspendus se déroulera à l’espace d’évocation Ateka d’Itxassou. Réalisée par les collectifs Les Essentiels et Ez Pass de liberté, elle ne souhaite pas trancher des questions politiques mais sociologiques pour leur redonner visibilité et dignité.
En août 2021, une loi obligeait le personnel du monde médico-social à se faire vacciner sous peine d’être mis à l’écart, sans salaires ni indemnités chômage. Pour beaucoup, cette nouvelle réalité a été très difficile à vivre en causant ruptures familiales et grande précarité : « La France a un système de santé fragile et ça nous a brisé le cœur de voir que nous n’étions plus considérés. Cette situation est méconnue du grand public, notre rôle est de les écouter et de les aider », explique Elisabeth Charriau, membre du collectif Ez Pass de liberté.
Appel au devoir de mémoire
Sur les photos, des hommes et des femmes apparaissent les visages fermés, des messages en main. Tous espèrent une prise de conscience, touchés par de nombreux élans solidaires. Il y a quelques jours, une décision de la Haute autorité de santé (HAS) recommandait de lever la suspension de ces soignants mais elle doit trouver une traduction politique de la part du ministère de la Santé.
Alors, malgré l’espoir qu’elle suscite, tous les membres des collectifs refusent de baisser la garde et appellent au devoir de mémoire : « C’est un premier pas mais pour le moment, il n’y a rien de concret. Certains reviendront vers ce métier… Mais plus à n’importe quel prix. Il reste encore de profondes blessures qui mettront des années à guérir. » Soucieux de ne pas être oubliés, un livre regroupant de nombreux témoignages titrés « 12 juillet » a été publié. Pour la grande première à Itxassou le 5 avril, l’espace Ateka a été agrémenté d’illustrations satiriques de l’artiste Kreatura. Cette soirée d’inauguration n’était qu’un simple prélude à un autre événement itinérant qui regroupera plus de 100 photographies.
Pierre-Alexandre Carré
sudouest.fr

La déclaration de l'Aberri Eguna a été lue par quatre militants de différentes générations. (© Nahia GARAT)
Six décennies après la création du mouvement Enbata, 60 hommes et femmes de différents secteurs et zones du Pays Basque Nord ont rendu publique une déclaration lors de l'Aberri Eguna célébrée à Itxassou.
Lors du lancement du processus de réflexion du mouvement abertzale en Pays Basque Nord, Bagira, ses promoteurs avaient fixé comme date clé l'Aberri Eguna 2023. Une célébration de la patrie basque qui s’étale sur deux jours cette année, les 8 et 9 avril, avec de nombreux moments forts. Dimanche 9 avril, à Itxassou, a eu lieu la mobilisation centrale, autour de la stèle commémorant la naissance, il y a 60 ans du mouvement Enbata.
La manifestation qui a parcouru les rues de la commune du Labourd, du fronton au quartier Elizalde, a été particulièrement colorée cette année. Les symboles des différents mouvements qui composent l'abertzalisme aujourd'hui ont donné du relief au cortège, alors que des musiciens l'ont animé. Environ 1 500 personnes l'ont rejoint à la fin de la matinée. Une fois arrivées à la stèle, les manifestants ont pris connaissance de la déclaration de l'Aberri Eguna.
Grazi Etchebéhère, Thibault Godin, Gexan Alfaro et Irantzu Idoate, quatre militants, quatre générations, ont lu la déclaration intitulée « Izan ginen, bagira, izango gira » (nous avons été, nous sommes, nous serons, en basque). Avec eux, 56 autres hommes et femmes du Labourd, de Basse-Navarre et de Soule ont signé le document. Ils représentent l’histoire de l’abertzalisme tout au long de ces six décennies : élus, agriculteurs, acteurs économiques et de la culture, membres du mouvement féministe, journalistes et autres militants historiques. Parmi eux, se trouve l'auteur de pastorales, le souletin Jean-Louis Davant, une des personnes présentent lors du premier Aberri Eguna de 1963.
Dans le contexte d'un « monde instable » frappé par de multiples crises, le Pays Basque doit prendre sa place, déclarent les signataires qui revendiquent ainsi la souveraineté intégrale, pour « que les décisions [leur] reviennent sans aucune intervention et pour qu’[ils puissent] construire une société juste, solidaire, durable, féministe et euskaldun ».
« Le Pays Basque se structure et a une identité plus forte qu'il y a 60 ans »
Considérant que l’abertzalisme est « le présent et l’avenir de ce pays », les promoteurs de la journée estiment que ce patriotisme initie de véritables changements, crée des alternatives, génère de l’espoir et ouvre les perspectives sur un autre projet de société.
« Une grande victoire »
Le Pays Basque est vivant et est confronté à de nouveaux défis, affirme le texte, « avec de grandes opportunités d’obtenir davantage de souveraineté ». Sur cette voie, ils ont relevé l'importance de la contribution du mouvement abertzale au cours des six décennies. « Notre progression est impressionnante. Le Pays Basque était à l’agonie et avait besoin d’un nouvel élan », poursuit la déclaration.
Elle fait également allusion à la répression que les abertzale ont subie. « Face aux pouvoirs des États, nous avons tenu bon dans notre voie et c’est déjà là une grande victoire ». Ils ont évoqué les désaccords et les divisions du mouvement : « Reconnaissons ici que nous avons aussi connu des échecs ». Cela dit, « grâce à la volonté de tous », les abertzale de gauche se sont rassemblés pour impulser un travail en commun.
Malgré une photo d'une diversité exceptionnelle à Itxassou, l’Aberri Eguna n’est probablement pas complétement le reflet de ces efforts, puisque comme c'est souvent le cas, chaque famille politique se distingue des autres en cette journée particulière pour les abertzale. Le PNV (droite) s’est retrouvé à Bilbo, EH Bildu (gauche) à Iruñea et Jardun (gauche) à Gernika, alors que Gazte Koordinadora Sozialista (GKS, gauche) a célébré cette journée le samedi, à Saint-Etienne-de-Baïgorry. Le même jour, un rassemblement transpartisan a tout de même eu lieu à Donostia, à l’initiative d’Euskal Herria Batera.
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Les flammes ont illuminé la nuit dans le secteur d’Itxassou. © Crédit photo : Pompiers
Les pompiers sont intervenus sur le Mondarrain peu avant minuit, mardi 28 mars, pour contenir un front de flammes long de 200 mètres
Les sapeurs-pompiers de Cambo-les-Bains et Hasparren ont été envoyés à Itxassou, mardi 28 mars peu avant minuit, pour lutter contre un feu de végétation.
Sur les pentes du Mondarrain, l’incendie grignotait des ronciers sur un front de 200 mètres environ. Jusqu’à 25 soldats du feu ont été engagés dans la nuit. Ils sont venus à bout du sinistre à l’aide de deux camions-citernes et de deux véhicules de soutien. Leur intervention a été compliquée par le dénivelé du terrain. Une dizaine d’hectares a brûlé, au total. Tôt ce matin, des pompiers s’attelaient encore à sécuriser les lieux.
L’origine des flammes demeurait indéterminée, ce mercredi après-midi. L’enquête a été confiée à la gendarmerie d’Ustaritz. L’hypothèse d’un écobuage non déclaré n’est pas exclue. Pas de dégâts matériels, ni de blessés.
Yoann Boffo
sudouest.fr
Après un accident causé à Itxassou, le chauffard qui s’est enfui de l’hôpital de Bayonne condamné.
Expiré
L’homme condamné jeudi 2 mars par le tribunal de Bayonne était déjà défavorablement connu de la justice. © Crédit photo : illustration Émilie Drouinaud/ « Sud Ouest »
Un conducteur a été condamné à huit mois de prison ferme, jeudi 2 mars. Il s’est enfui des urgences à Bayonne pour échapper aux dépistages d’alcool et de stupéfiants, après avoir causé un accident à Itxassou.
Sa fuite l’aura conduit derrière les barreaux. Le tribunal de Bayonne a condamné un conducteur à huit mois de prison ferme, jeudi 2 mars, pour conduite sans permis, sans assurance, en état d’ivresse et blessures involontaires.
Le 20 février, cet homme de 34 ans a percuté une voiture arrivant en sens inverse, après avoir dévié de sa voie, à Itxassou. Sa conductrice a été légèrement blessée.
Interpellé à Hasparren
Évacué à l’hôpital pour des examens de contrôle, il a faussé compagnie aux gendarmes une fois aux urgences, afin d’éviter d’avoir à se soumettre aux tests de dépistage d’alcool et de stupéfiants. Ce récidiviste avait été rattrapé chez lui, à Hasparren, lundi 27 février. Le tribunal l’a maintenu en détention.
Yoann Boffo
sudouest.fr

Luis Sanchez, heureux à l’issue d’une partie longtemps accrochée. © Crédit photo : Nicolas Mollo/SUD OUEST
Sacré le dimanche 5 mars, l’Espagnol a savouré sans fanfaronner. Il sera en lice pour la compétition par équipe dès la semaine prochaine
Luis Sanchez a levé le poing en finale ce dimanche à Hasparren, au trinquet Berria (40-29), face au sextuple champion fédéral et tenant du titre, Baptiste Ducassou. Il est le premier pilotari d’Hegoalde à coiffer la boïna fédérale. Une joie toute en retenue pour le Pamplonais qui fêtera ses 26 ans le 29 mars prochain et garde bien les pieds sur la kantxa.
Quels sont les sentiments qui prédominent après ce titre si convoité ?
De la joie et aussi beaucoup de fierté de coiffer la boïna du tête à tête, une discipline que j’affectionne tout particulièrement. C’est une réelle récompense pour tout le travail accompli. Je remercie mon entourage et mon équipe qui, depuis le début, a cru en moi. Je ne réalise pas vraiment encore. Je vais sans doute mieux apprécier dans les jours à venir.
Comment vous êtes-vous senti au moment d’aborder cette finale avec l’étiquette de favori ?
Bizarrement, je me suis senti fatigué et pas très en jambes. Ça s’est ressenti sur mon entame où j’ai manqué de précision. J’ai eu des mauvais placements, et j’ai aussi mal touché la pelote. À l’inverse Baptiste est très bien rentré dans la partie.
Malgré un début de partie poussif, l’Espagnol n’a pas paniqué et repris le fil pour l’emporter.
Le déroulement de la rencontre a-t-il été conforme à votre plan de jeu ?
Pas au début. Heureusement je n’ai pas douté et je suis resté concentré. J’ai pu rectifier le tir avant la vingtaine, c’était important. Comme je l’avais imaginé, j’ai privilégié le but à gauche pour ensuite être en mesure de profiter de la deuxième pelote. Je pense que ça a été la clé de la partie.
Au moment du choix des pelotes, vous annonciez que ça se jouerait aussi sur le physique. Verdict ?
Le physique est toujours important. Lorsqu’on arrive dans la dernière dizaine, que la partie est intense et équilibrée, il faut être frais et encore lucide pour faire les bons choix. Je travaille énormément sur ça avec mon préparateur physique José Javier Zabaleta. Sur cette finale ça a été payant.
L’Espagnol va devoir vite basculer sur la compétition par équipe à partir du 12 mars.
Que va changer ce titre pour le futur de votre carrière ?
Je pense que cela va me donner de la confiance pour les saisons à venir. Je ne m’enflamme pas pour autant. Je sais d’où je viens et je mesure tout le chemin qu’il a fallu parcourir pour rivaliser avec les meilleurs joueurs. Je sais que rien n’est acquis, je vais continuer à travailler, j’ai encore une belle marge de progression.
Vous n’avez pas trop de temps pour savourer. Le championnat par équipes débute la semaine prochaine. C’est perturbant ou excitant ?
Je vais me reposer quelques jours et rapidement me tourner vers la compétition en deux à deux. Je suis content de jouer avec Eneko Maiz avec qui j’évolue en sélection Espagnole. Le tournoi est relevé, on sera une équipe d’Hegoalde humble mais ambitieuse. Quand je m’engage dans une compétition, c’est toujours avec l’objectif d’aller au bout.
Andde Bello
sudouest.fr