Blog
Carole Iriart-Bonnecaze et le maire d’Itxassou, Mizel Hiribarren, promettent une belle journée d’échanges à Atharri, samedi 5 octobre. © Crédit photo : P.-A. C.
Après la journée « vélo » à Cambo-les-Bains, en 2022, puis celle consacrée à « l’eau », à Larressore en 2023, le Pôle Errobi a décidé de cibler son action sur le thème de l’alimentation, cette année dans le cadre de la semaine Klima, organisée par la Communauté d’Agglomération Pays basque.
Intitulée « Manger sain et manger local », cette journée de sensibilisation aura lieu samedi 5 octobre, de 10 à 16 heures, sur les hauteurs d’Itxassou, à Atharri.
Pendant plusieurs mois, une équipe – pilotée par Carole Iriart-Bonnecaze, ambassadrice du Climat au Pôle Errobi — a travaillé à la programmation de cette journée afin de la rendre pertinente, ludique et festive. Quelques partenaires locaux en ont été convaincus. Sur le territoire, le restaurant scolaire Jantegi à Cambo-les-Bains est — avec 1 800 repas servis par jour en période scolaire — un exemple de réussite en termes d’alimentation variée et d’apport de produits bio dans les assiettes, conformément à la loi Egalim de 2018.
Concours et quiz
L’objectif est d’informer les habitants sur les moyens d’adapter notre consommation en fonction des budgets et des enjeux climatiques, mais aussi de prouver que la solidarité existe entre les communes.
La journée de samedi comporte quatre temps forts : un concours d’affiches publicitaires auprès des écoles, un quiz de 42 questions, un marché de producteurs locaux et une belle nouveauté, le concours de pintxos des communes d’Errobi. Dès 11 heures, des conseillers municipaux et habitants vont devoir fabriquer un pintxo par commune. Elles proposeront leur création à un jury composé des onze maires selon différents critères (esthétisme, tenue, goût, originalité). L’impact sur le climat comptera pour 50 % de la note finale. Toutes les recettes pourront être réutilisées dans un livret numérique avec photos et appréciations.
Pierre-Alexandre Carré
sudouest.fr

Nikolas Regerat a passé le commandement du centre de secours d’Anglet au capitaine Stéphane Boivinet. © Crédit photo : Émilie Drouinaud / SO
Un nouveau commandant pour les sapeurs-pompiers d’Anglet
Nikolas Regerat a passé le commandement du centre de secours d’Anglet, le plus important du Pays basque, au capitaine Stéphane Boivinet, ce vendredi 20 septembre
L’instant est empreint de solennité. Une centaine de pompiers au garde à vous dans la cour du centre de secours d’Anglet. Les notes de la fanfare du 1er RPIMa. La gravité des autorités politiques et administratives. Ce vendredi 20 septembre, sous la lumière orangée de la fin d’après-midi, Nikolas Regerat a remis le drapeau du centre au capitaine Stéphane Boivinet. Avec lui, l’actuel patron des pompiers d’Hendaye reçoit le commandement.
À l’heure de la retraite, la symbolique n’a pas éclipsé l’humanité de Nikolas Regerat. « Je me suis éclaté pendant quarante ans », a-t-il humblement confié à l’assemblée. « J’aurais pu continuer. Ce que je voulais faire, depuis toujours, c’était pompier. Je suis pompier. » Le désormais ex-commandant a profité de l’instant pour appeler à la défense des services publics et de leurs moyens. « Ils mettent du lien entre nous tous. »
Centre de référence
Nikolas Regerat a effectué la quasi-totalité de sa carrière au Pays basque. D’abord volontaire, puis professionnel. Il intègre la caserne d’Hendaye en 1988, avant d’en prendre le commandement en 2003. À partir de 2010, il se consacre à la gestion des risques et à la prévention pour le groupement.

Le capitaine Stéphane Boivinet était jusqu’ici le chef du centre de secours d’Hendaye. Émilie Drouinaud / SO
Son arrivée à la tête du centre de secours d’Anglet le place haut dans la hiérarchie des pompiers du Pays basque. « Vous laissez au capitaine Stéphane Boivinet une magnifique unité opérationnelle », a salué le colonel Alain Boulou. Le directeur du Sdis 64 a loué les « qualités managériales et opérationnelles singulières, liées à son passé dans les forces de l’ordre », du nouveau commandant.
Il prend la tête d’une unité forte de 230 pompiers professionnels et volontaires. Centre de référence au Pays basque, Anglet est appelé en premier pour intervenir dans 13 communes du nord de la Côte basque, représentant plus de 170 000 habitants. Les pompiers enregistrant près de 12 000 interventions annuelles, soit plus de 20 % de l’activité départementale.
Yoann Boffo
sudouest.fr

La sculpture imaginée par Régis Pochelu est une ode à la nature. Elle est installée de manière pérenne à Sanoki. © Crédit photo : Régis Pochelu
Samedi 14 septembre, une sculpture originale de l’artiste Régis Pochelu a été inaugurée près de la salle Sanoki. Rencontre avec l’artiste
Comment êtes-vous arrivé à Itxassou ?
Itxassou a toujours fait partie de mon environnement immédiat. Depuis vingt-huit ans, en tant que proche voisin et ancien musicien de bal, Errobiko Festibala a rythmé mes étés. Je souhaitais partager un festival de musique en tant que sculpteur, sans savoir quand, où, ni comment. Nos routes se sont croisées et ce fut une évidence : ce sera pendant le prochain festival…
« Bestelaka » ou Métamorphose est une appellation bien abstraite non ?
L’abstraction est la définition première de l’art basque. Elle incarne mes racines, le socle de mon parcours artistique. Installer une œuvre publique, soutenue par la municipalité, n’est pas un acte anodin, c’est une responsabilité et une chance. Il n’était pas question d’imposer un élément nouveau dans le paysage, sans présentation. Lors d’une réunion publique en mai, les habitants ont été conviés pour indiquer les thèmes qu’ils souhaitaient voir. « Bestelaka / Métamorphose » en est le résultat, en lien avec le thème du festival. À sa base, des cubes : le carré symbolise la stabilité, c’est le symbole primitif de la Terre. En haut, une sphère, symbole du cosmos, absolu de vie. L’ensemble cube-sphère représente la Totalité, le créé et l’incréé.
Pourquoi cette sculpture est-elle installée sur l’esplanade de Sanoki, à deux pas de la place du fronton ?
Quel plus bel écrin pour accueillir cette sculpture de grès du Baztan ? Cette roche environnante compose de 75 à 85 % cette partie des Pyrénées. Elle a été installée précisément sur un croisement d’énergie tellurique, pour que celle-ci puisse diffuser toute l’énergie bienfaisante contenue dans ses entrailles. À l’image de nos anciens qui savaient détecter ces lieux, j’ai été formé au maniement des baguettes de sourcier pour découvrir les lieux exacts d’implantation et reprendre cette pratique de la pierre dressée.
Pierre-Alexandre Carré
sudouest.fr

Leslie Veisse de Garagar aimerait aussi plus tard proposer des ateliers découvertes en son atelier
Rencontrée sur un marché, Leslie Veisse a accepté une interview dans son atelier de torréfaction à Itxassou. Son activité est de torréfier non pas du café, mais de l’orge. Italienne d’origine, elle renoue ainsi avec ses racines. Si, en Italie, le café d’orge côtoie le classique café de façon usuelle, ce n’est pas le cas ici.
Sa démarche est le fruit d’une reconversion professionnelle. Dans le cadre du dispositif Entreprendre en 64, elle a été accompagnée par les associations Atelier Lan Berri et Andere Nahia. La Communauté d’agglomération Pays basque a validé son projet et permis son installation dans la pépinière d’entreprises Habia basée à Itxassou. Elle a alors investi dans une machine à torréfier confectionnée en Italie.
Boisson alternative au café
La jeune responsable d’entreprise explique ainsi sa motivation : « En créant Garagar Torréfaction, je souhaitais remettre au goût du jour cette boisson alternative au café car c’est un produit local, riche en goût et issu de l’agriculture paysanne ». Son mode de production est respectueux de l’environnement dans la mesure où la matière première, l’orge issue de l’agriculture biologique, provient de l’exploitation de Gillen Etcheberry basé à Béhasque-Lapiste.
Au travers de sa démarche, Leslie souhaite faire découvrir aux palais et fines bouches basques une boisson savoureuse et 100 % basque. Son produit d’appel est un paquet de café d’orge moulu de 250 grammes que la créatrice vend sur les marchés. On peut à ce jour la rencontrer sur Itxassou et Urrugne, mais la jeune torréfactrice de 35 ans aimerait aussi distribuer ses produits dans les épiceries et restaurants. Elle souhaite aussi étoffer sa gamme et proposer du sarrasin grillé en infusion. Pour son projet, elle a suivi une formation auprès de Vincent Ballot, le premier torréfacteur promu meilleur ouvrier de France.
Le site web vient en cette fin de mois d’août d’être créé : www.garagar.com
Tél. 05 64 11 11 24 pour des rendez-vous en atelier ou des renseignements complémentaires.
Belxa
sudouest.fr

L’accident s’est produit dans une route en descente. Le poids lourd a fait plusieurs tonneaux. © Crédit photo : illustration XAVIER LEOTY / SO
Les pompiers sont longuement intervenus à Itxassou, ce vendredi 13 septembre. Un poids lourd transportant du lisier a fait plusieurs tonneaux. Son chauffeur a été grièvement blessé
Un chauffeur de poids lourd de 41 ans a été victime d’un grave accident de la route, ce vendredi 13 septembre, à Itxassou. Vers 10 heures, il circulait sur le chemin de Gerasto, sur une route en descente, lorsque son véhicule s’est retourné. Pour une raison encore indéterminée, le camion de 11 tonnes, chargé de lisier, aurait effectué plusieurs tonneaux. 16 sapeurs-pompiers ont été envoyés sur place.
Un conducteur interpellé à Briscous a été placé en détention provisoire, ce vendredi 13 septembre. Les gendarmes l’ont surpris en grand excès de vitesse et positif aux stupéfiants. Ce n’était pas la première fois
À leur arrivée, le quadragénaire était parvenu à s’extraire de l’habitacle. Il a été pris en charge dans un état grave, selon les secours. Il a été évacué vers le Centre hospitalier de la Côte basque, à Bayonne. La circulation est restée bloquée dans les deux sens le temps de l’intervention.
Yoann Boffo
sudouest.fr

Une douzaine de sapeurs-pompiers sont intervenus sur place. © Crédit photo : illustration Thierry David
Le feu a endommagé un train de repassage d’une blanchisserie industrielle d’Itxassou, mercredi 14 août. Les flammes ont pu être contenues. Le travail a repris au ralenti, ce jeudi.
Une douzaine de sapeurs-pompiers sont intervenus dans la zone artisanale Alzuyeta, à Itxassou, mercredi 14 août, vers 19 heures. Ils ont pu contenir un feu parti d’un des trains de repassage de la blanchisserie industrielle Garbi Toki. Les flammes ont été éteintes au moyen d’une lance, évitant leur propagation aux 600 mètres carrés du bâtiment. Les locaux ont été désenfumés par les secours.
L’entreprise emploie 28 personnes et prend principalement en charge les linges des hôtels et gîtes du Pays basque. Ce jeudi, la production a été réorganisée pour continuer à fonctionner sur une seule machine sans utiliser, pour l’heure, de chômage technique.
Yoann Boffo
sudouest.fr

Le passage canadien de « Berandotzeko bidea » a été déplacé sur la chaussée. © Crédit photo : DR
Le quartier Laxia d’Itxassou a été la cible de dégradations pour la deuxième fois en un mois, dans la nuit du 23 au 24 juillet. Le pare-brise d’une voiture a notamment été cassé, et un passage canadien déplacé
« C’est la deuxième fois en un mois, et cette fois c’est grave », s’apitoie Thierry Duprat, habitant du quartier Laxia d’Itxassou. Dans la nuit du 23 au 24 juillet, cinq habitations de son quartier ont été vandalisées.
Des boîtes aux lettres ont été arrachées, un scooter renversé, un pare-brise de voiture éclaté, et le passage canadien de « Berandotzeko bidea » a été déplacé sur la chaussée. « C’est très dangereux », se désole le riverain, dont une chaîne de délimitation de propriété a été cassée.
Première dégradation, il y a un mois
Des dégradations avaient déjà été observées durant le mois. Des portails de passages de bestiaux avaient été détériorés, et des panneaux de zone de pâturage avaient été déterrés puis jetés dans le fossé. Thierry Duprat écarte cependant l’hypothèse de l’acte politique. Selon lui, « Il s’agit d’un geste qui impacte n’importe qui, un berger, un retraité, et toutes les personnes qui empruntent le chemin en voiture ».
D’autres riverains ont d’ores et déjà déposé une plainte. Contacté par la rédaction de « Sud Ouest », le maire d’Itxassou Mizel Hiribarren n’a pas souhaité s’exprimer sur l’affaire.
Pierre Berho
sudouest.fr

Sacha est étudiant, employé par la commune d'Itxassou pour la saison. Sa mission : filtrer les véhicules au niveau du Pas de Roland. © Radio France - Alia Doukali
Face à l'afflux de visiteurs au Pas de Roland, à Itxassou, au Pays Basque, la mairie emploie des saisonniers chargés de filtrer la circulation. Objectif : inciter les promeneurs à laisser leur véhicule dans la commune pour continuer la visite à pied.
C'est un lieu bucolique, dans l'arrière-pays basque, apprécié des marcheurs et des amoureux de la nature. Le Pas de Roland accueil de nombreuses personnes, particulièrement durant la saison estivale. Pour y accéder, il faut passer par la commune d'Itxassou, et emprunter une route sinueuse, bordée par la Nive, entre les montagnes basques. Sur cette route, difficile de se croiser en voiture. Alors en période de forte affluence, en particulier durant l'été, c'est la pagaille sur la départementale D 343 au niveau du Pas de Roland.
Pour palier le blocage récurrent du trafic, la mairie d'Itxassou met en place un filtrage de la circulation, depuis trois ans. "On installe des saisonniers pour essayer de mieux orienter les gens qui viennent en voiture," explique Michel Setoain, adjoint en charge de la voirie à la mairie d'Itxassou.
Filtrer la circulation
Des étudiants sont donc employés durant la saison touristique, entre les mois de juin et d'août. "Je suis installé dans une cabane, stratégiquement à l'entrée du Pas de Roland. Mon travail, c'est de dissuader les automobilistes de passer par là s'ils veulent se rendre au Pas de Roland", raconte Sacha, étudiant en droit, employé par la mairie d'Itxassou.
Les personnes qui souhaitent se diriger vers le Pas de Roland sont invitées à se garer sur le parking situé à proximité de l'église Saint-Fructueux, à Itxassou. "En plus, c'est beaucoup plus agréable pour eux, estime Michel Setoain. En voiture, ça n'a aucun intérêt, vous ne voyez rien du paysage, vous êtes trop occupé à éviter les marcheurs à droite et les rochers à gauche."
Les riverains de la commune et les usagers des commerces alentours peuvent passer sans problème, précise Sacha : "Il y a des habitants qui vivent après le Pas de Roland, des personnes qui vont dans les commerces, on a aussi beaucoup de clubs de rafting qui passent par ici… L'objectif ce n'est pas de bloquer tout le monde, il faut faire le tri", détaille le saisonnier. Environ 50 % de la circulation est détournée, "ce qui est beaucoup", selon l'adjoint en charge de la voirie, Michel Setoain.
Mesure de sécurité
En plus de fluidifier le trafic, ce dispositif permet aussi aux secours de pouvoir travailler dans de meilleures conditions. Il y a trois ans, avant la mise en place du barrage, les pompiers mettaient près de 30 minutes pour traverser le Pas de Roland. "Ce n'était pas convenable, ils nous avaient demandé de trouver une solution", explique Michel Setoain.
Désormais, en cas d'accident, les saisonniers sont avertis, ils sont chargés de fermer la circulation pour permettre le passage des secours. "D'après les derniers tests, maintenant, il faut environ trois minutes pour accéder au site", raconte l'adjoint à la mairie d'Itxassou.
Des parkings saturés
Si la mesure fonctionne pour ce qui est de la gestion du trafic, certains habitants de la commune se retrouvent impactés. C'est le cas de Jean-François. Sa maison se situe juste en face du parking de l'église Saint-Fructueux, à Itxassou. "Il y a beaucoup de monde l'été, alors une fois que le parking de l'église est rempli, les gens se garent dans la rue, et on a du mal à rentrer chez nous", explique ce père de famille.
Il y a plusieurs mois, Jean-François avait signé la pétition lancée par les habitants du quartier, pour qu'un sens interdit soit installé. La mairie a installé le panneau, mais il n'est pas toujours respecté, confie Jean-François. : "Il n'est pas précisé sur les GPS, alors quand les gens arrivent devant, ils ne savent pas trop comment faire." Deux autres parkings sont proposés aux promeneurs, école et biena, mais c'est celui de l'église qui est le plus prisé en raison de sa proximité avec le pas de roland.
Alia Doukali
France Bleu

Maider Couillet vient de créer son entreprise de rangement. Ses conseils et sa bienveillance sont au service de votre intérieur. © Crédit photo : M. C.
À Itxassou, Maider Couillet vient de créer Arina - comprendre, la légèreté en basque - son entreprise de « home organiser », autrement dit de conseillère en rangement. Présent dans les grandes agglomérations, ce concept récent, popularisé par la japonaise Marie Kondo, a pour objectif de créer un environnement serein où chaque objet est à sa place, sans excès.
À Bordeaux, une formation spécifique lui a permis de devenir une coach habilitée à trier, désencombrer et organiser un intérieur avec méthode et bienveillance. Sa carrière professionnelle construite dans les domaines de la qualité et du médico-social renforce son appétence pour les échanges, l’ordre et l’esthétisme.
« Après un temps de diagnostic, il ne s’agit pas d’imposer mes conseils, mais de prendre cette étape de rangement comme un jeu où l’on détermine l’endroit à désencombrer en établissant un plan d’action. Tous les objets ont une valeur sentimentale, cela prendra du temps et rendra clairvoyant celui qui paraît un peu dépassé au départ », confie l’experte.
« Depuis longtemps, j’aime trier, classer, étiqueter… Chez moi, mes enfants m’aident volontiers, il n’y a pas de dogmes. Je me rends compte qu’un rangement réussi a un impact sur notre bien-être, sur la réalisation des tâches domestiques et fait gagner un temps précieux. Parfois, il faudrait consommer le strict nécessaire », dit-elle en souriant.
Démarche écologique
Sa mission, philosophique et sociologique tient à la lecture d’un livre intitulé « L’Art de la simplicité » écrit par l’essayiste française Dominique Loreau. En 2005, l’auteure, inspirée par le mode de vie japonais, racontait comment les citadins nippons étaient stressés de devoir chercher des affaires égarées.
Dans le Pays basque intérieur, Maider Couillet souhaite aider les personnes âgées et les jeunes couples qui voudraient s’inscrire dans cette démarche écologique en forte progression dans la société. D’une voix claire, elle rappelle enfin son credo : « simplifier sa vie, c’est l’enrichir ! ». Pour réussir, sa stratégie numérique va bientôt s’étoffer.
Renseignements au 06 43 02 43 99 ou
Pierre-Alexandre Carré
sudouest.fr
quatre militants d’Ostia convoqués devant le tribunal pour dégradations dans une agence immobilière
Expiré
En décembre 2022, plusieurs militants d’Ostia avaient déversé de la terre et de la paille dans une agence Bouygues Immobilier. © Crédit photo : archives Nicolas Mollo
Quatre personnes ont été interpellées ce mardi 7 novembre, au matin, près d’un an après une intrusion dans une agence Bouygues immobilier, à Anglet. Ils seront jugés en mars pour dégradations. Plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées à Bayonne et Cambo pour dénoncer ces arrestations
Quatre militants du collectif Ostia ont été interpellés et leurs domiciles perquisitionnés, ce mardi 7 novembre, à l’aube, par le service de police de Bayonne. Ils ont été placés en garde à vue. Ces deux hommes et ces deux femmes sont soupçonnés d’avoir pris part à l’envahissement d’une agence Bouygues Immobilier d’Anglet. Ils ont été remis en liberté dans l’après-midi, avec une convocation devant le tribunal correctionnel pour le 12 mars 2024. Ils seront jugés pour dégradations et refus de se soumettre aux prélèvements d’empreintes. Devant les enquêteurs, les gardés à vue ont fait usage de leur droit au silence.
Le 17 décembre 2022, Ostia avait déversé de la terre et de la paille à l’intérieur du local de Bouygues pour marquer son opposition au projet Marienia, à Cambo-les-Bains. Une maquette du projet avait aussi été recouverte. Cet ensemble de 94 logements, dont une partie de logements sociaux, sur un terrain de 3,7 hectares suscite l’opposition des défenseurs des terres agricoles.
« La problématique du logement et du foncier ne se réglera pas en arrêtant des militants politiques à 6 heures à leur domicile »
Rassemblements de soutien
Le parti politique EHBai s’est fendu d’un communiqué pour dénoncer ces arrestations. « La problématique du logement et du foncier ne se réglera pas en arrêtant des militants politiques à 6 heures à leur domicile, mais en garantissant à tous les habitants le droit de travailler et vivre au Pays basque », écrivent ses auteurs. EHBai a appelé à participer au rassemblement de soutien organisé par Ostia à midi, devant le commissariat de Bayonne.
À 11 h 30, une soixantaine de personnes ont mis en place un sit-in, en musique. La circulation a été gênée sur l’avenue de Marhum. Les manifestants l’ont bloquée complètement à partir de midi, avec une banderole « Terres agricoles en danger, occupons Marienia ». Ils étaient alors plus d’une centaine. « Nous avons revendiqué à Cambo ce que nous souhaitons pour tout le Pays basque : une agriculture paysanne. Par sa justice et sa police, l’État nous criminalise », a dénoncé l’une des manifestantes, au micro. De nombreux lycéens de Bernat-Etxchepare ont rejoint le rassemblement, aux alentours de 12 h 30, l’un des interpellés travaillant dans l’établissement scolaire. En début d’après-midi, les allées Paulmy ont également été bloquées.
À 19 heures, plus de 300 personnes ont répondu à un nouvel appel au rassemblement lancé par la Confédération paysanne du Pays basque (ELB) et le collectif Lurzaindia pour la préservation des terres agricoles, sur le parvis de la mairie de Cambo. Elles ont dénoncé « des interventions policières violentes dès l’aube », « des intimidations inacceptables de militants » et « l’utilisation démesurée de moyens répressifs ».
Présente, la cheffe d’opposition municipale, Argitxu-Hiriart Urruty, a réaffirmé son opposition au projet Marienia : « Comme vous le voyez, nous sommes déterminés. » Elle s’est insurgée contre « la bétonisation des terres agricoles », incompatible selon elle avec la lutte contre le dérèglement climatique. « La perte des terres pour les paysans est insupportable. Je condamne l’entêtement des promoteurs immobiliers et j’en appelle donc aux élus de Cambo et à la CAPB pour qu’il n’y ait pas d’escalade dans cette affaire », a-t-elle poursuivi.
Yoann Boffo
sudouest.fr

Les agricultrices basques ont dévoilé les grandes lignes du prochain salon paysan de Biarritz. © Crédit photo : T. V.
Le salon de l’agriculture paysanne et durable du Pays basque, Lurrama, fera son retour à Biarritz du 10 au 12 novembre. Son thème ? « Place aux paysannes ! »
Attention, cliché : les femmes sont prévoyantes. Les agricultrices Amaia Hiribaren (Itxassou), Jennyfer Audy (Jatxou) et Mirentxu Elissalde (Itxassou) ont en tout cas dévoilé les contours du salon de l’agriculture paysanne et durable du Pays basque, Lurrama, 130 jours avant son ouverture. Le 4 juillet, précisément. À leurs côtés se trouvait aussi Élise Momas, du comité de pilotage de Lurrama, un événement prévu du 10 au 12 novembre à la halle Iraty de Biarritz.
Lors de cette édition, la région invitée sera la Franche-Comté et la marraine de l’édition Morgan Ody, coordinatrice générale de la Via Campesina (1). Comme chaque année, il y aura à manger et à boire, des animaux à voir, des conférences et des savoir-faire à mieux comprendre. Mais il y aura surtout ce thème : « Place aux paysannes ! » « C’est un projet de société, qui prône l’équité et le vivre-ensemble, l’internationalisme et le féminisme », explique Jennyfer Audy.
1 : Accélérer le cours de l’Histoire
Les paysannes de Lurrama rappellent quelques dates clés. En 2010, l’égalité de statut commence à poindre avec la création du Gaec entre époux. En 2012, la candidature de 30 % de femmes devient obligatoire sur les listes électorales des chambres d’agriculture. Depuis, la place des agricultrices a évolué. Mais trop « lentement ».
2 : Être toujours plus visible
Les femmes représentent un quart des installations agricoles en Nouvelle-Aquitaine, contre 38 % en Pays basque français, où elles n’étaient que 25 % douze ans plus tôt. Autrement dit, le secteur agricole progresse pas à pas… Même si le chemin reste long.
« Autrefois, les paysannes n’étaient pas visibles, rappelle Jennyfer. Des progrès ont été réalisés, mais beaucoup de choses restent à faire. Désormais, il ne s’agit plus de dire que les femmes sont légitimes dans le monde agricole, car tout le monde partage cet avis. Il s’agit de penser le statut des paysannes et de trouver des outils pour leur donner toute leur place. Comment être mère et paysanne ? Comment avoir plus de femmes dans nos instances, notamment syndicales ? »
3 : Faire évoluer les réflexes
Amaia, Jennyfer, Mirentxu et Élise soulignent notamment un « vrai-faux » détail : « Les femmes prennent moins souvent l’apéro en fin de réunion. Et c’est souvent là que se prennent les décisions. À nous de prendre notre place. »
Une anecdote de Jennyfer illustre le retard à combler : « J’annonce à la grand-mère de mon mari, qui a 92 ans, que je pars faire la traite. Elle me répond : ‘‘Bah, tu vas tenir le portail.’’ Et pourtant, elle est plutôt féministe pour son âge. Les réflexes des hommes, mais aussi ceux des femmes, doivent changer. »
Et lorsque l’heure de la transmission a sonné, l’expression consacrée est la suivante, d’après les participantes à Lurrama : « Notre mère a aussi un statut d’agricultrice, mais on prend la suite du père. C’est ancré dans les esprits. »
(1) La Via Campesina est une organisation mondiale qui regroupe près de 200 millions de paysannes et paysans.
Thomas Villepreux
sudouest.fr
Tour de France 2023. Artzamendi, ce terrible col que le Tour n’empruntera (sans doute) jamais
Expiré
Les deux derniers kilomètres offrent 14 % de moyenne et des passages jusqu’à 25 % © Crédit photo : J.D.
Sur les hauteurs d’Itxassou, le Mont Artzamendi domine le Pays Basque. Mais aucune course cycliste ne l’a jamais emprunté. Il est pourtant considéré comme l’une des ascensions les plus difficiles de France
Christian Prudhomme adore les trouvailles et les défis, mais il a peut-être trouvé son maître. Un col du Pays basque aurait pu devenir la star de ce Tour de France 2023 de retour en Iparralde (Pays basque français) ce lundi. Mais non. Pour rentrer en France, le patron du Tour et son « traceur », Thierry Gouvenou n’ont pas cherché les cols du coin, et encore moins le fameux col d’Artzamendi. Dommage. Le spectacle aurait été extraordinaire.
Car l’Artzamendi, qui culmine à 960 m d’altitude, est une légende pour les coureurs du Sud Ouest ou les cyclos en quête de sensations fortes. « C’est une chasse gardée, mais il mériterait d’être plus connu », sourit Romain Sicard, l’ancien coureur d’Hasparren, qui l’a régulièrement grimpé durant sa carrière.
Route étroite
Rendez-vous à Itxassou, ce joli village du Labourd, niché quelques kilomètres après Espelette ou Cambo. À la sortie du village, il faut emprunter la direction du Pas de Roland, prisé des randonneurs, en longeant la Nive par une toute petite route à flanc de rocher. Ici, deux voitures ne peuvent se croiser, sinon en se garant dans de petits refuges. Le lieu est splendide, mais pas simple d’accès.
L’ascension débute, vers ce sommet visible depuis tout le Pays basque. Son énorme boule blanche et son antenne semblent si loin… D’abord la forêt de châtaigniers, sombre. Les petits murs aux pourcentages sévères (15 %) alternent avec de petites descentes. Des lacets et des relances violentes conduisent alors le cycliste jusqu’à la frontière espagnole, au son des coups de fusil des chasseurs.
“Je ne connais pas. Il faut que j’aille le voir” Thierry Gouvenou “traceur” du Tour
« Au total, ce sont presque 13 kilomètres d’ascension à 7 % de moyenne. Mais ce chiffre est rendu trompeur par les petites descentes. En réalité, c’est beaucoup plus difficile », insiste Romain Sicard. « D’ailleurs, même si j’aimais aller le grimper, je ne pouvais pas en faire un lieu d’exercice pour mes entraînements. Les ruptures de rythme empêchent de travailler en cadence. » Car le final vire à l’enfer lorsque la route tourne à gauche au col de Mehazte, à 2 kilomètres du sommet, au milieu des pottoks. « On atteint les 14 % de moyenne, avec des passages à 25 % en ligne droite. »
Le plus dur en France ?
Pour l’ex-champion du monde espoir, comme pour beaucoup de coureurs pros qui connaissent les deux, cet Artzamendi est « l’Angliru français », ce col des Asturies devenu une légende du Tour d’Espagne. Alors, à quand cette nouveauté sur le Tour de France ? Sans doute jamais. Même si Thierry Gouvenou est intrigué par le récit. « Je ne le connais pas. Il faudrait que j’aille le voir ». Mais les obstacles pourraient vite le refroidir. Les conditions d’accès rendent une arrivée du Tour et de son gigantisme hautement improbable (bien que l’édition 2023 ait choisi de revenir au Puy de Dôme, tout aussi inaccessible...). D’autant qu’aucune course n’est jamais montée là-haut. L’Essor basque, course amateur de référence, arrive trop tôt dans la saison pour proposer une telle difficulté.
Il n’empêche, le débat existe dans la communauté cycliste : et si l’Artzamendi était le col le plus dur de France ? Quentin Pacher, le coureur de Groupama-FDJ possède le record de l’ascension, mais il tempère. « Pour moi, il est effectivement très difficile, mais il manque peut-être de longueur pour rivaliser avec le col de la Loze, par exemple. » Bernard Hinault, qui l’avait grimpé avec Bixente Lizarazu, en 2021 pour un reportage dans l’Equipe n’était pas d’accord à l’époque. “C’est le col le plus difficile que j’ai jamais fait ! Par les pourcentages. Dans un grand col, la montée est régulière”. Sicard acquiesce : « En France, je n’en connais pas de pareil… »
Julien Duby
sudouest.fr

Julen Achiary (à gauche), Xavier Desmartis et Txomin Dhers ont présenté la 27e édition de l’Errobiko Festibala, le lundi 26 juin au Züzülü-Bayonne. © Crédit photo : Timothé Soulié
L’association Ezkandrai a présenté, lundi 26 juin, l’édition 2023 de son Errobiko Festibala. Le festival se déroulera du 20 au 23 juillet
La 27e édition de l’Errobiko Festibala se déroulera du jeudi 20 au dimanche 23 juillet, à Itxassou. Julien Achiary, le directeur artistique, et Xavier Desmartis, président de l’association Ezkandrai, ont exposé les grandes lignes de l’évènement au Züzülü à Bayonne, lundi 26 juin. Lors de cette nouvelle édition, le thème à l’honneur sera : « faire orchestre ».
« Avec ce thème, on s’interroge sur l’importance de la diversité et des échanges dans l’art », détaille le directeur artistique, Julen Achiary. En ce sens, le festival accueillera des artistes venus des quatre coins du globe, de la Japonaise Junko Ueda (pré-festival du samedi 15 juillet) à l’Ethiopienne Etenesh Wassié (samedi 22 juillet), en passant par le groupe géorgien Kimilia (jeudi 20 juillet).
Cette diversité ne s’arrête pas qu’à la simple provenance des artistes. Les formats sur scène seront également aussi divers que variés entre le concert de musique de Nout (jeudi 20 juillet), le spectacle de danse de Yellel (vendredi 21 juillet) et la performance au txalaparta de Txomin Dhers et Sergio Lamuedra (jeudi 20 juillet).
Le txalaparta, un symbole
Cet instrument à percussion, typique du Pays basque, est un indéboulonnable du festival, mais sa présence, lors de cette 27e édition, fait sens plus que jamais. Mieux que quiconque, il symbolise le thème de cette édition puisqu’il nécessite l’assistance de deux musiciens. « Le txalaparta est comme un cheval. Pour avancer, il faut que les quatre membres se coordonnent. C’est super intéressant parce qu’un tas de mélodies sont possibles », raconte Txomin Dhers qui, à l’occasion de l’Errobiko Festibala, dirigera aussi un stage pour apprendre à manier cet instrument.
Timothé Soulié
sudouest.fr

Christophe Mariluz a dévoilé les grandes lignes de la saison 2023 du circuit Esku Pilota. © Crédit photo : Charlotte Dalmont
Nommé directeur salarié en début d’année, lors de l’assemblée générale de l’association Esku Pilota en charge du circuit Élite pro, l’ambitieux Christophe Mariluz fourmille d’idées
Vous étiez partie prenante du secteur sportif des championnats fédéraux Élite pro individuel et par équipes. Quel bilan dressez-vous ?
En effet, j’ai travaillé de concert avec la commission sportive fédérale. Il y a eu beaucoup de remplacements, ce qui a bouleversé quelque peu le bon déroulement de la phase qualificative. Je suis très attentif à la santé et à l’intégrité physique des joueurs, c’est pourquoi, dès cette saison, il y aura une plage de repos conséquente imposée. Les athlètes vont pouvoir ainsi mieux se préparer pour les championnats nationaux futurs. Côté sportif, deux équipes étaient au-dessus du lot : Echeverria-Ducassou et leurs dauphins Maiz-Sanchez. Disputée devant un public nombreux et enthousiaste, la finale a été de bonne tenue.
La saison du circuit Esku Pilota a débuté le 5 mai à Itxassou, lors de l’Atharri trofeoa. Quels sont les premiers enseignements ?
Parfaitement organisé par le club Itsasuarrak, ce tournoi a la particularité de se jouer en joko berri (demi-trinquet). Il suscite un bel engouement et fait la part belle aux jeunes joueurs. Cette année encore, un authentique espoir, Bixente Bideondo en l’occurrence (associé à Baptiste Ducassou), a éclaté au grand jour.
Le circuit 2023, doté de 32 tournois, comporte-t-il des changements notables ?
L’Eskulari pro de Villefranque devient un Master pro désormais disputé par équipes. Comme je le disais en préambule, il y aura ensuite une plage de repos importante pour tous les pilotari. Une première : un circuit espoirs, agrémenté de trois tournois à Larressore, Ustaritz et Saint-Pée-sur-Nivelle, permettra l’éclosion et l’émulation des jeunes talents. Une compétition pros et amateurs sera à l’affiche à Hasparren (« jeudis du Berri ») et à Saint-Jean-Pied-de-Port (« lundis du Garat »).
Dernièrement vous avez créé une commission sportive, quelle sera sa mission ?
Dix personnes, dont plusieurs anciens champions, composent cette entité. Elle aura plusieurs tâches, dont l’élaboration des équipes pour les différents tournois. En parallèle, plusieurs réflexions seront menées, notamment sur les critères de joueurs de haut niveau, l’avenir de certains pilotari, la stratégie sportive à long terme, l’encadrement et sur la détection de nouveaux talents.
Récemment vous avez lancé l’académie Esku Pilota au Berria, à Hasparren. Pourquoi une académie alors qu’un centre de performance pour les 18-21 ans existe déjà ?
Il y a une déperdition importante de joueurs entre la catégorie poussins et juniors. À partir de ce constat, il fallait réagir. Contrairement à tous les autres sports, il n’existait pas de centre de formation dédié aux jeunes talents de 14-18 ans. L'académie représente un projet global d’accompagnement, en complément des clubs et en tenant compte de la scolarité des jeunes athlètes. Nous sommes forts d’un tissu économique d’une centaine d’entreprises qui adhèrent à notre projet.
Andde Bello
sudouest.fr

Une vingtaine de sapeurs-pompiers a été engagée sur le sinistre pour évaluer la situation à Itxassou. © Crédit photo : Illustration Émilie Drouinaud/Sud Ouest
Un incendie s’est déclaré sur le site de la déchetterie à Itxassou, ce mercredi 10 mai à 4 h 30. Une vingtaine de sapeurs-pompiers a été engagée, le feu a été rapidement maîtrisé
Ce mercredi 10 mai à 4 h 30, les sapeurs-pompiers sont intervenus pour un départ de feu à la déchetterie d’Itxassou, située sur la zone artisanale Errobi Alzuyeta. Une benne serait à l’origine du sinistre.
Il a fallu plus d’une heure pour maîtriser l’incendie. Une vingtaine d’hommes, issus des compagnies de Cambo-les-Bains et Anglet, était à la manœuvre.
L’opération a été rapide mais a nécessité le soutien de porteurs d’eau afin d’éviter que le feu se propage. À 5 h 53, l’incident était clos.
sudouest.fr

Le jeune Bideondo à l’attaque et Ducassou ont coiffé la boina à Itxassou © Crédit photo : CHARLOTTE DALMONT
Bideondo et Ducassou ont survolé les débats lors du tournoi en joko-berri. En finale, ils ont battu Ospital et Etchegoin (40-26)
La saison des tournois du circuit Esku pilota est lancé. La première compétition à l’affiche à Itxassou a connu un franc succès. Elle se déroulait au complexe Atharri qui a la particularité d’être transformé en joko berri (demi-trinquet).
Devant son public, Baptiste Ducassou a engrangé un nouveau succès probant au pays de la cerise. Il avait décroché son premier sacre Elite pro par équipes, le 30 avril, à Bayonne. Détenteur du trophée glané l’an passé avec Philippe Bielle, il a cette fois coiffé la boina en compagnie du jeune amateur, Bixente Bideondo (Urruñarrak). Les deux athlètes, ont survolé les débats, aussi bien en demi-finales, que dimanche soir lors de l’épilogue.
En finale, ils avaient pourtant fort à faire face à Mathieu Ospital et Iñaki Etchegoin, les valeureux demi-finalistes du championnat fédéral Elite pro par équipes. Mais les futurs vainqueurs ont pris la rencontre par le bon bout après une nouvelle égalisation à 11 et ont imposé leur jeu de belle façon (5-5, 5-10, 11-11, 20-16, 30-22, 40-26).
Bideondo sans complexe
Dans ce contexte si relevé, le jeune champion Elite amateurs tête à tête, Bixente Bideondo a évolué sans complexe, faisant étalage de son fort potentiel. Le tonique avant côtier, prompt à prendre l’initiative du jeu à la volée comme par des frappes sèches précises, a aussi été précieux en défense. Mathieu Ospital, auteur de plusieurs ttantto avant la vingtaine, a ensuite été privé de bonnes munitions.
À l’unisson, le duo a tissé sa toile, empêchant leurs adversaires de trouver la faille. Sur cette aire de jeu ô combien exigeante, Baptiste Ducassou, le régional de l’étape a rayonné tout au long du week-end. Au sommet de son art, il a guidé au mieux son jeune équipier et a délivré toute la panoplie du jeu en demi-trinquet.
En face, Mathieu Ospital a beaucoup tenté et Iñaki Etchegoin poursuit son apprentissage du haut niveau. Les deux n’ont pas démérité. Mais sur cette 18e édition de l’Atharri trofeoa, Bixente Bideondo et Baptiste Ducassou étaient bel et bien plus forts.
Andde Bello
sudouest.fr