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La mairie d’Itxassou souhaite également avancer sur le thème des mobilités douces. © Crédit photo : Mairie d’Itxassou
Au mois de juillet, les habitants d’Itxassou ont découvert de nouveaux panneaux routiers, marquages et autres aménagements. Désormais, ceux-ci indiquent la route du centre-bourg en sens unique et imposent de revenir du fronton à Balaki par les voies de contournement. Ces choix ont suscité des interrogations bien que les décisions aient été annoncées dans le bulletin municipal.
Rue principale revitalisée
La commune d’Itxassou est, en effet, traversée par une route départementale et les accotements accessibles aux piétons constituent aussi un espace permettant aux voitures de se croiser. Le maire, Michel Hiribarren, a insisté sur le danger avéré pour les personnes à mobilité réduite et les déplacements avec poussettes. Des ateliers sur l’évolution de la mobilité ont ainsi été l’occasion de réflexions partagées entre élus, habitants et commerçants. Elles convergeaient toutes vers la nécessité de sécuriser le centre-bourg pour permettre à cette rue principale d’être revitalisée.
Le développement des mobilités douces est aussi apparu nécessaire pour répondre aux besoins des habitants et faire évoluer leurs pratiques. Les aménagements et balisages mis en place seront affinés dans les mois à venir en fonction des retours d’expérience. D’autres secteurs sont évoqués tout en assurant en parallèle une connexion de pistes cyclables.
Pierre-Alexandre Carré
sudouest.fr
Si vous étiez en manque du magnifique village d’itxassou, il n’y a plus raison d’être !!!
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Carole Baret est passionnée de sciences. © Crédit photo : P.-A. C.
Depuis 2021, Carole Baret exerce au centre paramédical Ordokia, à Itxassou. Après quelques expériences au sein d’industries pharmaceutiques et agroalimentaires, elle se reconvertit en tant que naturopathe (réflexologue, sophrologie). Cette pratique ancestrale vise à rééquilibrer des habitudes alimentaires, une hygiène de vie et une meilleure gestion des émotions.
Pour cela, différents outils existent : les vitamines, les minéraux, les dérivés de plantes pour apaiser le corps et l’esprit. Ce rapport au mieux-être, la jeune femme le cultive intimement : « J’ai fait un burn-out parental et je voulais partager mes connaissances. Je suis passée à quelque chose de plus simple, loin de la société de consommation », explique-t-elle.
Des jeunes en demande
Toutefois, une frange de la population reste dubitative sur l’efficacité de ces méthodes, même si la reconnaissance arrive pas à pas. Les principales demandes émanaient surtout des femmes touchées par l’anxiété, avant que la crise sanitaire n’élargisse sa clientèle, notamment vers les jeunes. Aujourd’hui, elle développe, en complément, une spécificité au niveau de la réflexologie énergétique chinoise qui « traite » les symptômes émotionnels à la racine et prévient contre d’autres troubles qui peuvent surgir.
Renseignements : 07 66 88 24 58 et cnaturoetbienetre.fr
Pierre-Alexandre Carré
sudouest.fr

Luis Sanchez, Peio Larralde, Baptiste Ducassou et Mathieu Ospital. © Crédit photo : M. D.
Au terme d’une finale de haut niveau et d’une intensité exceptionnelle, le duo a remporté la deuxième édition du Master Élite Pro du Grand Dax
Le complexe de pelote basque du stade Colette-Besson de Dax a vécu, au cours de la semaine écoulée, de grands moments dédiés à la main nue, magnifiquement illustrée par les pelotaris professionnels de l’association Esku Pilota. Devant les gradins du trinquet combles et enthousiastes à chaque rendez-vous, ce master est allé crescendo.
Jeudi, dans la première demi-finale, le jeu bien en place de Peio Larralde (Hasparren) et Luis Sanchez (Pampelune) leur permet de dominer la partie devant Michaël Darmendrail (Villefranque) et Ximun Lambert (Saint-Étienne-de-Baïgorry), 40 à 10. Vendredi, seconde demi-finale. La rencontre est plus serrée entre Mathieu Ospital (Saint-Jean-Pied-de-Port) et Baptiste Ducassou (Itxassou) et les virtuoses Enaut Echeverria (Mendionde) et Peio Guichandut (Irissary), 40 à 29.
Apothéose du tournoi
Une joyeuse excitation règne dimanche matin pour la finale, apothéose du tournoi. En prélude, les jeunes des écoles landaises de main nue s’expriment. Des fanfares joyeuses saluent l’arrivée des quatre joueurs finalistes. Dès que la partie s’engage, Peio Larralde annonce la couleur en plaçant de superbes buts. Mathieu Ospital lui répond du tac au tac (6 partout).
Première tentative d’échappée des tuniques rouges Mathieu Ospital et Baptiste Ducassou, qui délivrent des pelotes profondes, en serrant à gauche et en visant le pied de la paroi de verre (11 à 6). La réplique verte ne tarde pas, à base de pelotes dans les angles du trinquet (13 à 12).
En déclenchant l’offensive générale, Ospital et Ducassou dominent un moment les échanges. Ils font face à une grande dépense d’énergie de Luis Sanchez, qui se replace bien, et de Peio Larralde, prêt à faire feu de tout bois. Mathieu et Baptiste sont merveilleusement efficaces : buts gagnants dans le coin à droite ou dans les fenêtres du fond ; filets directs ; recherche du « pic » dans les différents angles de la cancha ; contres éclair ; diagonales spectaculaires (20 à 14).
Retournement de situation
Dans la seconde moitié de la finale, après la pause de l’Angélus, joueurs et public passent par tous les états. D’abord, Ospital et Ducassou confirment leur domination, en faisant preuve d’un très grand réalisme, à base de buts puissants de l’avant et d’incessantes récupérations de l’arrière-garde (34 à 22).
La partie est-elle jouée ? Bouillant d’impatience, Peio Larralde attend son heure, tandis que Luis Sanchez continue de remplir son contrat au fond du trinquet. Retournement de situation quand la réussite sourit enfin aux tuniques vertes. Elle est à base d’envois dans les ouvertures du tambour, de pelotes piquées dans tous les angles de la cancha, de buts puissants et de tutoiements du filet. Larralde et Sanchez reviennent à 36-33.
Un lâcher et un but d’Ospital dans la lucarne du tambour donnent un peu d’air au camp rouge (38-33). Une volée éclair et nouveau coup dans le filet resserrent l’écart (38-35 puis 39-36). Mais un envoi sous la raie consacre la seconde victoire des chemises rouges, 40 à 36. Durée de la finale une heure et demie. Le « Vino Griego » des Escapateris enflamme tout le trinquet. Vivement le 3e Master Élite Pro du Grand Dax.
Michel Décla
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La Nive avait pris une coloration orange spectaculaire, le 28 avril dernier. © Crédit photo : Facebook Isabelle Larteguy
Fin avril, l’effondrement d’une mine de fer polluait la Nive et son affluent le Laxia, à Itxassou. La pêche et la baignade restent interdites en raison de la présence de « sédiments contenant des métaux lourds »
Le 28 avril dernier, l’effondrement d’une ancienne mine de pyrite de fer à Itxassou a entraîné une impressionnante coloration ocre du Laxia, affluent de la Nive. À la suite de cet écoulement sur un site qui servait autrefois à fabriquer de l’acide sulfurique, des dispositifs de surveillance et de secours étaient mis en place, pour permettre la consommation d’eau potable au robinet. Par précaution, la pêche en eau douce avait été interdite pendant
Ce vendredi 10 juin, de nouveaux prélèvements réalisés par Geoderis, opérateur spécialisé de l’État, font état « de la présence subsistante de sédiments contenant des métaux lourds », indique la préfecture des Pyrénées-Atlantiques. Ainsi, « afin d’éviter tout risque sanitaire », l’interdiction de la pêche sur le Laxia est prolongée jusqu’à la fin de l’année.
De la même façon, la baignade est toujours interdite, par arrêté municipal, sur le Laxia et au niveau de la confluence entre la Nive et le Laxia, dans les environs du Pas de Roland, à Itxassou.
Côté eau potable
Pour rassurer, la préfecture départementale indique qu’il n’y a « aucun risque pour la consommation de l’eau potable », les captages étant situés à des emplacements non impactés par la pollution. De nouveaux prélèvements seront effectués dans les prochains mois, dans la mesure où les cours d’eau sont « toujours sous surveillance ».
Fin mai, les analyses conduites par l’Agence régionale de santé, sur les outils de prélèvement et de production des eaux destinées à la consommation humaine, ne révélaient pas de « variation anormale », selon la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.
Plus spécifiquement, des molécules de fer, manganèse, arsenic ou aluminium y étaient recherchées. « L’ensemble des paramètres recherchés se sont révélés conformes aux normes sanitaires et pour la quasi-totalité inférieurs aux seuils de détection analytiques », précisait alors la préfecture.
Carole Suhas
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Le TER qui raccorde Bayonne à Saint-Jean-Pied-de-Port s’arrêtera désormais à Itxassou. Cette étape de la ligne 54 a été ardemment défendue par la municipalité et les habitants du village. © Crédit photo : Archives Jean-Daniel Chopin
C’est l’histoire d’un village de campagne qui s’est mobilisé pour voir son train entrer en gare. Le Conseil régional, qui gère les TER, a entendu la cause. Itxassou devient un arrêt de la ligne 54, à compter de juillet 2022
Début juillet, sur la ligne Bayonne-Saint-Jean-Pied-de-Port, on pourra entendre : « Le train TER va entrer en gare d’Itxassou, 1 minute d’arrêt ». Ces quelques mots n’ont rien de futiles. Ils sont le fruit d’une lutte menée par un village pour voir la ligne 54 prendre des voyageurs sur le quai de leur gare. C’est peu dire que ce train-là se nomme désir.
Le 30 mai dernier, le Conseil régional a donné son feu vert, après des mois de discussions qui ont abouti à la même conclusion : oui, l’arrêt dans cette commune de plus de 2 000 habitants a tout son sens. Nicole Etxamendi, première adjointe d’Itxassou, ne cache pas sa satisfaction. Elle décrit des échanges avec le conseiller régional Jacky Emon en charge du dossier et les services de la SNCF, nourris d’arguments qui ont fait mouche. « Nos interlocuteurs ont compris le sens de notre demande », relève l’élue.
« On restera vigilants sur l’usage »
Ce qu’ont entendu les intéressés, c’est « la mutation d’Itxassou qui, depuis 2014, voit sa population augmenter », un effet de la hausse des prix de l’immobilier sur le littoral que partagent les communes proches du BAB. Les besoins de services sont à l’aune de cette réalité, dont le transport public. L’arrêt dans cette gare a donc été jugé utile pour répondre à la demande des usagers locaux, à laquelle s’ajoute celle liée au tourisme.
Côté Région, Mathieu Bergé, conseiller régional en charge des transports, a retenu deux points : la demande sociale et la volonté politique. « Quand on a créé la ligne 54, il y a deux ans, on a fait le tour des municipalités. Itxassou n’avait pas de descente. On cherchait l’efficacité ferroviaire, le but étant que le trajet en train ne dépasse pas celui en voiture. Un arrêt supplémentaire, c’est 4-5 minutes de plus, la municipalité de l’époque ne défendait pas l’arrêt, on l’a fermé », rappelle l’élu.
Depuis, les négociations avec le collectif de citoyens et la nouvelle mairie engagés sur le projet ont su convaincre. « On restera vigilants sur l’usage, en faisant un point annuel », prévient toutefois Mathieu Bergé.
Un Itxassou-Bayonne à 0,70 cts
Pour Nicole Etxamendi, cette création concourt clairement « à une redynamisation pour notre territoire ». Elle évoque Louhossoa, le village voisin qui va également profiter de cet arrêt. « C’est à nous maintenant d’engager une campagne promotionnelle pour encourager l’usage du train », lance-t-elle. Elle cite, en exemple, le tarif d’un aller pour Bayonne, avec abonnement : 70 centimes (1). De quoi persuader les futurs voyageurs réguliers de cette ligne, au vu du prix du gasoil.
L’édile se sait aussi accompagnée par le collectif d’habitants qui s’est mobilisé en décembre 2021 pour voir le TER s’arrêter dans leur gare. Rappelons que 500 personnes avaient signé une pétition dans ce sens. D’ores et déjà, est prévue une fête à l’automne pour rassembler les Itsasuars autour de cette étape de la ligne 54 conquise de haute lutte.
Ce tarif est à titre d’exemple pour un travailleur habitant Itxassou et se rendant en gare de Bayonne tous les matins ouvrés de la semaine et qui voit son abonnement pris en charge à 50 % par son employeur, obligation dans le cadre des frais de transport emploi-domicile.
Gaëlle Tournier
sudouest.fr

Julen Achiary (à gauche) et Xavier Desmartis présentent la 26e édition du festival Errobiko Festibala à Bayonne. © Crédit photo : Errobiko Festibala
Lundi 23 mai, Julen Achiary, directeur artistique du festival, et Xavier Desmartis, président de l’association Ezkandrai, ont dévoilé le programme de la 26e édition d’Errobiko Festibala, au cinéma L’Atalante de Bayonne. Cette année, quelques innovations sont à noter. Par exemple, en avant-goût du festival, deux dates sont prévues, les 15 et 16 juillet, qui feront la part belle à la danse et la polyphonie. Le festival se déroulera, lui, du 21 au 24 juillet à Itxassou.
Les organisateurs comptent faire du chant, la pierre angulaire de l’évènement. « Le chant et la voix ont toujours tenu une place très particulière à Errobiko Festibala. Nous voulons explorer toutes les facettes de cette expression artistique et nous pensons que la commune est l’écrin parfait pour que 1 000 chants puissent résonner. Cette édition promet de nouvelles rencontres, des échanges passionnés et des concerts rythmés », indique Julen Achiary.
Musiques du monde
Dès le premier jour, c’est la chanteuse Leila Martial qui apportera son originalité, en compagnie du guitariste Pierre Tereygeol et Éric Perez, percussionniste et bassiste vocal, au travers du trio Baa Box inspiré par les chants pygmées, inuits, tziganes. Les bénévoles, les jeunes ou créatifs de passage auront même l’occasion de participer à un stage de voix. La tradition chorale corse sera représentée par la musique d’A Filetta, garante d’un héritage culturel positif rejetant toute haine et repli identitaire.
Enfin, les cultures congolaises et réunionnaises seront à l’honneur avec Rebecca M’Boungou, fondatrice du groupe Kolinga. Cette passionnée de polyphonie et de polyrythmie expérimentera un « circle song » géant, dans le but de faire circuler les énergies du groove, du jazz ou du folklore. L’expérience se fera avec le public et Danyèl Waro, fidèle à la tradition acoustique du maloya, le blues de la Réunion.
Rens. complémentaires au 06 25 82 16 24 ou au06 67 09 33 40. Site : errobikofestibala.net
Pierre-Alexandre Carré
sudouest.fr

Les membres de l’association Itsasuarrak se préparent pour la fête des cerises dimanche. © Crédit photo : PAC
La traditionnelle fête de la cerise aura lieu ce dimanche 5 juin à Itxassou. L’occasion de découvrir le précieux fruit en quête d’une AOP et d’autres produits locaux.
Dimanche 5 juin 2022, la fête de la cerise se déroulera à Itxassou. Depuis mars, l’association Itsasuarrak est à l’œuvre pour organiser cet événement qui, depuis les années 50, a une renommée qui dépasse les frontières basques. L’ensemble des sections de l’association (pelote, cyclo, gymnastique, danse), les habitants et les membres des écoles prêteront main-forte aux organisateurs.
Le président, Philippe Lacouade, élu en 2019, connaîtra sa première édition après deux années d’arrêt forcé à cause du Covid-19. Pour réussir, il pourra compter sur le soutien de Jean-Claude (vice-président) et Frantxoa (trésorier) pour régler les derniers détails logistiques.
Leur bureau, composé de huit personnes, porte cette lourde responsabilité avec enthousiasme : « Nous avons gardé un état d’esprit positif en travaillant sur les bâtiments alors que la situation financière était compliquée. Nous faisons constamment le lien avec l’association des producteurs de cerises Xapata, le marché des producteurs et ceux qui veulent nous aider à réussir », explique Philippe Lacouade.
Quatre variétés
Samedi 4 juin, un concert organisé par l’école Saint-Joseph, réunira les chœurs de femmes Koloreak et d’hommes Aizkoa en l’église, à 21 heures. « Cela nous permet d’unir les habitants avant que la fête ne se poursuive dès 9 heures, le dimanche, par une messe, puis une démonstration de pelote, des danses et la présence du groupe Alaiak qui nous est fidèle pour animer ce rendez-vous », ajoute-t-il.
Au mur à gauche Atharri, le précieux fruit - qui vise la labellisation AOP depuis plusieurs années - sera en vente en même temps que d’autres produits locaux (fromages, confitures, gâteaux basques). Ainsi, les plus gourmands en découvriront quatre variétés : Xapata, Peloa, Beltxa, Garoa. Toutes sont en accord avec une culture sans pesticides, une production fermière de qualité et un juste prix fixé entre le paysan et le consommateur.
Au programme, dimanche
10 h 30 : partie de pelote.
12 h : mutxikoak
13 h : Repas animé par Alaiak. Menu complet à 27 euros - réservation :
16 h : danses basques, makilaris et jeux de force basque.
18 h : Mutxikoak, taloak, chants et apéritif
Toute la journée, navette gratuite.
Pierre-Alexandre Carré
sudouest.fr
Cette galette de maïs traditionnelle du Pays basque était utilisé comme pain dans les fermes basques.
Maintenant, on en trouve facilement dans les fêtes, rassemblements et marchés du Pays. Le talo à la ventrêche
« taloa eta xingar » est proposé à emporter aux festayres et gourmands de passage.
Reportage diffusé dans le 13h00 de TF1, le 22 mai 2022.

Bielle et Ducassou à l’arrière-plan ont coiffé la boïna à Itxassou © Crédit photo : CHARLOTTE DALMONT
Philippe Bielle, qui conserve son titre, et Baptiste Ducassou, chez lui, ont remporté ce samedi le trophée Atharri du circuit Esku Pilota
Dominateurs face à Eñaut Echeverria et Ximun Lambert, Philippe Bielle et Baptiste Ducassou ont coiffé la boïna du trophée Atharri, samedi à Itxassou (40-19). Les quatre athlètes ont fait honneur tout au long de la compétition au joko berri (demi-trinquet), dans la cité de la cerise. Mais au final, ce sont le gaucher Philippe Bielle, qui conserve son titre glané l’an passé avec Luis Sanchez et Baptiste Ducassou, le régional de l’étape, qui ont triomphé.
La fraicheur physique a sans doute pesé samedi, lors d’une journée marquée par une chaleur étouffante. Les vainqueurs, emmenés par un Baptiste Ducassou déterminé à s’imposer sur ses terres et le spécialiste du genre Philippe Bielle ont très vite accordé leur violon, pour enclencher la marche avant.
En rythme
Après quelques errements lors de l’entame bien amorcée par le tonique Eñaut Echeverria et le technicien Ximun Lambert, ils ont mis le turbo. En prenant le soin d’éviter la volée de l’avant de Macaye, Philippe Bielle via des volées croisées et Baptiste Ducassou en costaud, prompt à fouiller le 5e filet, ont tué tout suspense (1-5, 28-12, 40-19).
En rythme, les lauréats de la 17e édition de la classique du circuit Esku Pilota, organisée par Itsasuarrak, ont fait étalage de leur talent au complexe Atharri.
A.B
sudouest.fr

Associé cette semaine à Luis Sanchez, Mattin Olçomendy a retrouvé le sourire, mercredi, à Itxassou. © Crédit photo : Archives Bertrand Lapègue
Vainqueurs face aux paires Inchauspe-Saint-Paul (40-9) et Darmendrail-Guichandut (40-33), les duos Olçomendy-Sanchez et Echeverria-Lambert filent en demi-finales du trophée Atharri
Le trophée Atharri, qui se joue dans la modalité du joko berri (demi-trinquet), a lancé mercredi soir, à Itxassou, la saison des tournois du circuit Esku Pilota. Sur les hauteurs de la cité de la cerise, situé dans un magnifique écrin de verdure, le mur à gauche Atharri, aménagé en joko berri, a vibré de tous ses murs à l’occasion de l’ouverture de la 17e édition. Les deux barrages d’accession aux demi-finales ont souri aux plus costauds.
Auréolé de son titre de champion de France Élite pro par équipes, Jon Saint-Paul n’a pas été en mesure d’enchaîner une nouvelle victoire. Associé au gaucher Alexis Inchauspe, lequel remplaçait au pied levé Peio Larralde, l’arrière formé au club Lau Herri a concédé une lourde défaite face au solide binôme Mattin Olçomendy-Luis Sanchez (7-1, 21-7, 40-9).
Tenant du trophée, le surpuissant Luis Sanchez a encore démontré qu’il était vraiment à son aise sur ce type de kantxa aux larges dimensions. Mattin Olçomendy, parfait dans son rôle d’animateur, a retrouvé le sourire après sa cruelle désillusion, dimanche, au temple de verre bayonnais.
Parfait animateur
À l’évidence, Jon Saint-Paul n’avait pas totalement récupéré de ses efforts colossaux consentis lors de la finale fédérale, 72 heures auparavant. L’autre partie, ardemment disputée celle-là, a souri à Eñaut Echeverria et Ximun Lambert. Les deux athlètes, revanchards après leur élimination prématurée en championnat, avaient bien préparé leur affaire. Suite aux trois premières dizaines musclées, ponctuées de ttantto spectaculaires, ils ont réussi à décrocher les puncheurs Mickaël Darmendrail et Peio Guichandut (40-33).
Andde Bello
sudouest.fr
Annie et Fabien Murillo, respectivement présidente et chef d’orchestre de l’Estudiantina de Ciboure, rendront hommage le 6 mai à leur père et grand-père, le passionné de mandoline Albert Kaempf. © Vincent Dewitte
L’Estudiantina de Ciboure célébrera le 6 mai le centenaire de la naissance de son ancien directeur et chef d’orchestre, Albert Kaempf. À la baguette, pour la première fois, son petit-fils, Fabien Murillo.
Plaisir et émotion se mêlent dans la voix de Fabien et Annie Murillo au moment d’annoncer un concert hommage à Albert Kaempf, le vendredi 6 mai, en l’église Saint-Vincent de Ciboure. La toujours présidente et professeure de l’Estudiantina de Ciboure et son tout nouveau chef d’orchestre y mettent d’autant plus de cœur qu’il s’agira ce soir-là d’honorer le centenaire de la naissance de leur père et grand-père, l’ancien directeur, professeur et chef d’orchestre de l’école cibourienne fondée en 1912.
Né en 1921 à Itxassou, Albert Kaempf était tout à la fois professeur d’éducation physique (à Lantabat, Saint-Jean-de-Luz, Guéthary, Ciboure et Souraïde), rugbyman émérite du SJLO (il fut même international à XV et à XIII) et musicien hors pair. Ce passionné de mandoline, amoureux des sérénades, avait repris après-guerre la direction de l’Estudiantina Donibandarrak de Saint-Jean-de-Luz. Il avait ensuite eu à cœur de relancer l’école de musique de Ciboure, en 1958.
Une aventure familiale
Les destinées de celle-ci furent rapidement confiées à sa fille et élève, Annie Murillo, avec une spécialité guitare qui permit notamment à son fils aîné, Patrick Murillo, et Christophe Duverger d’obtenir des médailles d’or du conservatoire de Bayonne. Seule aux commandes de la petite structure associative depuis le retrait de son père, en 1997, l’enseignante bénévole parvint, comme son père le fut autrefois, à transmettre le virus de la mandoline et de la guitare à ses fils, Patrick et Fabien. Le second en a fait sa profession. Le second dirigera pour la première fois l’orchestre de l’Estudiantina ce vendredi 6 mai.
Le petit-fils d’Albert Kaempf et jeune frère de l’ancien chef d’orchestre (de 2010 à 2018) portera à travers cet hommage un héritage plus que centenaire. Sa baguette prolongera surtout le plus grand souhait de son grand-père, « continuer à faire vivre la mandoline, en renouvelant sans cesse son répertoire », souligne le fier descendant.
Comme une conversation
Cette partition spéciale, nommée « Conversation avec Albert Kaempf », a été conçue autour des « œuvres qu’il aimait diriger et qu’il nous faisait jouer, comme s’il les avait lui-même choisies », explique-t-il. Fidèle à ce qu’il était, ce programme doit avant tout permettre aux 35 musiciens de l’orchestre cibourien de « présenter toutes les facettes de l’instrument », complète-t-il.
Fabien Murillo évoque une première partie plus populaire, de Macciochi à Strauss et de Matias Marquez Garcia à Maurice Ravel, « dont il avait des souvenirs quand il était enfant », souligne-t-il. Le second acte sera plus classique, avec notamment un concerto pour 4 violons de Vivaldi, une fugue de Bach pour orgue et l’allegretto de la 7e symphonie de Beethoven ; « son compositeur favori et le dernier morceau qu’il a écouté », annote-t-il.
Décédé en 2013, Albert Kaempf aimait à répéter qu’« il n’y a pas de grande et de petite musique, il y a de la bonne et de la mauvaise musique, et surtout de la musique qui touche le cœur ».
Début du concert à 20 h 30. Participation libre. Plus de renseignements au 06 03 64 39 69.
Vincent Dewitte
sudouest.fr

Sacré dimanche au Moderne, Jon Saint-Paul (en rouge) vise une nouvelle victoire ce mercredi à Itxassou, le village de Baptiste Ducassou (en blanc). © Crédit photo : Bertrand Lapègue
La classique du demi-trinquet débute ce mercredi à Itxassou. Les meilleurs pilotari sont en lice jusqu’au 14 mai, date de l’épilogue du trophée Atharri.
Quelques jours à peine après la finale fédérale disputée dimanche au trinquet Moderne, les pilotari vont prendre la route de la cité de la cerise. Pas de répit pour les cadors, qui vont débuter à Itxassou, au village du malheureux finaliste Baptiste Ducassou, la saison des tournois comptant pour le circuit Esku Pilota.
À tout seigneur tout honneur, c’est Jon Saint-Paul le jeune champion de France, fraîchement sacré au temple de verre bayonnais qui va ouvrir les hostilités ce mercredi soir (19 heures). Initialement prévu, Peio Larralde qui s’est fait poser trois points de suture à la tête dimanche soir, est contraint de renoncer. C’est donc associé à Antton Monce, que Jon Saint-Paul va affronter la paire Mattin Olçomendy-Luis Sanchez. Titré l’an passé en compagnie du gaucher Philippe Bielle, l’arrière de Pampelune est déterminé à réaliser le doublé.
Duel à distance
Le second barrage donnant accès aux demi-finales opposera à 20 h 15, les binômes Mickaël Darmendrail-Peio Guichandut et Eñaut Echeverria-Ximun Lambert. Un choc qui opposera quatre pilotari revanchards. Les vainqueurs de la partie inaugurale de ce mercredi soir, affronteront samedi (18 heures), dans le cadre de la 1re demi-finale, le duo Philippe Bielle-Baptiste Ducassou.
Les autres heureux élus seront confrontés samedi à 19 h 15, à la paire Mathieu Ospital-Andoni Iphar. « Malheureusement nous déplorons le forfait de Peio Larralde qui a subi un choc à la tête lors de la finale fédérale, nécessitant quelques jours de repos. Les équipes sont homogènes, ce qui augure de parties indécises », livre Xan Parachu le président d’Itsasuarrak, club organisateur. Effectivement, on peut s’attendre à une compétition spectaculaire, avec en point d’orgue un duel musclé à distance entre Philippe Bielle et Luis Sanchez, deux grands spécialistes du genre. La finale de la 17e édition du trophée Atharri, sera disputée le samedi 14 mai (17 heures).
Andde Bello
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Peio Larralde et Jon Saint-Paul sont passés par tous les états lors de cette finale de plus d’une heure et demie. © Crédit photo : Bertrand Lapègue
Ce dimanche à Bayonne, au terme d’une somptueuse finale (95 minutes), Peio Larralde et Jon Saint-Paul ont coiffé la boïna face à la paire Olçomendy-Ducassou (40-38).
La finale du championnat fédéral main nue Elite pro par équipes a consacré Peio Larralde et Jon Saint-Paul ce dimanche à Bayonne, au trinquet Moderne. Disputé devant la foule des grands jours, le choc a tenu toutes ses promesses. Larralde et Saint-Paul, sous pression après une entame pourtant réussie (13-3, 23-23, 23-28, 28-28,33-33), ont retrouvé les ressources nécessaires pour déborder au prix d’un dernier coup de reins, Mattin Olçomendy et Baptiste Ducassou (40-38).
Le jeune Jon Saint-Paul pris pour cible par ses rivaux, notamment de son adversaire direct qui a évolué par moments comme en place libre, n’a pas craqué. Il s’en est fallu de peu. Usant de frappes énormes azpitik (de bas en haut), l’Itsasuar qui a engrangé au passage sept filets au fond de la kantxa (3 directement), a, dans le sillage d’un Mattin Olçomendy prompt à éviter la volée de son illustre vis-à-vis, failli réussir dans son entreprise de « démolition ».
Plongeon gagnant
Mais voilà, le virtuose Peio Larralde à la volée et l’apuño dévastateurs a réussi dans un moment clé, lorsque son allié donnait des signes de fatigue, la prouesse de fouiller le filet de la gauche, via le pan coupé et la paroi de verre. Trois points de classe suivis par un 4e filet direct de Jon Saint Paul soudain revigoré (37-34, 39-35). « Jon a été très sollicité, mon rôle est de prendre mes responsabilités lors de ces séquences compliquées. On aurait pu, mais non ; dans le haut niveau, il n’y a pas de place au doute. Ce 6e titre me ravit, je ne réalise pas encore. C’est sûr, je vais continuer à travailler dur pour essayer d’en gagner d’autres ».
Le meilleur sera pour la fin. Revenus dans la partie, après un petit péché de gourmandise de l’avant haspandar, les blancs retrouvent des couleurs. Fidèle à sa stratégie, Olçomendy bute en « bombe » au filet du fond et Ducassou aligne deux nouveaux filets en force (39-38). Bousculé au fond du trinquet, Saint-Paul qui voit la pelote prendre l’arrête de la planche, renvoi la pelote au mur au prix d’un plongeon désespéré.
Lors d’un échange à couper le souffle, la pelote est ensuite déviée du xilo, sur la meilleure main de Peio Larralde. Cette fois pas d’amortie, d’une frappe latérale sèche, il loge le cuir au 4e filet via le rebond. Perclus de crampes, il restera prostré au sol, les bras levés au ciel. « Je ne sais pas trop comment j’ai réussi à retourner cette pelote qui filait au filet. Je plonge et je mets la main », livrait Jon Saint-Paul, les yeux embués par l’émotion. Pour sa 1re participation, du haut de ses 24 printemps, l’ancien sociétaire du club Lau Herri touche au but. Mattin Olçomendy et Baptiste Ducassou quant à eux devront encore patienter pour toucher le Graal. « On a manqué notre entame et laissé beaucoup d’énergie pour pouvoir revenir. À l’entrée de la dernière dizaine, on n’a pas réussi à breaker », regrettait le sextuple champion en tête à tête.
Andde Bello
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Hier, à Itxassou, la Nive a été colorée en orange à cause d’un lâcher d’eau au niveau d’une mine de fer. © Crédit photo : Facebook Isabelle Lartéguy
Jeudi 28 avril, un lâcher d’eau au niveau des mines de fer a eu lieu au Pas de Roland, à Itxassou, entraînant une pollution de la Nive.
Les sapeurs-pompiers ont été appelés à intervenir, jeudi 28 avril, vers 18 heures après plusieurs signalements, notamment des pêcheurs, au niveau du Pas de Roland, à Itxassou : une pollution a eu lieu au niveau de la Nive, la colorant en orange.
La police de l’environnement ainsi qu’une personne de la commune d’Itxassou ont procédé à une reconnaissance : il a été confirmé qu’un lâcher d’eau au niveau de la mine de pyrite de fer, qui servait autrefois à fabriquer de l’acide sulfurique à Itxassou, avait eu lieu.
“Nous sommes allés au niveau de cette ancienne mine, rapporte Nicole Etxamendi, première adjointe au maire d’Itxassou. Nous avons constaté qu’il y aurait eu un éboulement à l’intérieur, ce qui aurait provoqué une sortie d’eau brutale, et ce qui explique cette eau ferrugineuse à l’odeur soufrée.”
Le réseau d’eau alimentant Bayonne remplacé
Le captage du Laxia alimentant Itxassou, Cambo, et une partie de la ville de Bayonne en eau potable a été isolé et remplacé par un réseau parallèle. L’Agence régionale de santé a également été informée.
Il s’avère qu’il pourrait y avoir des particules de fer au fond du lit de la rivière, mais les secours n’ont aucun moyen de les retirer. “Personne n’était inquiet, hier soir, en quittant le site, ajoute Nicole Etxamendi. J’y suis passée ce matin et l’eau s’était d’ailleurs éclaircie. Le plus problématique, ce sont les dépôts dans le fond de la rivière, ce qui peut créer une oxygénation difficile si il y a peu de courant.”
Sophie Serhani
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Marion Cantalejo (en vert) et le groupe des éducatrices d’Etcharry s’engagent pour aider et informer sur l’autisme. © Crédit photo : Pierre-Alexandre Carré
L’association Un nouveau regard souhaite créer une école spécialisée ainsi qu’un lieu d’hébergement pour les adultes autistes.
Samedi 23 avril, la journée de l’autisme était organisée à la salle Sanoki d’Itxassou. L’association Un nouveau regard, présidée par Geneviève Machicote, est porteuse d’un projet novateur. Il pourrait aider les enfants et les adultes atteints de ce handicap.
Accompagnée de Marion Cantalejo, vice-présidente et mère d’un enfant autiste nommé Diego, elle souhaite créer une école spécialisée ainsi qu’un lieu d’hébergement pour les adultes. Depuis 2017, le centre « La Nive » serait le lieu qui répondrait le mieux à leurs besoins (locaux dédiés aux ateliers, un vaste terrain pour les jeux).
Inspiré du modèle belge, l’établissement permettrait également un suivi global en présence d’éducateurs spécialisés, d’ergothérapeutes, d’orthophonistes. Il s’agirait d’une première en France. En août 2020, une réunion publique attirait même 120 personnes soulevant alors l’espoir d’une concrétisation. Est-ce toujours le cas deux ans plus tard ?
Projet de centre retardé
La crise sanitaire a contraint au report de décisions capitales y compris pour l’association. « Cette période Covid a été dure. Tous les politiques adhèrent à notre projet qui est parfaitement ficelé financièrement et structurellement. Or, l’Agence régionale de santé ne nous accorde pas son agrément qui est essentiel pour débuter quoi que ce soit », indique Marion Cantalejo.
Heureusement, la vice-présidente ne se sépare jamais de son sourire : « Il est hors de question que l’on renonce car je sais ce dont mon fils a besoin. Ce sont des enfants très intelligents qui doivent évoluer dans un environnement calme », ajoute-t-elle.
Dans la salle, différentes activités (parcours sensoriel, médiation animale, massages adaptés, tente sensorielle, club théâtre, activités manuelles) étaient proposées sous le regard des étudiantes éducatrices du centre de formation d’Etcharry. Elles doivent valider quatre modules pour être diplômées.
Sur les réseaux sociaux, le groupe des « vraies héroïnes » veut partager des connaissances sur ce trouble qui touche majoritairement les hommes.
Contact : @lesvraiesheroines (Instagram) et sur : www.unnouveauregard.com
Pierre-Alexandre Carré
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