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Une belle fête était organisée pour la nouvelle centenaire Marie Urthiague, entourée des siens et des élus, vendredi. © Crédit photo : Mairie Itxassou
Vendredi 14 avril, le CCAS et la Ville ont honoré Marie Urthiague, la nouvelle centenaire d’Itxassou et son extraordinaire parcours de vie lors d’une petite réception.
Marie Legagnoa était née un 11 avril 1923 sur la petite ferme Agorreta du quartier Izoki d’Itxassou, en bord de Nive et en limite de Bidarray et Louhossoa. Comme tous les enfants de ce quartier, elle a connu les bancs de l’école à Louhossoa, dont le bourg et le clocher plus proches permettaient surtout d’éviter les périlleuses traversées de la Nive.
Entourée des siens
À l’automne 1950, elle traversa le fleuve une bonne fois pour devenir Marie Urthiague au bras du charpentier avec qui elle aura trois enfants. Elle n’aura jamais plus quitté Etxeparia à proximité de l’actuelle mairie, sinon pour aller travailler sur quelques établissements hôteliers du village et principalement sur le centre Marienia de Cambo.
Les élus lui ont exprimé « santé et sérénité aussi longtemps qu’elle le souhaite, avec la reconnaissance de tous les habitants, le souvenir des proches qui sont partis et l’affection de toute une famille qui est là et qui l’aime », avant de se voir offrir un bouquet de fleurs tout en partageant quelques gourmandises entourée des siens, réunis dans la salle des mariages.
Pierre-Alexandre Carré
sudouest.fr

Les visiteurs échangent librement sur les conditions des soignants devant les photos exposées à Itxassou. © Crédit photo : P-A. C.
Jusqu’au 8 mai, une exposition dédiée aux soignants suspendus se déroulera à l’espace d’évocation Ateka d’Itxassou. Réalisée par les collectifs Les Essentiels et Ez Pass de liberté, elle ne souhaite pas trancher des questions politiques mais sociologiques pour leur redonner visibilité et dignité.
En août 2021, une loi obligeait le personnel du monde médico-social à se faire vacciner sous peine d’être mis à l’écart, sans salaires ni indemnités chômage. Pour beaucoup, cette nouvelle réalité a été très difficile à vivre en causant ruptures familiales et grande précarité : « La France a un système de santé fragile et ça nous a brisé le cœur de voir que nous n’étions plus considérés. Cette situation est méconnue du grand public, notre rôle est de les écouter et de les aider », explique Elisabeth Charriau, membre du collectif Ez Pass de liberté.
Appel au devoir de mémoire
Sur les photos, des hommes et des femmes apparaissent les visages fermés, des messages en main. Tous espèrent une prise de conscience, touchés par de nombreux élans solidaires. Il y a quelques jours, une décision de la Haute autorité de santé (HAS) recommandait de lever la suspension de ces soignants mais elle doit trouver une traduction politique de la part du ministère de la Santé.
Alors, malgré l’espoir qu’elle suscite, tous les membres des collectifs refusent de baisser la garde et appellent au devoir de mémoire : « C’est un premier pas mais pour le moment, il n’y a rien de concret. Certains reviendront vers ce métier… Mais plus à n’importe quel prix. Il reste encore de profondes blessures qui mettront des années à guérir. » Soucieux de ne pas être oubliés, un livre regroupant de nombreux témoignages titrés « 12 juillet » a été publié. Pour la grande première à Itxassou le 5 avril, l’espace Ateka a été agrémenté d’illustrations satiriques de l’artiste Kreatura. Cette soirée d’inauguration n’était qu’un simple prélude à un autre événement itinérant qui regroupera plus de 100 photographies.
Pierre-Alexandre Carré
sudouest.fr

La déclaration de l'Aberri Eguna a été lue par quatre militants de différentes générations. (© Nahia GARAT)
Six décennies après la création du mouvement Enbata, 60 hommes et femmes de différents secteurs et zones du Pays Basque Nord ont rendu publique une déclaration lors de l'Aberri Eguna célébrée à Itxassou.
Lors du lancement du processus de réflexion du mouvement abertzale en Pays Basque Nord, Bagira, ses promoteurs avaient fixé comme date clé l'Aberri Eguna 2023. Une célébration de la patrie basque qui s’étale sur deux jours cette année, les 8 et 9 avril, avec de nombreux moments forts. Dimanche 9 avril, à Itxassou, a eu lieu la mobilisation centrale, autour de la stèle commémorant la naissance, il y a 60 ans du mouvement Enbata.
La manifestation qui a parcouru les rues de la commune du Labourd, du fronton au quartier Elizalde, a été particulièrement colorée cette année. Les symboles des différents mouvements qui composent l'abertzalisme aujourd'hui ont donné du relief au cortège, alors que des musiciens l'ont animé. Environ 1 500 personnes l'ont rejoint à la fin de la matinée. Une fois arrivées à la stèle, les manifestants ont pris connaissance de la déclaration de l'Aberri Eguna.
Grazi Etchebéhère, Thibault Godin, Gexan Alfaro et Irantzu Idoate, quatre militants, quatre générations, ont lu la déclaration intitulée « Izan ginen, bagira, izango gira » (nous avons été, nous sommes, nous serons, en basque). Avec eux, 56 autres hommes et femmes du Labourd, de Basse-Navarre et de Soule ont signé le document. Ils représentent l’histoire de l’abertzalisme tout au long de ces six décennies : élus, agriculteurs, acteurs économiques et de la culture, membres du mouvement féministe, journalistes et autres militants historiques. Parmi eux, se trouve l'auteur de pastorales, le souletin Jean-Louis Davant, une des personnes présentent lors du premier Aberri Eguna de 1963.
Dans le contexte d'un « monde instable » frappé par de multiples crises, le Pays Basque doit prendre sa place, déclarent les signataires qui revendiquent ainsi la souveraineté intégrale, pour « que les décisions [leur] reviennent sans aucune intervention et pour qu’[ils puissent] construire une société juste, solidaire, durable, féministe et euskaldun ».
« Le Pays Basque se structure et a une identité plus forte qu'il y a 60 ans »
Considérant que l’abertzalisme est « le présent et l’avenir de ce pays », les promoteurs de la journée estiment que ce patriotisme initie de véritables changements, crée des alternatives, génère de l’espoir et ouvre les perspectives sur un autre projet de société.
« Une grande victoire »
Le Pays Basque est vivant et est confronté à de nouveaux défis, affirme le texte, « avec de grandes opportunités d’obtenir davantage de souveraineté ». Sur cette voie, ils ont relevé l'importance de la contribution du mouvement abertzale au cours des six décennies. « Notre progression est impressionnante. Le Pays Basque était à l’agonie et avait besoin d’un nouvel élan », poursuit la déclaration.
Elle fait également allusion à la répression que les abertzale ont subie. « Face aux pouvoirs des États, nous avons tenu bon dans notre voie et c’est déjà là une grande victoire ». Ils ont évoqué les désaccords et les divisions du mouvement : « Reconnaissons ici que nous avons aussi connu des échecs ». Cela dit, « grâce à la volonté de tous », les abertzale de gauche se sont rassemblés pour impulser un travail en commun.
Malgré une photo d'une diversité exceptionnelle à Itxassou, l’Aberri Eguna n’est probablement pas complétement le reflet de ces efforts, puisque comme c'est souvent le cas, chaque famille politique se distingue des autres en cette journée particulière pour les abertzale. Le PNV (droite) s’est retrouvé à Bilbo, EH Bildu (gauche) à Iruñea et Jardun (gauche) à Gernika, alors que Gazte Koordinadora Sozialista (GKS, gauche) a célébré cette journée le samedi, à Saint-Etienne-de-Baïgorry. Le même jour, un rassemblement transpartisan a tout de même eu lieu à Donostia, à l’initiative d’Euskal Herria Batera.
www.mediabask.eus

Les flammes ont illuminé la nuit dans le secteur d’Itxassou. © Crédit photo : Pompiers
Les pompiers sont intervenus sur le Mondarrain peu avant minuit, mardi 28 mars, pour contenir un front de flammes long de 200 mètres
Les sapeurs-pompiers de Cambo-les-Bains et Hasparren ont été envoyés à Itxassou, mardi 28 mars peu avant minuit, pour lutter contre un feu de végétation.
Sur les pentes du Mondarrain, l’incendie grignotait des ronciers sur un front de 200 mètres environ. Jusqu’à 25 soldats du feu ont été engagés dans la nuit. Ils sont venus à bout du sinistre à l’aide de deux camions-citernes et de deux véhicules de soutien. Leur intervention a été compliquée par le dénivelé du terrain. Une dizaine d’hectares a brûlé, au total. Tôt ce matin, des pompiers s’attelaient encore à sécuriser les lieux.
L’origine des flammes demeurait indéterminée, ce mercredi après-midi. L’enquête a été confiée à la gendarmerie d’Ustaritz. L’hypothèse d’un écobuage non déclaré n’est pas exclue. Pas de dégâts matériels, ni de blessés.
Yoann Boffo
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Après un accident causé à Itxassou, le chauffard qui s’est enfui de l’hôpital de Bayonne condamné.
Expiré
L’homme condamné jeudi 2 mars par le tribunal de Bayonne était déjà défavorablement connu de la justice. © Crédit photo : illustration Émilie Drouinaud/ « Sud Ouest »
Un conducteur a été condamné à huit mois de prison ferme, jeudi 2 mars. Il s’est enfui des urgences à Bayonne pour échapper aux dépistages d’alcool et de stupéfiants, après avoir causé un accident à Itxassou.
Sa fuite l’aura conduit derrière les barreaux. Le tribunal de Bayonne a condamné un conducteur à huit mois de prison ferme, jeudi 2 mars, pour conduite sans permis, sans assurance, en état d’ivresse et blessures involontaires.
Le 20 février, cet homme de 34 ans a percuté une voiture arrivant en sens inverse, après avoir dévié de sa voie, à Itxassou. Sa conductrice a été légèrement blessée.
Interpellé à Hasparren
Évacué à l’hôpital pour des examens de contrôle, il a faussé compagnie aux gendarmes une fois aux urgences, afin d’éviter d’avoir à se soumettre aux tests de dépistage d’alcool et de stupéfiants. Ce récidiviste avait été rattrapé chez lui, à Hasparren, lundi 27 février. Le tribunal l’a maintenu en détention.
Yoann Boffo
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Luis Sanchez, heureux à l’issue d’une partie longtemps accrochée. © Crédit photo : Nicolas Mollo/SUD OUEST
Sacré le dimanche 5 mars, l’Espagnol a savouré sans fanfaronner. Il sera en lice pour la compétition par équipe dès la semaine prochaine
Luis Sanchez a levé le poing en finale ce dimanche à Hasparren, au trinquet Berria (40-29), face au sextuple champion fédéral et tenant du titre, Baptiste Ducassou. Il est le premier pilotari d’Hegoalde à coiffer la boïna fédérale. Une joie toute en retenue pour le Pamplonais qui fêtera ses 26 ans le 29 mars prochain et garde bien les pieds sur la kantxa.
Quels sont les sentiments qui prédominent après ce titre si convoité ?
De la joie et aussi beaucoup de fierté de coiffer la boïna du tête à tête, une discipline que j’affectionne tout particulièrement. C’est une réelle récompense pour tout le travail accompli. Je remercie mon entourage et mon équipe qui, depuis le début, a cru en moi. Je ne réalise pas vraiment encore. Je vais sans doute mieux apprécier dans les jours à venir.
Comment vous êtes-vous senti au moment d’aborder cette finale avec l’étiquette de favori ?
Bizarrement, je me suis senti fatigué et pas très en jambes. Ça s’est ressenti sur mon entame où j’ai manqué de précision. J’ai eu des mauvais placements, et j’ai aussi mal touché la pelote. À l’inverse Baptiste est très bien rentré dans la partie.
Malgré un début de partie poussif, l’Espagnol n’a pas paniqué et repris le fil pour l’emporter.
Le déroulement de la rencontre a-t-il été conforme à votre plan de jeu ?
Pas au début. Heureusement je n’ai pas douté et je suis resté concentré. J’ai pu rectifier le tir avant la vingtaine, c’était important. Comme je l’avais imaginé, j’ai privilégié le but à gauche pour ensuite être en mesure de profiter de la deuxième pelote. Je pense que ça a été la clé de la partie.
Au moment du choix des pelotes, vous annonciez que ça se jouerait aussi sur le physique. Verdict ?
Le physique est toujours important. Lorsqu’on arrive dans la dernière dizaine, que la partie est intense et équilibrée, il faut être frais et encore lucide pour faire les bons choix. Je travaille énormément sur ça avec mon préparateur physique José Javier Zabaleta. Sur cette finale ça a été payant.
L’Espagnol va devoir vite basculer sur la compétition par équipe à partir du 12 mars.
Que va changer ce titre pour le futur de votre carrière ?
Je pense que cela va me donner de la confiance pour les saisons à venir. Je ne m’enflamme pas pour autant. Je sais d’où je viens et je mesure tout le chemin qu’il a fallu parcourir pour rivaliser avec les meilleurs joueurs. Je sais que rien n’est acquis, je vais continuer à travailler, j’ai encore une belle marge de progression.
Vous n’avez pas trop de temps pour savourer. Le championnat par équipes débute la semaine prochaine. C’est perturbant ou excitant ?
Je vais me reposer quelques jours et rapidement me tourner vers la compétition en deux à deux. Je suis content de jouer avec Eneko Maiz avec qui j’évolue en sélection Espagnole. Le tournoi est relevé, on sera une équipe d’Hegoalde humble mais ambitieuse. Quand je m’engage dans une compétition, c’est toujours avec l’objectif d’aller au bout.
Andde Bello
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Thierry Hiriart et ses quelque 200 manex tête noire ont subi plusieurs attaques ces dernières années. © Crédit photo : Bertrand Lapègue
Les attaques mortelles contre des brebis se multiplient dans la région d’Espelette. Les chiens de randonneurs non tenus en laisse sont dans le collimateur des éleveurs. Ils ne sont pas les seuls responsables.
La plupart du temps, les secours arrivent trop tard. Le mal est fait. Même tableau chaotique : un troupeau éparpillé, des touffes de laine disséminées sur le champ de bataille, des brebis repeintes à l’encre rouge à hauteur du cou ou de la cuisse. Des cadavres. Du traumatisme. Parfois, le ou les coupables traînent encore dans les parages. Du sang plein la gueule. « On en a vu se laver à la rivière avant de rentrer chez eux », se désole Thierry Hiriart, éleveur de manex à Espelette et dernier en date touché par la saignée.
Dans la cité du piment, épicentre du phénomène, d’étonnantes et violentes attaques sur les troupeaux ovins se multiplient depuis plusieurs mois. Ici, à l’entrée du Pays basque intérieur, contrairement à la région plus reculée de Lantabat, où le loup avait un temps été accusé cet été avant d’être – officiellement – mis hors de cause, le prédateur est clairement identifié. Il s’agit de son lointain cousin domestiqué. Enfin, domestiqué… C’est bien tout le problème, qui irrite à l’extrême les paysans locaux.
Je me pose la question de savoir si je ne vais pas prendre un fusil pour protéger mon troupeau
Déconfinement anarchique
Face à la légèreté de ces chiens agresseurs et surtout de leurs maîtres, certains, sans solutions, vont jusqu’à vouloir se faire justice eux-mêmes. Thierry Hiriart met en joue : « Quand je vais voir mes brebis à la montagne, j’ai deux ustensiles : mon bâton pour marcher et mes jumelles. Je me pose la question de savoir si je ne vais pas en prendre un troisième, un fusil pour protéger mon troupeau. » Procédé extrême et ancestral qui peut aussi consister à abattre, arbitrairement, un individu canin jugé menaçant.
Au plus fort de la psychose généralisée en Basse-Navarre, des arrêtés municipaux avaient autorisé cette pratique. Des innocents avaient été exécutés. On n’en est pas là au pied du Mondarrain, mais la question est prise très au sérieux par le maire d’Espelette, Jean-Marie Iputcha, lui aussi excédé. Dans le collimateur de l’édile, comme des éleveurs, une minorité de ces randonneurs citadins, débarqués en masse à la sortie du confinement. Sur ce qui s’apparente désormais à l’autoroute de la promenade du dimanche.

Thierry Hiriart a dû euthanasier deux de ses manex tête noire après l’attaque des chiens. DR
Ces randonneurs doivent comprendre qu’ils n’arrivent pas en terrain conquis
Thierry Hiriart se souvient du jour de la libération. « C’était un truc de dingue, ils sautaient partout au milieu des brebis. » La délivrance serait restée bon enfant, si ne figuraient pas parmi ces déconfinés quelques promeneurs inconséquents, désireux de faire gambader leurs chiens sans laisse. « Ils ont cette croyance : ’Mon chien est inoffensif’. Mais ils ne l’ont jamais vu en montagne », résume Panpi Olaizola. L’éleveur d’Espelette a été l’un des premiers frappés de l’année 2022. En mai. Deux chiens, quatre brebis tuées.
Une police de la montagne
« Ces randonneurs doivent comprendre qu’ils n’arrivent pas en terrain conquis », tonne Jean-Marie Iputcha. Le maire, « 100 % aux côtés des éleveurs », rappelle que les chiens doivent être attachés en montagne. Des panneaux ont été ajoutés au départ des divers sentiers menant au Mondarrain. Depuis cet été et la constitution d’une police intercommunale regroupant six communes (Saint-Pée-sur-Nivelle, Ascain, Sare, Espelette, Ainhoa et Arbonne), deux agents tournent sur les hauteurs pour rappeler la règle.

Andoni Cazenave élève 250 manex tête rousse sur les flancs du Mondarrain à Itxassou. P. M.
Mais est-ce suffisant ? Les éleveurs qui s’essaient aussi à la prévention se heurtent à une nonchalance déconcertante : « La plupart des randonneurs comprennent, note quand même Andoni Cazenave, éleveur à Itxassou, visé pour la dernière fois début décembre (une brebis morte, une mal en point). Mais d’autres font semblant et certains nous demandent… pourquoi notre chien n’est pas attaché ! Mais on est là pour bosser nous ! » « On nous remballe souvent, peste Thierry Hiriart. ‘Vous cherchez la merde ou quoi ?’ »
Jean-Marie Iputcha veut croire que les choses évoluent positivement depuis l’arrivée des policiers : « Il ne faut pas crier victoire, mais on voit du mieux, beaucoup plus de chiens en laisse. » Les éleveurs affectés récemment sont plus pessimistes. Exhortant à une « cohabitation bergers-randonneurs » (Andoni Cazenave), ils ont partagé leurs expériences sur les réseaux. Histoire d’accélérer la prise de conscience. Si les incivilités continuent, les agents intercommunaux pourront aussi désormais verbaliser les contrevenants.
Saisonniers et chiens errants
La totalité des attaques de troupeaux ne cessera pas pour autant. Les randonneurs n’en sont pas la seule cause. « Il y a aussi les chiens des saisonniers et les chiens errants », complète Jean-Marie Iputcha. Le maire ezpeletar a été appelé il y a un mois pour un carnage survenu à Larressore. « Le chien d’un saisonnier d’Espelette, de l’entreprise Sabarots. » Il avait fait la peau à huit brebis et s’en léchait les babines. « Beaucoup de saisonniers viennent avec des chiens, moi je leur demande systématiquement de les attacher », tente d’anticiper Thierry Hiriart. Le sujet reste circonscrit à quelques attaques, mais la vigilance semble de mise.
En 2022
Mai Quatre brebis de Panpi Olaizola (sasi ardi) sont tuées à Espelette lors de l’attaque par deux chiens de randonneurs (deux brebis d’un voisin périssent également lors de l’attaque). 3 décembre Une brebis d’Andoni Cazenave est tuée (manex tête rousse), une autre sérieusement blessée, à Itxassou, lors de l’attaque par deux chiens de randonneurs. Mi-décembre Huit brebis d’un éleveur de Larressore sont tuées lors de l’attaque par un chien de saisonnier du piment d’Espelette (établissement Sabarots). 30 décembre Deux brebis de Thierry Hiriart (manex tête noire), sérieusement blessées lors de l’attaque à Espelette par deux chiens échappés d’une habitation de Souraïde, doivent être euthanasiées. Une autre est blessée.
Elle est encore plus accrue pour les chiens errants, échappés à leurs propriétaires ou tout simplement abandonnés en rase montagne, passée la mode du déconfinement. Ciblé par des chiens de randonneurs à plusieurs reprises ces dernières années, Thierry Hiriart a cette fois vu son troupeau pris en grippe par deux chiens égarés. C’était vendredi 30 décembre : « J’ai été alerté par quelqu’un qui entendait des aboiements dans une prairie où j’avais mon troupeau. Deux chiens s’acharnaient sur une brebis. »
Combat inégal. Et si difficile à prévenir. Il arrive quand même que le préjudice (1), au moins financier, puisse être réparé. Les photos des toutous fous ont été postées sur Facebook.
Le propriétaire souraidar dépassé par la fuite de ses chiens s’est dénoncé et a promis de faire ce qu’il fallait. La perte morale, elle, n’est jamais compensée : « Voir sa brebis dépecée, ça fait très mal au cœur… »
- Une brebis adulte vaut environ 130 euros. Des dédommagements par les assurances peuvent exister, mais sous certaines conditions.
Pierre Mailharin
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La coopérative Lur Berri est également soutenue par la Région. Jean-Daniel Chopin
Usine du futur, lutte contre la cybercriminalité, agroécologie… La Région Nouvelle-Aquitaine a voté une série de subventions importantes en faveur d’actions structurantes ou innovantes du territoire
La commission permanente du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine s’est réunie ce 7 novembre pour voter ses subventions aux projets innovants du territoire. Plusieurs dossiers importants concernaient le Pays basque.
1 Innovation et productivité
Dans le cadre du projet « Usine du futur », un montant de 74 925 euros est accordé à Inox Pyrénées, basée à Larressore. À la clé, la possible création de cinq emplois. L’entreprise de chaudronnerie fine, attachée au monde de la cuisine, pilote une étude de marché sur le secteur de la cuisine extérieure, avec pour but de développer des meubles de convivialité pour plancha.
L’entreprise Baradat, d’Itxassou, touchera 121 671 euros. L’artisan charcutier traiteur entend augmenter sa capacité de production, tout en sécurisant le process. Deux créations d’emplois sont visées.
Dans l’escarcelle de la coopérative agricole Lur Berri, d’Aïcirits-Camou-Suhast, 306 000 euros. Il s’agit ici de soutenir un projet de recherche et développement concernant la transformation digitale des activités, pour mieux accompagner les agriculteurs dans la transition agroécologique tout en apportant des garanties aux acheteurs et consommateurs sur les enjeux sociétaux : bien-être animal, environnement, développement du territoire… Quatre emplois devraient en découler.
Le même nombre de création de postes est envisagé par Sitincloud, à Chéraute. La Région accorde 100 000 euros à cette société spécialisée dans les logiciels de lutte contre la cybercriminalité. Son objectif : assurer une protection maximale contre tout type de logiciel malveillant, connu ou non.
2 Hébergement inclusif
La Région vient aussi au soutien des bailleurs sociaux. Ainsi, Habitat Sud Atlantic touchera 150 000 euros. L’office public de l’habitat du Pays basque accompagne la commune d’Ostabat (200 habitants) dans la réalisation du projet Ostavals, qui entend mettre en valeur le patrimoine agricole et ses paysages, avec un centre de valorisation du paysage.
À proximité du centre est prévue la construction d’un foyer d’hébergement inclusif, géré par l’association Espace de vie pour adultes Handicapés (Evah) et Soliha 64 (Réseau associatif national de l’habitat privé à vocation sociale).
3 Santé et études
La Région attribue chaque année des subventions de fonctionnement aux organismes gestionnaires des instituts ou écoles de formation du milieu sanitaire et social, après analyse financière rigoureuse de leurs budgets. Ainsi, le Centre hospitalier de la Côte basque bénéficiera de 1,87 million d’euros dans ce cadre.
Notons enfin que l’hébergement des étudiants est lui aussi accompagné, avec 450 000 euros pour des rénovations de charpente, de toiture et de menuiseries au lycée polyvalent Biarritz Atlantique et à l’Union nationale du sport scolaire Pays basque.
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La colère ne redescend pas au sujet du nouveau plan de circulation à Itxassou. © Crédit photo : P.-A. C.
Après la pétition signée par plus de 400 Itsasuars, c’est au tour des habitants d’un autre quartier, celui de Mokoxainea, d’interpeller le maire, Mikel Hiribarren. Son nouveau plan de circulation ne satisfait toujours pas. Il oblige tous les véhicules qui traversent la commune à faire de grands détours et la circulation explose.
Les mêmes récriminations apparaissent : manque de sécurité pour les piétons, les enfants, les animaux et les cyclistes. D’autres chemins, qui faisaient également le bonheur des personnes âgées, des enfants et des promeneurs, sont désertés. Dans un communiqué, les contestataires dénoncent alors une « solution facile » qui consiste à déplacer le problème de circulation du centre-bourg vers d’autres quartiers.
« Continuer le combat »
« Elle est complètement paradoxale puisque ces chemins sont plus fréquentés par les piétons et les cyclistes que le centre-bourg. On fait circuler des voitures là où il y a le plus de piétons », est-il écrit.
Depuis leur dernière rencontre à la mairie, les élus restent inflexibles : « Ils ne souhaitent pas modifier leur projet, donc nous avons décidé de continuer le combat. Nous allons rencontrer le commissaire enquêteur afin de lui transmettre tous les doléances. Notre position reste la même, ce plan doit être retiré pour retrouver un village apaisé. »
Pierre-Alexandre Carré
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Le nouveau plan de circulation en sens unique décidé cet été par la mairie ne passe pas. © Crédit photo : PAC
Au milieu de l’été, Michel Hiribarren, le maire d’Itxassou, a pris un arrêté pour mettre en place un nouveau sens de circulation au centre-bourg. Or, cette décision est loin de faire l’unanimité et ce satisfecit municipal ne passe pas.
À ce jour, une pétition recueille même 401 signatures (soit 22 % du collège électoral du village). En effet, un grand nombre d’habitants sont surpris ou agacés par ce plan qui leur impose de circuler en sens unique. Dans un communiqué, les opposants indiquent qu’il n’y a eu aucune concertation avec les habitants et les commerçants et dénombrent plusieurs inconvénients.
Retrait pur et simple
D’une part, la multiplication des sens uniques oblige à de longs détours pour se déplacer à l’intérieur du village, notamment pour aller dans le quartier des écoles. Les conséquences sont donc plus de coûts, plus de pollution, et plus d’accidents probables dans des quartiers résidentiels. D’autre part, les riverains constatent une hausse manifeste de la vitesse sur ces voies passées en sens unique.
Enfin, de nombreux plots en plastique et des panneaux non conformes ajoutent la laideur au manque de lisibilité de la signalisation. Ils appellent donc au retrait pur et simple de ce plan de circulation, en attendant les réactions du sous-préfet et du maire pour trouver d’autres solutions.
Pierre-Alexandre Carré
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Eñaut Echeverria et Baptiste Ducassou ont coiffé la boïna en Soule. © Crédit photo : C. D.
Eñaut Echeverria et Baptiste Ducassou ont survolé la finale de la classique Souletine, face deux Peio, Larralde et Guichandut (40-19)
Le Master de Soule, 6e étape du Pro tour, épreuve répertoriée parmi les tops 8 des tournois comptant pour le circuit Esku Pilota, a consacré Eñaut Echeverria et Baptiste Ducassou, dimanche à Garindein. Les deux pilotari, en état de grâce, ont survolé la finale face à Peio Larralde et Peio Guichandut (40-19).
Une victoire qui ne souffre d’aucune contestation tant les deux hommes ont dominé leurs adversaires. Hormis en tout début de rencontre (9-6), les battus n’ont jamais inquiété les futurs maîtres Souletins. Incontestablement, les deux Peio, Larralde de retour de blessure et Guichandut n’avaient pas totalement récupéré de leurs efforts consentis lors des demi-finales. En effet, ils avaient dû sérieusement s’employer pour écarter Mathieu Ospital et Andoni Iphar (40-31). Le tournoi étant disputé selon les règles internationales (sans le filet du fond et le Xilo), les longues séquences de jeu avaient été nombreuses vendredi soir.
Sanchez blessé
Eñaut Echeverria et Baptiste Ducassou avaient quant à eux bénéficié du retrait sur blessure de Luis Sanchez lequel évoluait avec Mickaël Darmendrail (15-11). L'arrière de Pampelune, touché au genou droit, a été contraint de quitter la kantxa vendredi. L’espagnol doit passer une IRM afin de connaître la nature exacte de la blessure. Le surpuissant Navarrais n’a pas voulu prendre le risque d’hypothéquer ses chances de participation au futur mondial, programmé à Biarritz (22-29 octobre). Sélectionné avec l’équipe d’Espagne, il fait figure de favori au même titre que le tenant du titre, Baptiste Ducassou pour la médaille d’or à main nue individuel.
En attendant l’échéance internationale, plusieurs ténors disputeront le trophée Amikuze comptant pour le Challenge tour du circuit Esku Pilota. Ce vendredi et dimanche (finales), les paires Olçomendy-Ducassou, Larralde-Ugarte, Darmendrail-Guichandut et Heguy-Iphar brigueront la victoire à Saint-Palais.
Andde Bello
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Le PDG présente le projet de la coopérative aux élus et à ses partenaires, sur le futur site. © Crédit photo : Émilie Drouinaud/SUD OUEST
Le fabricant de mobilier design, connu à l’international, quitte Itxassou pour Larressore, où ses ateliers seront modernisés et deux fois plus spacieux. En cours, le chantier témoigne d’une grande réussite
Fleuron français du mobilier en bois de chêne, la coopérative Alki organisait, jeudi 22 septembre, une pose de première pierre symbolique. Bordé par un champ de piments, son futur bâtiment offre une vue imprenable sur la Rhune, à Larressore. Seulement entamé depuis mai 2022, ce chantier ne dévoile pour l’heure que des piliers et des chapes de béton. Les travaux doivent s’achever en septembre 2023. Ils concrétiseront une réussite entrepreneuriale peu commune, qui a hissé Alki parmi les fabricants les plus réputés du monde.
Sur un terrain de 16 000 m², la coopérative étalera sur 8 500 m² et deux étages ses ateliers et autres espaces de démonstration. Soit deux fois plus qu’à Itxassou, la commune qui l’a vu naître ex nihilo en 1981. Le futur bâtiment culminera à 8 mètres de haut et répondra aux normes environnementales les plus exigeantes – coque en bioplastique, panneaux photovoltaïques –, sous la houlette du cabinet Leibar et Seigneurin. « Une robe en écailles d’aluminium viendra coiffer l’édifice et son sol, plus minéral », dévoile l’architecte Xavier Leibar.
Environnement
Ce dernier a dû se plier à un épais cahier des charges : pas de chauffage, pas de lumière artificielle ni de rayonnement direct, enclin à déranger les compagnons artisans du bois. Le patron d’Alki, Eñaut Jolimon de Haraneder, y voit un défi à la hauteur des ambitions de la coopérative. Et l’homme de s’appuyer actuellement sur 42 coopérateurs pour poursuivre l’aventure. « Nous envisageons, à terme, de passer à 80 personnes », annonce-t-il.
Il faut dire qu’Alki ne cesse de grandir, forte d’un chiffre d’affaires de 7,4 millions d’euros en 2021 : les commandes affluent tant qu’une augmentation de la capacité de production s’impose. « Pour autant, il ne s’agira pas seulement d’un outil de production modernisé, reprend le jeune PDG. Ce sera un lieu de partage, de création et d’échanges. »
Rayonnement
Les mots « campus » et « atelier » sont ainsi préférés à celui d’« usine ». Ce qui convient parfaitement à Peio Uhalde, ce jeune retraité cofondateur de la coopérative en 1980.
Nous avons alors engagé un designer qui, avec nos moyens de l’époque, nous a peu à peu fait entrer dans un autre monde, sans que cela ne change quoi que ce soit à nos valeurs
« Vers 2005, le secteur était en crise, se souvient-il. Nous avons alors engagé un designer qui, avec nos moyens de l’époque, nous a peu à peu fait entrer dans un autre monde, sans que cela ne change quoi que ce soit à nos valeurs. » Une commande de mobilier par un café du château de Versailles a permis à Alki de glisser la première pièce dans la machine : « La carte de visite n’était plus la même », concède Peio Uhalde.
Dubaï, le Japon, les États-Unis ou encore la Jordanie s’arrachent désormais depuis plusieurs années ce mobilier élégant et haut de gamme. Sans oublier la France, où l’on ne compte plus les clients prestigieux, du Mucem de Marseille à la Cité du vin de Bordeaux, en passant par Quiksilver au Pays basque et, plus récemment, la Bibliothèque nationale François Mitterrand.
Audace payante
Grand artisan de ce succès, le designer Jean-Louis Iratzoki, directeur artistique d’Alki depuis la réorganisation, décrypte cet élan : « Cela a rapidement fonctionné car le design choisi était appliqué au savoir-faire, et non l’inverse. En outre, l’envie d’essayer de nouvelles choses n’a pas effrayé les coopérateurs. Nous avons compris qu’Alki devait aller au-delà de l’objet et s’engouffrer dans la communication et les rencontres internationales. » Une audace payante qui permet aujourd’hui à l’entreprise de « se projeter », comme le souligne Eñaut Jolimon de Haraneder.
Celui-ci n’entend cependant pas communiquer le coût du nouveau bâtiment. Tout juste glisse-t-il qu’il témoigne d’une « grande ambition ». Ambition totalement comprise par les pouvoirs publics, puisque Alki jouit d’une contribution de 600 000 euros de l’Agglomération et du Département. Dixit le patron de l’Agglomération Pays basque, il n’y a pas débat : « Ce projet créateur d’emplois, est exemplaire à tous points de vue. »
Thomas Villepreux
sudouest.fr

Maryse Cachenau, entourée de Beñat Duhalde et Isabelle Capdeville, lors de la conférence de presse. © Crédit photo : J. E.
L’association Lurzaindia (gardien de la terre) a lancé, mardi 13 septembre à la ferme du Broy à Urt, par l’intermédiaire d’une conférence de presse, une nouvelle campagne de collecte de fonds. Et ce, afin de poursuivre, grâce à l’épargne populaire, sa défense du foncier agricole et permettre ainsi l’installation et le travail de jeunes fermiers respectant les principes de l’agriculture paysanne.
C’est devant les serres d’Aurélie Sausset que Maryse Cachenau, Isabelle Capdeville et Beñat Duhalde sont venus exposer la vocation de Lurzaindia. « Un outil collectif pour préserver la terre nourricière », ont-ils défini. Ils ont également souligné son besoin de soutien financier régulier pour être capable d’assurer la continuité de son action, qui nécessite une solide trésorerie.
Cette dernière est basée sur trois axes forts : les demandes d’intervention à la Safer en matière de préemption, génératrices de frais et de caution dans le domaine financier ; la possibilité d’être très réactif en cas d’opportunité d’achat ; et enfin de pourvoir aux travaux de gros œuvre à engager parfois, pour concrétiser une installation d’agriculteur au-delà de l’acquisition, car il n’y a pas pour cela de subvention d’investissement par les collectivités locales.
Trois outils juridiques
Sous son appellation, elle dispose de trois outils juridiques distincts cohérents et complémentaires : la Foncière, une société à commandite par actions (SCA), l’association proprement dite et le fonds de dotation. La Foncière a pris le relais en 2013 du groupement foncier agricole mutuel Lurra, créé dans les années 70, et qui a la capacité, via l’épargne solidaire par actions, d’acheter des biens agricoles dans l’optique d’aider des projets d’installation de petites exploitations.
L’association, elle, sensibilise les citoyens et les collectivités à l’enjeu de la protection et du maintien du foncier agricole. Quant au fonds de dotation, il collecte des fonds, des dons ou legs, qui soutiendront des projets agricoles respectueux de l’environnement, du développement d’une économie de proximité pour une activité agricole durable et de qualité.
Renseignements sur lurzaindia.eu
Joseph Etchebarne
sudouest.fr
Le syndicat appelle à manifester le 10 septembre à Saint-Jean-Pied-de-Port. (© Guillaume FAUVEAU)
ELB fête ses quarante ans sous le signe de la crise agricole.
Le syndicat ELB fête ses 40 ans cette année. Pour cette occasion, une journée festive sera organisée le samedi 10 septembre, précédée d’une manifestation pour dénoncer la situation les difficultés du monde agricole.
Déjà quarante ans de luttes : le syndicat Euskal Herriko Laborarien Batasuna, la Confédération paysanne du Pays Basque, avait convié la presse le lundi 5 septembre aux abords de l'aérodrome d’Itxassou. Panpi Sainte-Marie, Jean-Paul Duhalde et Mirentxu Auzqui, membres du syndicat y ont présenté le programme de la journée festive qu'il organise le samedi 10 septembre à Ispoure, et sont revenus sur le contexte difficile dans lequel vivent les paysans.
Depuis 1982, le syndicat ELB lutte en faveur d’une agriculture locale, de qualité, rémunératrice pour les producteurs et respectueuse de la nature. Pour fêter ses 40 ans, le syndicat souhaite mettre en avant ce parcours riche à travers une journée festive à Ispoure. À 14 heures, un repas de produits locaux sera servi par les bénévoles du canton de Garazi, mettant en valeur les produits de producteurs locaux. L’association Gaia animera la suite de l’après-midi avec des défis entre paysans. Un groupe de danse prendra le relais avec une représentation. La journée se terminera par une soirée “talo ta xingar” animée par Gauro et DJ XA2. Une exposition photo retraçant les luttes les plus marquantes d’ELB sera également à découvrir tout au long de la journée salle Faustin-Bentaberri.
Mais avant de se retrouver pour un moment de partage, une manifestation aura lieu dans les rues de Saint-Jean-Pied-de-Port à partir de 10h30. Les paysans du Pays Basque veulent dénoncer le contexte très difficile dans lequel ils se trouvent actuellement. La sécheresse exceptionnelle et l’explosion des prix les placent dans une situation plus que critique. Le prix des céréales a augmenté de plus de 40 %, celui des protéines de 60 %, des fourrages de 25 % et il en va de même pour le prix de l'énergie et des différents services autour des fermes. Ainsi, le cortège protestera contre cette hausse des prix qui dégrade leurs conditions de vie.
Deux soirées d’échanges
En plus de la journée du 10 septembre, deux soirées d’échanges seront organisées en amont de l’événement d’Ispoure. Le premier rendez-vous est donné le mercredi 7 septembre à 20h30 au cinéma Saint-Louis de Saint-Palais. Patxi Iriart, d’Euskal Herriko Laborantza Ganbara, présentera les résultats d’une étude menée sur le thème “Notre assiette 2050”. La seconde soirée se déroulera le vendredi 9 septembre à 20 heures salle Haize Berri d’Ostabat sur le thème de la main-d'œuvre sans les fermes en présence de plusieurs intervenants, eux-mêmes paysans.
Ces rendez-vous se veulent ouverts à tous, paysans ou non.
Iker Lagrenade
mediabask.eus

L’abbé Jauregui a reçu un makila, offert par les élus et les paroissiens, ce dimanche. P.-A. C.
Dimanche, la paroisse Saint-Michel-Garicoits du Labourd, composée des communes d’Ainhoa, Souraïde, Espelette, Cambo-lesBains, Louhossoa et Itxassou, était en effervescence. C’est dans une église comble que la traditionnelle messe a été célébrée par l’abbé Joachim Jauregui. Cette fois, l’émotion était palpable et les remerciements ont afflué pour le natif de Sare qui a construit des vrais liens dans les différents villages. Son successeur attendu Après 15 ans de loyaux services, son départ est confirmé. La veille, c’est en toute intimité qu’il a reçu une médaille d’honneur des mains du maire, Christian Devèze.
Début septembre, la paroisse Saint-André-de-Bayonne l’accueillera en tant que prêtre auxiliaire. Son successeur, l’abbé Jean-Paul Martinon, est attendu prochainement au presbytère. Dans son homélie, l’homme de foi, arrivé en 2007, se livre sans ambages : « C’est avec un pincement au cœur que je vous quitte. Rappelezvous que la vraie richesse, c’est l’humilité, être au service des autres. » Sous les yeux d’autres personnalités politiques (Vincent Bru, Frédérique Espagnac, JeanMarie Iputcha, Roger Gamoy, Mikel Hiribarren, Jean-Pierre Harriet), les applaudissements redoublent. Pour les paroissiens, son image tolérante « marque les esprits » et le makila offert est le symbole d’une mission accomplie.
Pierre-Alexandre Carré
sudouest.fr

Hélène Devis, professeur de danse, diplômée du Pôle d'Enseignement Supérieur de Musique et de Danse (PESMD) de Bordeaux, vous propose à Itxassou, Salle d’Atharri, les cours suivants:
Cours Initiation à la danse (4-7ans)
Pour les plus petits, l’Initiation à la danse permet de découvrir divers notions: le corps, l’espace, la musique, la relation à l’autre, les qualités de mouvements,…
L’enfant sera amené au mouvement dansé à travers des explorations, des exercices, et des jeux, .
Les cours d’Initiation lui permettront de s’épanouir par la danse, tout en lui apprenant les notions fondamentales et construire des bases pour ses cours futurs.
Cours Contemporain Enfant (à partir de 7ans)
Apparue au début du XX° siècle, la danse contemporaine a voulu se libérer des codes de la danse classique de son époque.
Elle s’est développée autour des notions fondamentales de la danse (corps, temps, espace, poids, énergie). Elle se centre sur les différentes qualités de mouvements, l’utilisation de verbes d’actions, le travail au sol, l’improvisation.
Danse actuelle, la danse contemporaine continue d’évoluer grâce à l’inspiration et la création des danseurs.
Cours Contemporain ado adulte
Hélène Devis , professeur de danse, est diplômée du Pôle d'Enseignement Supérieur de Musique et de Danse (PESMD) de Bordeaux Nouvelle-Aquitaine.
Aujourd’hui, Hélène Devis souhaite transmettre technicité et sensibilité aux élèves, partager le bonheur de danser dans le travail et la bienveillance.
De multiples expériences professionnelles au sein de plusieurs troupes : cabaret itinérantes, ateliers contemporains, et différents projets vidéos dansés enrichissent son travail artistique.
Pour tous renseignements : 06 88 89 19 49
| Mercredi | |
| 15h-15h45 | Initiation danse à partir de 4 ans |
| 15h45-16h45 | Danse contemporaine enfant |
| 16h45-18h | Danse contemporaine ado & adulte |
Nos tarifs comprennent :
L'adhésion membre de l'association : 25€
L'accès au différents cours hebdomadaires
Tarifs:
Initiation à la danse (45 min) : (1 x 140 €) (1 x 40 € + 2 x 50 €)
Tarif jeune jusqu'à 18 ans : (1 x 160 €) (1 x 60 € + 2 x 50 €)
Tarif adulte : (1 x 250 €) (1 x 90 € + 2 x 80 €)
Tarif réduit * : (1 x 190 €) (1 x 70 € + 2 x 60 €)
* Tarif réduit, réduction de 25% pour le 2ème membre de la même famille (enfant-parents, couple), retraités, étudiant, parent isolé, demandeur d'emploi, handicapés, RSA …
Ticket CAF Pass sport 50€ est Cumulable avec les autres réductions !
Certificat médical de non-contre-indication à la pratique de la danse obligatoire
Attestation d’assurance civile obligatoire
Pour tous renseignements : 06 88 89 19 49