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Cette pétition est une initiative citoyenne d’habitants d’Itsasu, elle se déroulera sur le mois de mai afin de pouvoir être prise en compte par les candidats ou élus avant les élections régionales. Si vous souhaitez vous y associer il nous faut votre retour avant cette date.
Pour la signer vous pouvez imprimer le document joint et le ramener à un de ces 5 commerces qui ont accepté de la prendre en dépôt (2 boulangeries, 2 épiceries, pharmacie) ou au secrétariat de la mairie d’Itsasu (vous y trouverez des exemplaires vierges). Si vous n’avez pas d’imprimante ou si vous préférez, vous pouvez la scanner, la signer et la renvoyer à l’une des adresses suivantes :
Ces deux «PDF» en français et en basque sont aussi destinés à être transférés par mail à tout habitant d’Itsasu que vous connaissez et qui pourra s’associer à notre demande, « la boule de neige » n’est plus de saison mais conserve son efficacité…
Merci de votre bienveillante attention.

Les duos Bielle-Sanchez et Larralde-Saint-Paul se sont imposés samedi à Itxassou.
Le trophée Atharri 16e du nom qui se joue dans la modalité du joko berri (demi-trinquet) est entré dans sa phase finale. Suite à deux barrages brillamment remportés par les paires Eñaut Echeverria-Ximun Lambert et Mattin Olçomendy-Peio Guichandut, les demi-finales étaient à l’affiche samedi à Itxasssou, au complexe Atharri. Directement admis au stade des demi-finales, les duos Philippe Bielle-Luis Sanchez et Peio Larralde- Jon Saint-Paul (Lau Herri), n’ont pas manqué leur entrée dans le tournoi. Ils ont écarté avec plus ou moins de difficultés les tandems Eñaut Echeverria-Ximun Lambert (40-23) et Mattin Olçomendy-Peio Guichandut (40-38). Ils brigueront la boïna le samedi 22 mai (17 heures), déterminés à succéder au palmarès à la paire Maxime Etcheverry-Baptiste Ducasosou lauréate en 2019.
Pour ses premiers pas au complexe Atharri, le Navarrais Luis Sanchez a été à la hauteur. Après une entame timorée, il a fait parler sa puissance, repoussant son vis-à-vis au fond de la kantxa. Épaulé par le fin technicien et grand spécialiste du genre Philippe Bielle, le Pamplonais a fait parler sa puissance. Contraints à la défensive, Ximun Lambert constamment sur le reculoir et Eñaut Echeverria sevré de munitions n’ont pas trouvé la solution (14-14, 23-32, 23-40).
Larralde en patron
«Mon épaule gauche un peu endolorie et cette aire de jeu que je découvrais, je n’ai pas abordé la partie de la meilleure des façons, livrait Luis Sanchez. Philippe, un pilotari expérimenté habitué du site, m’a bien guidé et après quelques pelotes égarées, j’ai joué mon jeu. »
À la suite, Peio Larralde et le jeune Jon Saint-Paul (22 ans) du club Lau Herri ont arraché la victoire face à Mattin Olçomendy et Peio Guichandut (40-38). Pour ses débuts dans la cour des grands, le double champion fédéral Élite amateurs, par équipes et individuel en titre, Jon Saint-Paul a évolué sans complexe. Le fils du regretté Xavier Saint-Paul, ancien champion du monde natif de la cité de la cerise, a tenu le choc. Tant sur le plan émotionnel que sportif. Il a bien appréhendé l’événement dans un contexte peu évident. Malgré un mauvais passage à mi partie où il a concédé des buts, le joueur d’Ahetze a repris le fil de la partie en osmose avec son illustre partenaire (32- 32, 36-36, 37-38, 40-38).
Peio Larralde comme dernièrement au Moderne, lors de la finale du championnat de France Élite pro par équipes, a joué en patron. Avec 2 buts (34e et 36e), et des accélérations fulgurantes en volée hautes, le virtuose haspandar a forcé la décision au moment clé. Comme un symbole, c’est Jon Saint-Paul qui a scellé définitivement le sort de la rencontre via un débordement par la planche. Leurs rivaux ont certainement manqué d’un peu de fraîcheur dans le final pour enfoncer le clou.
Andde Bello
sudouest.fr

À l’heure de l’élaboration du PLU se pose en fond la question de l’Itxassou « futur »… © Crédit photo : DR Mairie
Près de 150 Itsasuar sont venus s’installer sur les chaises et gradins du mur à gauche Atharri le samedi 27 mars. Un fronton couvert ouvert… non pas à une partie de pelote à main nue, mais à une réunion publique organisée par la commune d’Itxassou en collaboration avec la Communauté d’Agglomération Pays basque afin de présenter les travaux d’avancement du plan local d’urbanisme (PLU).
Le maire d’Itxassou Mikel Hiribarren a résumé la réunion ainsi : « Le projet de développement qui a été présenté à l’occasion de cette réunion publique insiste sur l’importance de retrouver une centralité à Itsasu. Redonner au bourg historique et la rue principale qui relient le fronton au trinquet sa place de cœur de village ; tout en intégrant que la rue qualifiée de principale s’entend maintenant depuis le fronton municipal jusqu’au giratoire Ordokia situé sur la D 918. Le projet paraît ambitieux quand on sait que l’habitat et le commerce dans le bourg historique ont connu des époques plus animées, mais précisément c’est bien la responsabilité du décideur politique que d’envisager l’intérêt collectif et d’engager la commune sur des aménagements publics qui concrétiseront le projet ! »
2100 habitants
Nicole Etxamendi adjointe en charge de l’urbanisme ajoute que l’exercice consiste à définir plus précisément les objectifs chiffrés d’évolution de la population et parallèlement de production de logements. Et dit : « C’est ainsi que pour les 10 prochaines années les objectifs arrêtés en termes d’accueil de population et de consommation de foncier s’établiraient au seuil maximum de + 300 habitants avec moins de 5 hectares de terres allouées à l’urbanisation (constructions nouvelles, équipements, déplacements) ».
Pareil projet permettrait à la commune qui compte à ce jour 2100 habitants de maintenir la dynamique de ses écoles et de sa jeunesse, tout en s’impliquant fortement dans une politique d’aménagement qui favoriserait la vie sociale d’un centre bourg qui a envie de retrouver, justement, sa centralité.
Belxa
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Dimanche 28 mars, au sommet de l’Artzamendi, l’hélicoptère de la gendarmerie se porte au secours d’un parapentiste. © Crédit photo : Mathilde Bauthier
L’homme a fait une chute fatale, vers 14 h 30, ce dimanche 28 mars. Les secours ont dû intervenir en hélicoptère pour atteindre la victime, tombée dans un endroit difficile d’accès.
Ce dimanche 28 mars, vers 14 h 30, un homme de 45 ans a fait une chute mortelle au sommet du mont Artzamendi, situé au sud d’Itxassou et à l’ouest de Bidarray. Selon les premiers éléments recueillis auprès des secours, il s’agirait d’un parapentiste.
Le dramatique accident s’est produit tout près du sommet de la montagne. L’endroit, difficile d’accès en voiture, a nécessité l’intervention de l’hélicoptère de la gendarmerie. Les médecins du service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) du centre hospitalier de Bayonne n’ont pu que constater le décès de la victime. Vers 16 h 30, dimanche, les gendarmes chargés d’enquêter sur les circonstances du drame étaient encore sur les pentes de l’Artzamendi.
Une pratique à risque
Rappelons qu’il s’agit d’une pratique à risque, comme en témoignent d’autres accidents, survenus les années précédentes. En mars 2017, un homme de 33 ans est mort accidentellement après s’être élancé du Mont Baïgura, à Osses. En mai 2020, une jeune femme de 21 ans a été gravement brûlée après avoir heurté un fil à haute tension et avoir ensuite chuté de deux mètres, alors qu’elle s’adonnait au parapente au-dessus d’Irouléguy.
M.B. et P. P.
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Patrick Lesparre ne manque pas d’actualité, malgré la crise sanitaire. © Crédit photo : Mathilde Bauthier
L’écrivain Patrick Lesparre, aujourd’hui installé à Itxassou, sort un nouvel ouvrage
Ecrivain, scénariste et auteur de BD, Patrice Lesparre est prolifique. Depuis 2010, il a écrit 22 romans de 300 pages et cinq nouvelles, parus, entre autres aux éditions Hachette et Bragelonne. Parmi ses œuvres : la trilogie Les héritiers de l’aube, la série Les hauts conteurs, co créée avec Olivier Peru, honorée de deux prix dont celui des incorruptibles.
Son univers : aventure, action, fantaisie, thriller, notamment ses romans historiques s’adressant plus à un public adultes et adolescents, sur les thèmes des Mérovingiens, Charlemagne ou encore de la Contesse Bathory, première serial killeuse identifiée. Il multiplie les collaborations avec des maisons d’édition, et a même travaillé sur le Pif gadget des années 2000.
Après avoir longtemps habité à Bayonne, Patrice Lesparre demeure à Itxassou aux côtés de sa femme et de ses deux enfants. Parmi ses autres passions : la musique, auteur compositeur interprète et les collections de magazines de super héros. Rencontre.
Vous avez été particulièrement débordé ces derniers mois. Quels ont été vos travaux ?
Patrice Lesparre : Mes dernières réalisations, c’est le testament de Charlemagne, troisième thriller historique, sorti chez Bragelonne en janvier, auparavant j’ai sorti chez Hachette un escape game avec le château de Versailles en tant que scénariste de jeu, c’est une commande et ils m’en ont commandé un autre sur Sherlock Holmes.
Aux mêmes éditions, je suis aussi scénariste pour Histoire de France en BD, soit cinq albums qui vont sortir. J’ai le tome 1 d’une nouvelle trilogie fantastique qui s’appelle Pré mortem, ça sortira en mars chez Leha. Ça, c’est pour mes projets immédiats et il y aussi ma nouvelle collaboration avec le magasine Eléphant Junior en tant qu’auteur BD scénariste et dessinateur sur une série historique. Le premier épisode est sur la Tour Eiffel, Léa et Lucas à travers l’histoire.
C’est intéressant parce qu’il ne faut rien négliger. Si ça marche, on le sortira en album. Sans compter, qu’après le testament de Charlemagne je pars sur un nouveau roman thriller historique, cette fois sur Coeur de Lion. Ce tome 2 de la trilogie est prévu à l’automne prochain.
Vous êtes souvent invité sur des salons du livre, en cette période de crise sanitaire, où bon nombre de salons sont annulés comment assurez vous la promo des œuvres ?
Patrice Lesparre : Il ne nous reste plus que la promotion numérique , dédicaces en librairie ou les rencontres numériques mais moi j’ai guère de goût pour les rencontres numériques, je préfère le contact réel. J’étais censé aller aux Imaginales, en mai, à Epinal, le plus gros salon fantaisie de France, c’est décalé en octobre, idem pour Livre Paris, auquel je suis invité mais on n’a pas de certitude quant à la tenue effective du salon pour l’instant.
Les gros salons auxquels j’ai souvent participé , comme Toulon, Bordeaux , la foire du livre de Brive, deuxième salon de France après Paris, sont totalement bouleversés par cette crise sanitaire.
Un roman historique, dont l’intrigue se déroule à Bayonne
Le testament de Charlemagne, paru aux éditions Bragelonne, début janvier est un thriller historique qui se passe en 806, sous Charlemagne, à Bayonne, portant alors le nom de Lapurdum. Le duc de Spolette arrive à Bayonne pour enquêter sur une série de meurtres attribués au démoniaque Xan de l’Ours .
Entre la défiance des vascons jamais soumis et son désir pour Oyarza, la prêtresse vasconne, le duc va découvrir un complot politique majeur contre Charlemagne. Les caves de Bayonne ont une place d’honneur dans le roman . ( 22€ -300 pages) .
Mathilde Bauthier
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Baptiste Ducassou exhulte : l’Itsasuar de 28 ans, malmené dans la dernière dizaine par Luis Sanchez, a su se transcender pour s’imposer sur le fil. Photo Bertrand Lapègue
Particulièrement attendue, la finale du championnat de France de main nue Élite pro individuel a tenu toutes ses promesses, hier au trinquet Berria d’Hasparren. Et même un peu plus. Au terme d’un choc de titans et de 82 minutes d’un jeu d’une intensité rare, le Labourdin Baptiste Ducassou (28 ans) a coiffé sa 5e boïna, aux dépens du Navarrais Luis Sanchez (40-39). Il n’est plus qu’à un titre du record, codétenu par Manu Martiarena et Agusti Walatry (6 ). En lice pour son premier épilogue en tête à tête, le Pamplonais de 23 ans, qui participait à son premier championnat en tête à tête, n’a pas fait mentir le vieil adage «jamais deux sans trois ». Après ses finales du championnat du France par équipes et du Super Prestige, perdues d’extrême justesse, Luis Sanchez a concédé une 3e défaite. Cette fois, par le plus petit écart, ce qui lui laisse un goût d’inachevé. La rencontre, jalonnée de douze égalisations et de points de grande classe, s’est jouée à rien. Un petit ttantto (point) donc, qui suffit au bonheur de Baptiste Ducassou . L’Itsasuar, qui pensait avoir fait le plus dur (30-23), a dû sérieusement s’employer. Ensuite, mal embarqué et sous pression, le tenant du titre a bien réagi. D’abord pour recoller au score (33-36, 36-36), puis déborder son rival d’un dégagement en hauteur parfaitement dosé au filet du fond (38-39, 39-39, 40-30).
Dégagement gagnant
Le Navarrais ruminera longtemps son «regalo» (cadeau) à 36-33. Alors que Baptiste Ducassou était resté au fond de la kantxa, Luis Sanchez qui n’avait plus qu’à «poser», a vu sa pelote frappée en force terminer sa course sur la raie. «Una tonteria » (bêtise) qu’il regrettait à l’issue de la rencontre et qui lui a certainement coûté la victoire. Malgré cela, il a eu encore eu l’opportunité de l’emporter, lorsqu’il s’est élancé pour son dernier engagement (39-38), à la suite d’une volée haute rageuse gagnante. Un but parfaitement retourné de la gauche par le futur vainqueur, lequel a ensuite claqué un magistral pan coupé. La suite est désormais connue. À noter que les deux pilotari se sont neutralisés au but (11), avec un faux de plus pour Ducassou (2 à 1).
Olçomendy titré en groupe B
En prélude, Mattin Olçomendy (30ans), seul avant en lice en cette matinée de finales, a coiffé la txapela du groupe B. Le joueur formé à la Zaharrer Segi a dominé l’expérimenté Thierry Harismendy (39 ans) sur le score 40-28. Après une première moitié de partie équilibrée, Mattin Olçomendy s’est appuyé sur un engagement précis tendu à gauche (12), pour mettre son jeu en place (18-18, 21-26, 27-27, 40-28). Prompt à chatouiller le coin droit et le pan coupé, le Bas-Navarrais a tranché le point à bon escient. «Je suis content, c’est mon premier titre en Élite pro. Je me suis appliqué à construire les échanges, avant de tirer le point », expliquait-il.
« C’est la plus belle »
« Sud Ouest» On vous sent particulièrement ému, vous avez vraiment dû aller la chercher, cette 5e boïna ?
Baptiste Ducassou : C’est la plus belle ! Le plus beau de mes cinq titres, en terme d’émotion, c’est incomparable avec les autres finales remportées. Je suis passé par tous les états. Il y a peu j’étais au creux de la vague. La demi-finale gagnée face à Peio Larralde m’a redonné la confiance qui me faisait défaut.
Vous sembliez dominer votre sujet à l’entrée de la dernière dizaine, puis vous avez un peu coincé ?
Je me suis mis le bourdon tout seul, j’ai fait quelques cadeaux et je me suis agacé. Fort heureusement, j’ai réussi à me concentrer et à reprendre le fil de la partie.
À 39 partout, vous avez changé de but, pourquoi?
Luis rentrait bien sur les buts à gauche, j’ai décidé de buter tendu plein centre. Mais il a bien retourné. Après quelques échanges, j’ai eu l’ occasion de tirer le point. Au dernier moment, j’ai choisi de frapper en hauteur et la réussite m’a souri. Cela c’est joué vraiment à très peu. Luis aurait aussi pu gagner, je tiens à le féliciter.
Propos recueilli par Andde Bello
Il a dit :
Luis Sanchez
« Je suis très déçu, quand on perd d’un point, c’est difficile à accepter. Je n’ai pas joué ma meilleure partie aujourd’hui, je n’ai assez profité des bonnes pelotes et j’ai fait quelques bêtises qui ne pardonnent pas à ce niveau. Maintenant, il me tarde de renouer avec la compétition en deux à deux. »
Andde Bello
sudouest.fr

Mené dans la dernière dizaine par Luis Sanchez, Baptiste Ducassou a trouvé les ressources pour l'emporter sur le fil (40-39). © Crédit photo : Bertrand Lapègue
Au bout du suspense et d'une partie de très haut niveau, l'Itsasuar s'est défait du Navarrais Luis Sanchez ce dimanche au trinquet Berria d'Hasparren (40-39)
Baptiste Ducassou n'est plus qu'à un titre du record de six victoires, codétenu par Manu Martiarena et Agusti Waltary.
Ce dimanche, au terme d'une superbe finale, l'Itsasuar de 28 ans a été sacré pour la cinquième fois lors du championnat de France de main nue élite pro tête à tête, après 2015, 2017, 2019 et 2020.
Il s'est longtemps fait malmener par le Navarrais Luis Sanchez, qui ne s'est incliné que d'un petit point après une heure et demie de jeu (40-39).
Les deux pilotari se sont livré un mano à mano de très haut niveau, physique, technique et psychologique.
Sanchez "va réveiller la fourmilière"
Grâce à la qualité de son but (11) et sa science du jeu, Baptiste Ducassou a résisté aux coups de fusil de son adversaire de 23 ans, qui l'avait battu en poule (40-35), mais a cette fois commis quelques petto aux moments clés.
Révélation de ces derniers mois et déjà finaliste du Super Prestige (défaite contre Larralde), Luis Sanchez devrait encore faire parler de lui lors des prochaines éditions.
"Il va réveiller la fourmilière", a salué l'ancien champion Pampi Laduche sur NoA, qui retransmettait la rencontre.
En groupe B, c'est Mattin Olçomendy qui a coiffé la boïna, en disposant de Thierry Harismendy (40-28).
Pierre Mailharin
sudouest.fr

Baptiste Ducassou, qui a retrouvé ses bonnes sensations, a battu Peio Larralde samedi au Berria. PHOTO BERTRAND LAPÈGUE
CHAMPIONNAT DE France : Sanchez a dominé Ospital (40-23) et Ducassou a défait Larralde (40- 35). Les deux arrières disputeront la finale dimanche au Berria
Les affiches des finales des groupes A et B du championnat fédéral de main nue Élite pro individuel sont connues. Chez les ténors, on retrouvera face à face dimanche matin au Berria à Hasparren, le tenant du titre Baptiste Ducassou et le Navarrais de Pampelune Luis Sanchez. Soit un duel inédit entre deux solides arrières qui maîtrisent aussi l’engagement, un secteur clé du « buruz buru » (tête à tête) que le jeu long. À l’étage inférieur, ce sont Thierry Harismendy, encore un arrière et Mattin Olçomendy, seul avant, qui brigueront la txapela. Samedi après-midi à Hasparren Luis Sanchez a dominé sans trembler Mathieu Ospital (40-23). Seul pilotari invaincu, l’épatant Navarrais de 23 ans a récité sa pelote avec beaucoup de puissance et de précision. Après un début hésitant, il s’est appuyé sur un engagement canon (12) pour asseoir son jeu (6-6, 10-8, 15-15, 25-17, 32-19, 40-23).
Choc de grande classe
Dans la foulée, Baptiste Ducassou a retrouvé ses bonnes sensations pour déborder Peio Larralde (35- 35, 40-35). Les deux athlètes ont livré une rencontre de toute beauté, de quatre-vingts minutes. Un choc à suspense ponctué de ttantto de grande classe. Chacun a eu l’opportunité de «tuer» la rencontre. Après la 5e égalisation à l’entrée de la dernière dizaine, Baptiste Ducassou a failli réussir le break suite à deux débordements au filet du fond (26-21). Mais c’était sans compter sur la ténacité du lauréat du Super Prestige. Revenu à hauteur grâce notamment à son but varié (8 réalisations et 1 faux, 4 et 1 faux à son rival), l’Haspandar via 7 points de rang dont de judicieuses attaques tranchantes de la gauche, a eu sa chance (27-30).
Le groupe B à l’attaque
Mais l’Itsasuar n’a pas abdiqué. Au contraire, il a pris sa chance fouillant le pan coupé avec beaucoup de justesse (30-30). Retrouvant la confiance qui lui faisait défaut depuis plus d’un mois, il a terminé en costaud, profitant au passage d’un but faux au 32e ttantto du régional de l’étape (32-32, 34- 32, 35-35, 40-35) À l’étage inférieur, Thierry Harismendy a dominé le gaucher Alexis Inchauspe (40-27). C’est à l’aide de 15 buts et de frappes tendues au filet que l’expérimenté joueur formé à Denek Bat a construit sa victoire (25-18, 30-22, 40-27). À la suite, Mattin Olçomendy, 8 buts au compteur, a remporté le derby des avants puncheurs basnavarrais face à Antton Monce (23- 26, 33-33, 40-34). La finale entre les deux pilotari tournés vers l’attaque promet un beau spectacle.
Andde Bello
sudouest.fr

Sur le chemin des Trois Croix, un cadavre de pottok et des restes de trois vaches, dont une n’est pas de race betizu. © Crédit photo : DR
Les restes de trois bovidés retrouvés sur le Mondarrain signent-ils le braconnage de betizu, la race locale ? C’est ce qu’a suggéré la municipalité d’Espelette. Ce n’est pas certain. Le flou règne.
La semaine dernière, un graffiti est apparu sur un mur du marché couvert d’Espelette. En lettres vertes : « Aupa betisoak ! » (1). L’acte de vandalisme pictural se réfère aux trois vaches retrouvées mortes récemment sur le Mondarrain. L’affaire bruisse de questions en suspens.

Des inscriptions ont été taguées sur un mur du marché couvert d’Espelette, en référence aux trois vaches retrouvées mortes sur le Mondarrain. Signe que l’épisode a marqué localement. © Crédit photo : DR
Les trois infortunés bovins sont-ils bien des betizu ? Qui a dézingué les bestioles ? Dans quel but ? Un flou propice aux conjectures enrobe le forfait. Cela sur fond de crispations autour de la race sauvage locale, patrimoine vivant que certains préféreraient mort.
La municipalité d’Espelette a formulé une première version de l’histoire. Celle de trois betizu sauvages tuées dans le massif, dépecées par quelques Tartarins du Mondarrain. Avant d’abandonner têtes, pattes et peaux sur un chemin du col des Trois Croix. « On ne sait pas trop s’il faut le prendre comme une provocation », glissait à « Sud Ouest » Michel Ezcurra, adjoint à l’agriculture d’Espelette.
La piste Blondes
Bravade de braconniers ou non, il semble que la macabre découverte ne concerne peut-être pas trois betizu. Peut-être deux, sans certitude. Pour ce témoin (2) direct, bon connaisseur du coin, point de ruminant endémique sur la scène du crime. « Je me promenais, j’ai vu les restes. Pour moi, ce n’était pas des betizu. » Et de produire une photo pour preuve de sa théorie.
C’est bien l’endroit. Un cadavre de pottok y voisine avec les piteux reliefs de trois vaches. L’une d’elles a la tête brune d’une Salers ou quelques cousines de pelage foncé : éliminée. Les deux autres pourraient bien être des betizu. « Pour moi, ce n’est pas le cas. Les betizu ont une couleur plus rouge, plus fauve. Celles-là ressemblent plus à des Blondes d’Aquitaine. »
Difficile à dire, même pour un œil expert. Deux envoyées du Conservatoire des races de Nouvelle-Aquitaine sont moins catégoriques. « Les conservatrices se sont rendues sur le terrain et elles partent sur un constat d’une, voire deux betizu », indique le conseiller régional Andde Sainte-Marie.
« Omerta »
L’élu, délégué à la montagne et au pastoralisme, s’intéresse à l’épisode du Mondarrain. « Nous sommes dans la logique de préservation des races et de la biodiversité qui est celle de la Région. » Il ne cache pas un certain agacement, trouve « étonnant le traitement fait par les pouvoirs publics et les élus d’Espelette ».
Ces derniers ont publiquement dénoncé un braconnage de betizu, sans pour autant porter plainte. « Cela aurait pourtant été faire preuve de responsabilité. Et une plainte, donc une enquête, était le seul moyen d’avoir des certitudes sur ce qui s’est passé. » Andde Sainte-Marie n’hésite pas à parler d’« omerta ».
Le conseiller régional sait que « tout le monde ne tolère pas la présence des betizu en montagne ». « Elles mettent les clôtures par terre, entrent sur des propriétés, ça agace », confirme l’auteur de la photo.
Le braconnage existe. Parfois pour le simple plaisir de bombances clandestines. « Mais ça devient compliqué, il y a du monde en montagne. » Lui ne croit pas à la théorie d’un dépeçage in situ.
« Aux vautours »
En l’occurrence, il miserait sur un scénario plus basique, à l’ancienne : « On a toujours tué à la ferme, comme pour le cochon. Aujourd’hui, c’est interdit, mais ça se pratique encore. C’est la tradition. Ce n’est pas forcément le fait d’éleveurs, d’ailleurs. Ça peut être quelqu’un qui achète une vache ou un veau, se le tue et se le prépare. Après, on balance les restes aux vautours. Ceux-là n’ont pas été très discrets. »
Pourquoi les élus locaux ont-ils parlé de trois betizu et de braconnage ? Au moment d’écrire ces lignes, nous n’étions pas parvenus à joindre Michel Ezcurra.
Pour notre observateur, vrai ou faux, « c’est peut-être un mal pour un bien ». « Les braconniers ne sont pas nombreux. C’est sans doute une façon de leur mettre la pression. »
En l’absence d’enquête, chacun restera avec ses convictions.
(1) Soutien aux betizu.
(2) Il préfère garder l’anonymat.
Pierre Penin
sudouest.fr
Ducassou au forceps.
Expiré
PHASE FINALE Vainqueur à l’arraché face à Bixente Larralde (40- 31), l’Itsasuar file en demies. Mathieu Ospital a aussi validé son ticket.
La troisième et ultime journée comptant pour le championnat fédéral Élite pro individuel, a rendu son verdict. Désormais, on connaît tous les qualifiés pour les demi-finales. En groupe A, celui des ténors, ce sont Luis Sanchez, Baptiste Ducassou, Peio Larralde et Mathieu Ospital qui brigueront la txapela. Le Navarrais Luis Sanchez qui a bénéficié samedi du forfait de Mickaël Darmendrail
termine devant le tenant du titre, Baptiste Ducassou qui a écarté samedi au Berria, à l’arraché, le prometteur Bixente Larralde (31-31, 40- 31).
Sans trembler
Pour la poule 1, cela s’est joué hier à Saint-Jean-Pied-de-Port, au mythique trinquet Garat. Sous tension, comme le numéro un de la discipline Baptiste Ducassou qui
a bouclé sa partie en costaud avec à la clé 9 buts et 4 pans coupés d’école, Mathieu Ospital a battu Elgart (40-17). Le natif d’Urepel (12 buts au compteur), a récité sa pelote, alternant les frappes variées. En prélude, Peio Larralde le premier de la classe a dominé également sans trembler, Ximun Lambert (11-11, 40-25).
À l’étage inférieur, au sein du groupe B, ce sont Alexis Inchauspe, Mattin Olçomendy) (poule 1), Antton Monce et Thierry Harismendy (poule 2), qui sont les heureux élus. Les résultats : Antton Monce - Philippe Bielle (40-26),
Thierry Harismendy - Cdric Lucu (40-22), Mattin Olçomendy - Ion Iturbe (40-23), Bixente Çubiat - Alexis Inchauspe (40-30).
Andde Bello
sudouest.fr
Le cinéma basque a le vent en poupe avec prochainement la sortie du film « Akelarre ».
Ce film a déjà conquis les Goya, les césars espagnols.
Reportage diffusé sur France 3 Euskal Herri.

Au Pays basque, sur le Mondarrain, les vaches betizu sont chez elles. mais pas toujours en sécurité... © Crédit photo : Archives Jean Daniel Chopin
Des braconniers ont récemment tué trois de ces vaches locales. Le forfait met en lumière la délicate gestion de l’animal sauvage par les élus locaux.
Mort aux vaches !
Ils n’ont laissé que les peaux, les pattes et les têtes des trois betizu. À la toute fin de décembre, les braconniers ont signé leur forfait. «On les a retrouvés au col des Trois-Croix, un endroit très passant», souligne Michel Ezcurra, adjoint à l’agriculture de la commune d’Espelette. «On ne sait pas trop s’il faut le prendre comme une provocation.» Ce n’est pas la première fois que des bouchers clandestins zigouillent quelques spécimens de la race sauvage du Pays basque. Un comité de suivi du cheptel local compte les têtes. 60betizu broutent les pentes du massif. Malgré une «interdiction de tir », leur nombre n’augmente pas. La municipalité n’a pas déposé plainte. Pas d’enquête, donc. Les élus connaissent-ils les Tartarins du Mondarain ? Préfèrent-ils laver le linge basque en famille ? «Ce n’est pas le cas, certifie l’adjoint. Nous ne savons pas qui a fait ça. Il faudra sans doute porter plainte si ça recommence». Bâtards malingres Que recherchent les abatteurs ? La chair à bonne chère, sans doute. «Les betizu se mangent. C’est bon», confirme Michel Ezcurra. Des restaurateurs cuisinent la domestique. Le condiment de l’interdit rehausse certainement le goût de la sauvage. La minutie du dépeçage conforte la piste gastronomique. Ce n’est pas la seule. Les bêtes sauvages ne connaissent pas les frontières des propriétés et « peuvent rentrer assez bas, sur les prairies privées ». Là où paissent leurs cousines Blondes d’Aquitaine. Elles les rencontrent aussi en estive. « Le souci, c’est que les taureaux sauvages peuvent saillir des vaches d’élevages à viande.» Ce métissage malheureux engendre des bâtards malingres. « Les veaux ne sont pas commercialisables. C’est une perte pour un éleveur.» L’un de ces accouplements non désirés par l’homme est advenu récemment, à Itxassou. « L’éleveur se tourne vers la mairie, forcément. Il va falloir discuter indemnisation.» Car le premier magistrat est légalement responsable des errements des betizu sauvages sur sa commune.
Danger
Michel Ezcurra relève le flou juridique où s’ébrouent les bovidés endémiques : «Ils ne sont considérés ni comme sauvages, ni comme domestiques. Au bout du bout, la responsabilité des problèmes revient au maire. Le statut des betizu, c’est un sujet qu’on essaie d’amener devant les services de l’État. Sans succès pour le moment.» Il n’y a pas que des idylles incongrues entre bovidés dont doit répondre le premier magistrat. « En cas d’accident, c’est encore lui qui prend. On est en présence d’animaux sauvages, ça peut être dangereux. » L’animal s’effarouchera 99fois sur 100. « Mais on peut tomber sur une mère avec son petit. Et la montagne est de plus en plus fréquentée. L’an dernier, une personne a appelé à la mairie. Elle avait eu peur.» Les élus, en lien avec le Conservatoire des races, s’efforcent de contenir la population des betizu. Mais ils n’ont pas besoin du concours des braconniers
Pierre Penin
sudouest.fr

Le massif du Mondarrain, à l’instar de la montagne basque, connaît une importante fréquentation de ses sentiers. Un règlement se dessine © Crédit photo : Archives Jean-Daniel Chopin
Du côté d’Espelette, Ainhoa et Itxassou, les élus planchent sur un règlement d’estive, dédié à l’activité pastorale comme de loisirs
L’usage du massif du Mondarrain : c’est l’enjeu d’une réflexion engagée au sein du pôle territorial Errobi. Il recouvre les pratiques pastorales comme de loisirs. « Ce n’est pas encore quelque chose de formalisé, mais nous avançons sur un règlement d’estive », présente Michel Ezcurra, l’adjoint à l’agriculture d’Espelette, lui-même éleveur de brebis.
Au départ de ce travail, la nécessité d’organiser la transhumance. « Un éleveur disait : ‘‘j’amène tant de brebis en haut’’ et on n’avait aucun document ou règlement pour lui dire : ‘‘non, tu dois en amener moins’’. » Or une partie des aides de la PAC (1), redistribuées localement, est indexée sur la taille des troupeaux en estive. Et l’enveloppe n’est pas extensible.
« Les communes doivent répartir ce qu’on appelle les aides de paiement des bases. La répartition se fait par nombre de têtes en transhumance. Il faut pouvoir l’anticiper. » Sans cadre, la tentation est grande de conduire dans les hauts pâturages le maximum d’ovins. L’élu ne le dira jamais ainsi, mais il s’agit de ne pas laisser les uns manger la laine sur le dos des autres. « On a constaté que des éleveurs qui transhument depuis des années, avec le même nombre d’animaux, touchent moins. »
Préserver la ressource
La question ne s’arrête pas à un juste partage des subsides européens. « On sait que le Mondarrain est surpâturé. Il y a trop d’effectifs et pas assez à manger. Il faut aussi réguler pour préserver les ressources. » Voilà pourquoi le règlement d’estive prévoit de sonder les éleveurs en amont, pour établir « un prévisionnel ». « Ils nous diront leurs intentions et une commission se réunira pour évaluer les choses. Ça pourra être plus ou moins, en fonction de la ressource. » Les élus qui planchent sur ce modus vivendi s’engagent à donner des réponses « assez tôt ». « Pour permettre aux transhumants qui ne pourront pas monter avec leur effectif habituel de trouver des solutions, vers d’autres estives. Je ne dis pas que c’est simple, mais c’est tout de même possible. »
Le règlement d’estive ne s’adressera pas seulement aux éleveurs. Les promeneurs et autres jouisseurs de la montagne devront s’y conformer. Leur nombre grandit. « Je ne sais pas si c’est l’effet du confinement, mais il y a eu du monde cette année. » Si le randonneur respecte le milieu et prend globalement soin de ne pas laisser de traces polluantes de son passage, il accède aux chemins en voiture. « Le week-end où il a neigé, ici, à Pinodieta, il y avait des voitures garées des deux côtés de la chaussée. Le laitier, qui vient collecter la production dans les fermes, n’a pas pu passer. Moi aussi, avec mon tracteur, j’ai été bloqué. »
Laissés sans laisse
Michel Ezcurra pourrait décliner les exemples à l’envi. Comme celui de cet éleveur qui devait « ramasser les pottoks avec ses enfants ». « Il y avait un groupe de personnes. Elles se sont écartées pour faire la place, mais des deux côtés du chemin, au lieu de se positionner d’un seul. Les chevaux n’ont plus avancé. Ils sont restés là. » L’anecdote relève plus de la méconnaissance que de la mauvaise volonté, mais elle dit les problèmes de cohabitation.
Et puis ce monde-là en profite souvent pour promener le chien. « Les éleveurs nous font remonter des soucis. On a mis des panneaux pour demander de les tenir en laisse, mais c’est peu respecté. » Avec les élus de Bidarray et du secteur du Baigura, l’Ezpeletar envisage « une police intercommunale ». « Il faut bien que quelqu’un donne les amendes… » Mais avant de distribuer les douloureuses, un été de prévention pourrait voir un préposé aux bonnes pratiques arpenter les sentiers. « On en discute entre Itxassou et Espelette. »
(1)Politique agricole commune.
Pierre Penin
sudouest.fr

Un groupe de citoyens souhaite mettre en place un « taxi » solidaire de proximité pour lutter contre l’éloignement. © Crédit photo : Photo dr
Dans le cadre du Budget participatif 64, un groupe de citoyens souhaite mettre en place un taxi solidaire de proximité.
L’objectif est d’acquérir un véhicule qui servirait de « taxi » pour instaurer un service qui, à raison de deux fois par semaine dans un premier temps, ferait la liaison entre le domicile des Itsasuars et le centre du village. Le but étant d’aider les villageois isolés, à mobilité réduite, dans l’incapacité de conduire ou dépourvus de moyens de déplacement, à se déplacer et répondre à certains de leurs besoins.
Diverses utilisations
Il serait ainsi utilisable pour des rendez-vous médicaux, aller chez les commerçants, aux services de soins, au cimetière, emprunter la navette Txik-Txak, rejoindre d’autres destinations en train ou en bus et aller au marché d’Espelette.
La mairie soutient cette initiative, avec le CCAS, et invite la population à voter (1) pour cette initiative au service de tous. Les projets les plus plébiscités seront financés.
Joseph Maya
sudouest.fr

Lors du conseil municipal du 17 décembre, Michel Ezcurra est revenu sur le règlement intercommunal, développé sur les communes d’Espelette, Ainhoa et Itxassou. Il a rappelé que les véhicules sont interdits en montagne, hors activité de chasse. Cette interdiction n’a pas toujours été unanime, Espelette autorisant auparavant les engins motorisés, à l’inverse des deux autres communes voisines. Une uniformisation plus cohérente. « Tous les 4×4, c’est archi-interdit ! J’en ai déjà chopé en haut », ajoute le maire, Jean-Marie Iputcha. Il a, par ailleurs, annoncé le projet d’une police intercommunale, « c’est en discussion avec l’Agglo ».
Taxes
Les trois taxes proposées pour le bétail profitant des pâturages du Mondarrain sont, annuellement, de 1,25€ par tête d’ovin ou caprin, 10 euros par tête de bovin ou équin et 30 euros par tête de betizu (race de vache) domestique. Une augmentation des tarifs en vue de réduire le cheptel de betizu domestiques.
« En 2014, on a fait le choix de garder les betizu sauvages. Si on met trop de domestiques, le comportement des sauvages va changer. Le comité nous avait prévenus et c’est ce qui commence à arriver », a souligné Michel Ezcurra. Au vote, unanimité des voix.
Mathilde Bauthier
sudouest.fr

Mizel Setoain, adjoint à la voirie, devant la mairie du village. © Crédit photo : Photo J. M.
Mizel Setoain, adjoint à la voirie, fait le point sur les travaux entamés sur un secteur fréquenté en toute saison : la route du Pas de Roland. Elle est départementale à partir du panneau Itxassou. La nouvelle municipalité a appris, en août, que des travaux commenceraient en septembre et que la route serait fermée durant l’ensemble du chantier.
« Sud Ouest » Quels sont les travaux effectués ?
Mizel Setoain Ils sont assurés conjointement par les services du Conseil départemental et la société électrique Enedis. Il est prévu d’enfouir tous les câbles et de refaire le revêtement. Nous avons immédiatement réagi auprès du Département et de la Communauté d’agglomération Pays basque (CAPB), pour leur demander de profiter de ce chantier afin d’acheminer les eaux usées du quartier Latse.
Nous pensions que notre demande relevait du bon sens. Les différents services nous ont fait comprendre que les coûts seraient trop importants par rapport au peu d’habitations concernées et qu’ils n’avaient pas prévu le budget nécessaire. Les travaux ont donc débuté, sans réservation pour les eaux usées. Nous espérons que l’avantage des câbles sécurisés et de la route neuve l’emportera sur tout l’impact négatif du chantier pour les habitants.
Comment se passe le chantier ?
Débuté le 14 septembre, pour se terminer le 29 octobre, nous savons aujourd’hui qu’il durera au moins trois semaines de plus, la roche s’est révélée plus dure que prévue et les pluies diluviennes de septembre ont ruisselé longtemps depuis les flancs d’Atharri. Aux rochers qui affleurent et à la route étroite, la présence d’une importante canalisation d’eau sous la chaussée vient compliquer le chantier. Il s’agit du conduit en fonte installé dans les années 1930 pour acheminer les eaux des captages, du Laxia vers Bayonne. Il est prévu de le renforcer plus tard par une technique qui évite de le changer en entier.
Qu’en est-il des utilisateurs de la route ?
Certains sont très mécontents de la situation, car ils ont été informés tardivement que la route serait fermée de longues semaines et qu’ils devraient effectuer un long détour par les quartiers Izoki ou Ortzia Gehasto.
La municipalité a signalé aux responsables du Département, les désagréments subis pour rejoindre le centre du village et les axes principaux de circulation. Nous attendons des dédommagements pour les producteurs fermiers et les établissements de restauration. Notre courrier est resté sans réponse pour l’instant.
Joseph Maya
sudouest.fr