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La chanteuse basque Juliette Magnevasoa célèbre l’harmonie humaine dans son nouvel EP (mini-album)
Expiré« Trouver sa place permet à l’autre d’en avoir une » : la chanteuse basque Juliette Magnevasoa célèbre l’harmonie humaine dans son nouvel EP (mini-album)

En plus du guitare-voix, Juliette Magnevasoa a intégré de nouveaux instruments à cordes dans cet EP. © Crédit photo : Emmy Lou Maï
Un an après son premier EP, l’artiste Juliette Magnevasoa sera de retour jeudi 29 octobre avec « Le cœur au bout des doigts ». Un recueil de titres pour exprimer le « besoin criant » de témoigner son amour à ceux qui l’entourent
Juliette Magnevasoa s’est fait connaître grâce à son duo basque « Pauline & Juliette », avec lequel elle a donné plus de 300 concerts. Depuis la séparation du groupe en 2022, l’artiste — qui a grandi à Itxassou après sa naissance à Madagascar — s’est lancée en solo avec un premier EP intitulé « Guitare nouée sur corps étanche », en 2025, suivi de « Les Routines Vol 1 » et « Les Routines Vol 2 (l’éveil) ». « Sud Ouest » l’a rencontrée à l’occasion de la sortie de sa nouvelle composition, « Le cœur au bout des doigts » (1).
Elles ont à peine 23 et 19 ans et leur duo cartonne. Le premier album des deux copines vient de sortir. Il s'intitule "Hegaldaka".
À quoi peuvent s’attendre les auditeurs pour votre nouvel EP ?
« Le cœur au bout des doigts » parle du lien. Le lien qui parfois est un abri, une attache, une accroche. L’idée, c’est ce besoin criant de témoigner mon amour aux personnes qui m’entourent. Cette démarche donne une place ; elle permet non seulement d’en trouver une, mais permet également à l’autre d’en avoir une. Elle permet d’être ensemble, tout simplement.
Qu’y a-t-il de nouveau par rapport au précédent ?
On retrouve le guitare-voix, qui est le socle de ma musique. Mais ce qu’il y a de différent et de nouveau, ce sont les cordes. Il y a un violon, un violoncelle et une basse.
L’un de vos nouveaux titres, sorti le 9 octobre, est intitulé « Agnès ». Qui est-ce ?
Agnès est une amie que j’ai rencontrée il y a quelques années. C’est quelqu’un qui m’a un petit peu renversée. Je voulais écrire sur des sentiments qui prennent une place et une forme dont j’ignorais l’exactitude, il faut le dire. Mais c’est une forme d’amour qui prend sa place avec le temps. Parce que le temps est un bon allié, pour comprendre ce qu’il en est.

« Agnès est une amie que j’ai rencontrée il y a quelques années. C’est quelqu’un qui m’a un petit peu renversée. Je voulais écrire sur des sentiments qui prennent une place et une forme dont j’ignorais l’exactitude. »
Dans « J’ai tant rêvé d’être blanche », vous dîtes rêver de « n’avoir à garder sous la manche aucun papier, aucune archive ». Expliquez-nous ?
En France, quand on est une personne non-blanche, on est plus susceptible d’être soumise à des contrôles au faciès. Au-delà de ça, je parle de la charge raciale. Pour ma part, à chaque fois que j’arrive dans un espace où il n’y a que des personnes blanches, eh bien, inconsciemment ou consciemment, je repère quelle est la personne qui pourrait être mon alliée s’il arrivait quelque chose. C’est précisément cela que l’on appelle la charge raciale.
Est-ce que cette situation est plus difficile en grandissant au Pays basque qu’ailleurs ?
D’abord, j’ai compris que j’avais la peau noire le jour où on me l’a dit. Ça a toujours été un sujet pour les autres, pas pour moi. Et même quand c’est fait avec bienveillance —parce que ça a rarement été malveillant — le fait d’être constamment renvoyée à sa couleur de peau met dans une posture d’exil perpétuel. On n’est pas vraiment chez soi. C’est qu’on vient d’ailleurs et qu’on n’est pas tout à fait d’ici. Pour trouver sa place, ce n’est pas évident.
Vous êtes actuellement en tournée pour votre seule en scène. Comment vivez-vous cette période ?
C’est vraiment extraordinaire d’aller à la rencontre des gens comme ça. J’ai une chance inouïe. Les gens sont au rendez-vous, les salles sont pleines. C’est absolument merveilleux !
(1) Sortie de « Le cœur au bout des doigts » (label Les Rythmes Ruban) le 29 octobre. 7 titres, 26 minutes.
Chloé Dasquet
sudouest.fr

Pour Nicole Etxamendi, la loi ZAN implique de concilier la production de logements avec la sobriété foncière et la transition climatique. © Crédit photo : Mathieu Prat
Quel est le bilan du Plan local de l’habitat (PLH) 2021-2026 ?
L’Agglomération a financé depuis 2021 la politique du logement à hauteur de 41 millions d’euros. Près de 2 700 logements privés ont été rénovés ou adaptés et environ 4 000 logements sociaux ont été produits, en locatif ou en bail réel solidaire (BRS). Au total, les opérations réalisées entre 2021 et 2025 ont généré près de 465 millions d’euros dans l’économie locale. Le modèle de production de logements reste cependant assez fragile. C’est pourquoi nous prorogeons l’actuel PLH de deux ans afin de nous donner du temps pour mieux préparer le prochain.
Quelles seront les orientations ?
L’objectif reste le même : proposer une offre de logements pérenne pour la population qui vit, travaille et vieillit au Pays basque. Nous aimerions aussi adapter les politiques de l’habitat aux réalités des différents territoires. Ensuite, la loi ZAN nous oblige à trouver de nouveaux leviers pour concilier la production de logements avec la sobriété foncière et la transition climatique. La question du vieillissement est également essentielle. D’un côté, des jeunes ne parviennent plus à se loger. De l’autre, des personnes âgées vivent parfois dans des logements surdimensionnés. Nous devons travailler sur l’articulation de ces deux réalités pour disposer d’une offre de logements qui réponde à tous les moments de la vie.
Quelle est la place de l’accession ?
Nous devons poursuivre le travail mené avec les bailleurs sociaux et les promoteurs afin de développer davantage de logements accessibles aux ménages locaux. Il serait également utile de réaliser un bilan du BRS. Compte tenu de l’augmentation des coûts de production et de la hausse des taux d’intérêt, le profil des ménages qui bénéficient de ce dispositif d’accession sociale a évolué et s’éloigne des personnes visées au départ.
Et celle du logement locatif ?
Une grande partie de l’offre dépend du parc privé. Nous devons à la fois nous appuyer sur les dispositifs nationaux, à l’instar de Loc’Avantages, et continuer à actionner les leviers de régulation comme le changement d’usage ou l’encadrement des loyers. Certains acteurs du logement défendent l’investissement locatif. Je l’entends complètement et c’est normal. Mais je veux rappeler que la raréfaction de l’offre locative ne touche pas uniquement le Pays basque et qu’elle est antérieure à la mise en place des mesures de régulation. Elle est multifactorielle. Les mesures prises ici ont, a minima, stoppé l’hémorragie de logements locatifs. Pour le reste, nous avons besoin d’un diagnostic plus précis. Lorsque nous l’aurons, nous l’analyserons pour envisager, ou non, des adaptations. Dans tous les cas, je garantis que le dispositif du changement d’usage reconnu d’intérêt général par le Conseil d’État ne sera pas retiré.
Pourquoi un nouveau régime sur les logements vacants ?
Le dispositif remplacera en 2027 les précédents régimes. Il permettra notamment une majoration du taux légal jusqu’à 60 % la deuxième année en zone tendue. Le but est d’inciter les propriétaires à remettre leur logement sur le marché. C’est une manière de chercher des solutions en s’appuyant sur le bâti existant. Nous ne sommes plus à l’ère de l’extension. Plus généralement, nous devons travailler sur les moyens de produire des logements accessibles, tout en préservant le foncier agricole et le foncier économique.
Bruno Fay
sudouest.fr

Baptiste Ducassou, très ému à la fin de la partie, est tombé dans les bras de ses coéquipiers et son entraineur. - capture d'écran
Les finales de main nue et xare en trinquet ont été suspendues à Buenos Aires (Argentine) au championnat du monde. En tête-à-tête, Baptiste Ducassou a ramené la première médaille d'or à la France ce jeudi face à Luis Sanchez dans une partie équilibrée.
Incroyable scénario ce jeudi 22 octobre au trinquet Club Ciudad de Buenos Aires : les finales prévues en main nue par équipes et à xare ont été remises au lendemain, à cause d'un trinquet trop humide et transformé en patinoire. La journée avait commencé avec la finale en individuel. Sans surprise, l'Espagne a choisi d'aligner Luis Sanchez contre Baptiste Ducassou. À chaque entame de manche, c'est le Navarrais qui a pris les devants, mais Baptiste Ducassou, le tenant du titre, a su rester patient et placer des buts directs qui ont entamé peu à peu la confiance de Luis Sanchez. La victoire en deux manches 2-0 (15/8 ; 15/12) offre à la sélection française sa première médaille d'or de ces mondiaux en Argentine.
Les finales reportées à cause de l'humidité
Dans la finale par équipe, Peio Larralde et Andoni Iphar entraient sur la cancha, contre Iker Espinal et Luis Sanchez qui venaient de terminer le tête-à-tête, alors que Buenos Aires était trempé par la pluie. Après quelques points équilibrés, les Espagnols prenaient les devants dans un trinquet transformé en patinoire où Andoni Iphar avait les pires difficultés à toucher la pelote. Alors que l'Espagne menait 7 à 3 dans la première manche, l'arbitre décide de suspendre la partie pour une demi-heure, à cause de la condensation, un cas rarissime, et jamais vu dans des championnats du monde.
Le coach Manu Martiarena, partageait sa colère, plusieurs heures après la rencontre, un cas rarissime, en parlant d'un "sol très glissant, derrière c'était très, très dangereux. Derrière, on était plusieurs à hurler, à taper sur la grille pour que le juge se rende compte qu'il fallait arrêter la partie. Ça n'a pas été simple, ça a été même stressant parce qu'ils nous ont mis deux buts je crois, dans des conditions pas normales, et ensuite, plus personne ne savait quoi faire. Les juges, c'était pas à eux de décider, mais enfin, on avait arrêté la partie, et grosse prise de tête pour qu'ils comprennent que c'était pas jouable et surtout que c'était très dangereux".
En para-pelote en trinquet, épreuve qui se disputait pour la première fois aux championnats du monde, les Français Dorian Navarro et Maxime Cabanne se sont inclinés en deux manches (15/10 ; 15/9) contre la sélection d'Euskadi. Ils ramènent tout de même la médaille d'argent.
Bixente Vrignon
ici.fr

Plusieurs associations se sont montées en collectif pour annuler le permis de construire sur les 3,7 hectares de terrains. © Radio France - Bixente Vrignon
Le Conseil d'État rejette le pourvoi des associations environnementales dans le feuilleton du projet Marienia à Cambo-les-Bains. Elles demandaient l'annulation du permis de construire délivré à Bouygues Immobilier pour un projet de 94 logements sur des terres agricoles.
C'est peut-être l'épilogue du feuilleton du projet immobilier Marienia à Cambo-les-Bains. Après un long parcours procédural, le couperet est tombé : dans sa décision du 29 septembre 2026, le Conseil d'État a rejeté le pourvoi en cassation du Collectif d’associations de défense de l’environnement. Il réclamait l'annulation du permis de construire délivré par l'ancien maire de Cambo, Christian Devèze, au promoteur Bouygues immobilier pour la construction de 94 logements, dont 47 en locatif social. Avec cette décision, le Conseil d'État valide définitivement la légalité du permis de construire.
Le collectif d'associations débouté, qui s'était monté en opposition au projet, dénonçait l'absence d'évaluation environnementale préalable au permis de construire et demandait "le retour définitif à un classement et un usage agricole des terres de Marienia", selon un communiqué de Lurzaindia et ELB publié le 1ᵉʳ septembre dernier. Pour empêcher le projet immobilier, les associations avaient même construit une bergerie et occupé les plus de trois hectares de terres agricoles concernées par le projet.
Bataille juridique et sujet politique
L'affaire avait connu un tournant en juin 2023 lorsque le tribunal administratif de Pau saisi notamment par le CADE, Nahi Dugun Herria et Lurzaindia, avait accordé un délai aux porteurs de projet pour régulariser le dossier au regard du Plan local d'urbanisme (PLU). Un permis modificatif avait été délivré dans la foulée en novembre 2023, avant que la justice administrative ne rejette successivement les recours du CADE en juillet 2024 puis en appel à Bordeaux en novembre 2025. En écartant définitivement l'ensemble des points soulevés par les opposants, qu'il s'agisse des accès routiers, de l'insertion paysagère ou de la préservation environnementale, la haute juridiction administrative ferme la dernière voie de recours contentieuse.
Si le cadre légal est désormais totalement purgé sur le plan administratif, la question du devenir de la parcelle reste vive au niveau local. Le nouveau maire de Cambo-les-Bains, Peio Etxeleku, a réaffirmé à plusieurs reprises son opposition à ce projet hérité de la précédente municipalité. Contacté, Peio Etxeleku n'avait pas souhaité réagir à l'information, tout comme Francis Salagoity, copropriétaire de la parcelle. Argitxu Hiriart-Urruty, chef de file de l'opposition Nahi Dugun Herria à Cambo, a indiqué à "ICI Pays Basque" apprendre la nouvelle, sans pour autant souhaiter faire de commentaire.
De leur côté, les collectifs de défense du foncier agricole comme Lurzaindia et Ostia réclament toujours que ces 3,7 hectares soient reclassés en zone agricole dans le futur Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) porté par la Communauté d'agglomération Pays Basque. Le 1ᵉʳ septembre dernier, la justice leur avait ordonné de libérer les parcelles privées occupées dans un délai d'un mois.
Lila Olkinuora
ici.fr

Alain Iriart, président de la Communauté d’agglomération Pays basque, lors de la réunion du conseil communautaire, samedi 26 septembre. © Crédit photo : Fabien Jans
La question n’était pas à l’ordre du jour de la réunion du conseil communautaire, ce samedi 26 septembre. Mais une puissante intervention de la maire d’Hasparren, Isabelle Pargade, a amené le président à une réponse non moins intense
C’est une voix étranglée par l’émotion, mais courageuse, qui s’est élevée dans l’enceinte de l’auditorium Jean-Grenet de Bayonne, théâtre du conseil communautaire de l’Agglomération Pays basque (CAPB), ce samedi 26 septembre. Lorsqu’elle se saisit du micro, Isabelle Pargade s’excuse d’intervenir en décalage avec le contexte : une délibération concernant le rapport d’activité 2025 du Conseil de développement du Pays basque. Mais l’assistance va rapidement sentir le poids du propos.
« C’est une question qui concerne l’ensemble de notre territoire, introduit la maire d’Hasparren. Je veux parler de l’inauguration d’une fresque en mémoire d’un jeune militant d’Iparretarrak, qui est mort en manipulant une bombe destinée à la voiture de la femme du sous-préfet. » Laquelle a défrayé la chronique ces dernières semaines, d’un côté par l’accord qu’elle a reçu de la mairie d’Itxassou pour être peinte sur le mur d’un bâtiment municipal, puis par l’intervention du préfet Simon Fétet, fraîchement entré dans ses fonctions dans le département, demandant son effacement.
Bien qu’objet d’une forte réprobation de la part d’une frange de la population qui l’avait manifestée, dimanche 12 septembre, l’injonction préfectorale avait été prise en compte par la municipalité itsasuar. Le feu semblait éteint.
Lors d’une conférence de presse, mercredi 9 septembre, les membres de Gooxoan ont porté un discours revendicatif, voire vindicatif à l’encontre du représentant de l’État dans le département. Une manifestation a été annoncée, samedi à 15 heures
« Légitimité mémorielle »
Mais la prise de parole d’Isabelle Pargade, qui s’est toujours positionnée en faveur du processus engagé par les Artisans de la paix, tout comme la réponse du président Alain Iriart, ont rappelé la nécessité au bout de ce dernier. Les deux interventions ont reçu une salve d’applaudissements à même de soulever la chape de plomb.
Dans son discours, la maire d’Hasparren s’est d’abord offusquée de la justification portée par la mairie d’Itxassou et l’association Goooxoan, à l’origine de la fresque, qui « était de donner une légitimité mémorielle en comparant toutes les mémoires, c’est-à-dire les combattants morts pendant les guerres de 14-18 et 39-45, et donc ce jeune Itsasuar, mort pendant cette période des années 80. Pourquoi je trouve choquant de comparer ces mémoires ? C’est qu’en 1980, notre pays était un pays libre. Nous vivions dans une république, et c’est encore le cas, dans laquelle la liberté d’expression existait et que chacun pouvait porter ses aspirations politiques de manière démocratique. » Isabelle Pargade a ensuite évoqué le cas de Laurence Samanos, maire de Larressore, particulièrement bousculée par l’émergence de cette polémique.
« Pour que chacun ne reste pas isolé dans sa souffrance et ne respecte pas la souffrance des autres, il faut trouver un chemin commun et s’y tenir »
« Dans cette période des années 80, son mari était policier. Après 11 années d’exercice de sa profession en région parisienne, il était revenu au Pays basque avec sa famille. Il n’a jamais traité des questions basques dans le cadre de son métier. Lorsqu’ils sont revenus sur leur propre territoire, ils ont été victimes de deux attentats. Les deux fois, ils étaient dans la maison lorsqu’elle a explosé. Ils étaient dans leur maison avec leurs trois enfants. Notre collègue est très affectée par cette situation. Je souhaitais lui apporter mon soutien public. »
Et l’édile hazpandar, dans un dernier point, de rappeler que la mobilisation de la société civile, soutenue par les élus, a permis ces dernières années de construire « une paix durable au Pays basque », d’accompagner « la fin de la violence » et « le sort des prisonniers pour qu’ils soient rapprochés de leur famille ». « Nous nous sommes tous mis autour de la table, rappelle-t-elle. Il n’a été demandé à personne de renoncer ni à son histoire, ni à sa mémoire. Nous avons acté la volonté d’avancer ensemble sur notre territoire avec nos diversités. Aujourd’hui, il me semble important d’affirmer collectivement que l’on a envie de continuer dans l’esprit de Bake Bidea. »
Les deux mouvements ont fédéré la société civile dans le but de résoudre le conflit basque et largement contribué au désarmement d’ETA, le 8 avril 2017. Ils cessent d’exister, en tout cas dans leur forme initiale
« La paix et pas la guerre »
C’est ce qu’envisage Alain Iriart, le président de la CAPB, en proposant la création d’une commission au sein de la collectivité, afin de poursuivre le travail autour « du devoir de mémoire, des mémoires. Pour que chacun ne reste pas isolé dans sa souffrance et ne respecte pas la souffrance des autres, il faut trouver un chemin commun et s’y tenir. Cette fresque aujourd’hui montre que les mémoires, les souvenirs et les souffrances sont toujours là. Ne rajoutons pas de la souffrance à la souffrance, s’il vous plaît. Continuons de bâtir ensemble notre société, la société basque dans laquelle nous sommes engagés, les uns et les autres ».
Un sujet qui devrait faire partie de ceux abordés avec le préfet, lors d’une rencontre programmée cette semaine. Dans un positionnement que les propos d’Alain Iriart dévoilent, lui qui appelle à « un droit de vérité. On l’a vu dans d’autres affaires, d’autres souffrances et d’autres drames, comme à Bétharram, où les acteurs se disent qu’il faut se retrouver pour réfléchir ensemble. Il s’agira sans doute de se faire aider, peut-être par des acteurs extérieurs qui ont travaillé aussi en Pays basque et ailleurs à la résolution de ces difficultés, pour s’engager de façon résolue, déterminée, irrévocable à la paix et pas la guerre ».
Fabien Jans – sudouest.fr
Itxassou : la Région Nouvelle-Aquitaine a dressé le bilan de ses investissements au Pays basque
Expiré
Alain Rousset (à gauche) a écouté les propos de Thomas Erguy, à l’initiative d’une agriculture bio au Pays basque. © Crédit photo : P.-A. C.
À l’occasion des dix ans de la collectivité, les élus régionaux ont réaffirmé leur volonté de soutenir les projets locaux, du trinquet Balaki aux infrastructures de proximité
Après Suhescun et Biarritz, c’est à Itxassou que la Région Nouvelle-Aquitaine a choisi de célébrer, jeudi 17 septembre, ses dix années d’existence. Une réunion placée sous le signe de la convivialité et de l’ancrage territorial.
En accueillant les maires et représentants de la région, le premier édile d’Itxassou Mizel Hiribarren a défendu les particularismes de son village où patrimoine naturel, culture basque et pratiques sportives sont au centre des préoccupations. Le cadre du trinquet Balaki était tout indiqué pour cela, le bâtiment ayant retrouvé sa vocation de lieu sportif, associatif et de vie au cœur de la commune. Après plus d’un an de travaux, sa réhabilitation a représenté un investissement de 1,6 million d’euros en plus d’autres subventions.
Pour le dixième anniversaire de la région Nouvelle-Aquitaine, son président, Alain Rousset, a rencontré de nombreux acteurs socio-économiques du Pays basque, de Suhescun à Itxassou, en passant par Biarritz et Bidart
« Contractualiser avec les territoires »
Depuis 2016, la Nouvelle-Aquitaine indique avoir investi 1,48 milliard d’euros dans les Pyrénées-Atlantiques, autour de plusieurs axes : économie, formation et éducation, agriculture, transition écologique ou transports. Un bilan que les élus régionaux ont replacé dans une logique de proximité. « Il s’agit de contractualiser avec les territoires, qu’ils soient du littoral, de l’intérieur, de la Soule, de la Basse-Navarre », a rappelé Sandrine Derville, vice-présidente chargée des finances. L’objectif affiché est de définir les priorités d’investissement au plus près des réalités locales et de donner davantage de visibilité aux projets.
Pour Émilie Dutoya, conseillère régionale et élue à Ciboure, le trinquet Balaki illustre parfaitement cette volonté. D’autres opérations ont également été citées, comme la médiathèque Lizaga à Saint-Pierre-d’Irube, la salle omnisports de Saint-Palais ou encore le théâtre Beheria à Bidart.
Dans sa conclusion, Sandrine Derville a résumé l’esprit de la soirée en reprenant à son compte l’un des mots-clés utilisés par le président Alain Rousset : « Anticipation » des défis environnementaux, sociétaux et économiques, et ils sont de plus en plus nombreux au Pays basque (crise du logement, sécheresse ou inondations, et formation des jeunes).
Pierre-Alexandre Carré – sudouest.fr
La fresque, à l’initiative de l’association Goooxoan, a été réalisée sur un mur de la salle Sanoki, en plein centre-bourg. Hommage à un ancien membre de l’organisation armée Iparretarrak, elle a rapidement suscité la polémique. © Crédit photo : Pierre-Alexandre Carré / SO
Ce mardi 8 septembre, après consultation de ses avocats, la mairie d’Itxassou a annoncé que des entreprises sont sollicitées pour procéder à l’effacement de l’œuvre représentant Txomin Olhagaray. Elle répond ainsi à la demande du nouveau préfet qui avait saisi la justice. Une enquête avait été ouverte pour « apologie du terrorisme »
La mairie d’Itxassou a finalement accédé à la demande de Simon Fetet, préfet des Pyrénées-Atlantiques. Elle procédera à l’effacement de la fresque peinte sur un mur de la salle Sanoki, en plein centre-bourg. L’œuvre, inaugurée le 23 août dernier, rend notamment hommage à Txomin Olhagaray, un ancien membre de l’organisation armée Iparretarrak.
Rappelons que le représentant de l’État en avait, le 25 août, « fermement condamné la réalisation », la jugeant « choquante et contraire aux valeurs de la République ». Il avait saisi la justice, une enquête avait été ouverte dans la foulée...
Publié par Gaëlle Tournier - sudouest.fr
Six parlementaires des Pyrénées-Atlantiques au soutien du préfet qui dénonce la fresque d’Itxassou
ExpiréLa fresque avait été inaugurée le dimanche 23 août à Itxassou.
Plusieurs parlementaires des Pyrénées-Atlantiques applaudissent la décision du nouveau préfet de signaler la fresque d’Itxassou pour apologie du terrorisme ».
« Mettre une bombe sous une voiture, en démocratie, ce n’est pas un acte de bravoure militant, c’est un acte terroriste, un acte criminel. Encourager la réalisation d’une fresque sur un bâtiment public pour vanter cet acte criminel ça relève de l’apologie du terrorisme ».
Le communiqué signé par six parlementaires des Pyrénées-Atlantiques (le sénateur Max Brisson, la sénatrice Denise Saint-Pé, la députée Josy Poueyto, les députés David Habib et Jean-Paul Matteï, et la députée européenne Laurence Farreng) est sans ambiguïté. Il fait suite à la décision du nouveau préfet des Pyrénées-Atlantiques Simon Fetet de signaler une fresque inaugurée au Pays basque à Itxassou représentant le visage de Txomin Olhagaray, membre de l’organisation armée Iparretarrak décédé dans l’explosion d’une bombe qu’il était en train de poser dans la voiture de l’épouse du sous-préfet de Bayonne, il y a 46 ans. L’initiative de Simon Fetet a déclenché dans la foulée l’ouverture d’une enquête pour « apologie du terrorisme ».
Proposé aux dix parlementaires
Les parlementaires signataires du communiqué soulignent le « courage » du préfet qui venait tout juste de prendre ses fonctions : « nous soutenons pleinement sa réaction et appelons tous les républicains, tous les démocrates des Pyrénées-Atlantiques, Pays basque et Béarn à dénoncer cette fresque, enjoignent-ils. On nous dira qu’il vaut mieux ne pas relancer le débat des années 80 et se taire. Or, c’est l’inverse. Seule, la clarté et le rappel de ces valeurs républicaines permettront d’assurer une paix durable, dans la diversité des opinions ».
Selon un collaborateur qui a transmis le communiqué aux médias, ce dernier aurait été proposé aux dix parlementaires des Pyrénées-Atlantiques. Quatre d’entre eux n’auraient fonc pas répondu (sans que les raisons n’aient été précisées) : Peïo Dufau et Iñaki Echaniz, la députée Colette Capdevielle, et la sénatrice Frédérique Espagnac.
Gaïzka Iroz/AFP
La fresque a été inaugurée ce dimanche 23 août lors des fêtes du village © Radio France - Oihana Larzabal
Ce mardi 25 août, dans un communiqué, le préfet des Pyrénées-Atlantiques déclare condamner une fresque peinte sur un bâtiment municipal d'Itxassou. Fresque qu'il considère être un hommage à Txomin Olhagaray, un militant de l’organisation armée Iparretarrak.
Dès son premier jour de fonction, ce mardi 25 août 2026, le nouveau préfet des Pyrénées-Atlantiques, Simon Fetet a rédigé un communiqué concernant la fresque inaugurée le dimanche 23 août dernier sur un bâtiment municipal d'Itxassou. Cette fresque représente, entre autres, le visage d'un homme que le préfet considère être Txomin Olhagaray. Membre de l’organisation armée Iparretarrak, il est décédé il y a 46 ans dans l’explosion de la bombe qu’il était en train d’installer, avec un complice, dans le véhicule de l’épouse du sous-préfet de Bayonne de l'époque.
Le préfet annonce avoir saisi les instances judiciaires. Il demande, en outre, au maire d'Itxassou de procéder à l'effacement de l'œuvre "conformément à l’exigence de neutralité devant caractériser les édifices et équipements publics".
La fresque est à l'initiative de l'association culturelle Gooxoan. Elle a été réalisée sur la façade de la salle polyvalente Sanoki. La mairie assume avoir validé son emplacement. On peut y lire :" Lur huntan landatu dugu hitza, herri libre baten promesa" : "La parole semée sur cette terre, promesse d'un pays libre". Dans un communiqué, la municipalité affirme qu'il s'agit d'un lieu de mémoire "rappelant l'histoire de notre village".
Publié par ICI Pays Basque
Le chœur d’enfants Haurrock est heureux de nous offrir son tout nouveau clip, sur une chanson intitulée « ZAINDUKO ZAITUGU », qui signifie « NOUS PRENDRONS SOIN DE TOI » et qui se réfère évidemment à notre planète !
En espérant de tout cœur que vos paroles soient entendues ! ❤️
Aupa HAURRAK !! eta HAURROCK ere !
Ci-dessous, la traduction des paroles de la chanson :
1Tant de questions, en marchant dans ce monde.
Voyant tous ces déchets jetés par terre,
Qui finissent dans le ruisseau. Et finalement, loin en mer.
2) Tant de questions, en marchant dans ce monde.
Voyant nos sources asséchées.
Mais dans ma douche, toujours et trop, coule l'eau. Véritable trésor.
3) Tant de questions, en marchant dans ce monde. Voyant partout des lumières allumées
Quand il faut, et quand il ne faut pas. Encore de l'énergie jetée en l'air
(Musique et Paroles : Haize Albor)

Baptiste Ducassou a coiffé sa 8e boïna fédérale en individuel hier à Hasparren. © Crédit photo : A. B.
Vainqueur face à Pierre Etcheverry qui disputait sa 1re finale, Baptiste Ducassou qui fêtera son 35è anniversaire dans une semaine, s’est adjugé une 8e titre hier au Berria (40-14)
En moins d’une heure, 54 minutes très exactement, Baptiste Ducassou a coiffé hier une 8e boïna de champion de France fédéral, dans l’exigeante spécialité du « buruz buru » (tête à tête). Au Berria, sur la magnifique kantxa d’Hasparren, dotée de parois de verre, le recordman des trophées en individuel, a récité sa pelote avec une aisance et une efficacité rare, pour battre le novice Pierre Etcheverry (40-14).
Après les forfaits pour la dernière journée de Bixente Çubiat et Unai Etcheverry, les leaders de la liguilla, Jon Biscouby et Iñaki Etchegoin (Urruñarrak), accèdent à l’étage supérieur
Pour sa première participation à ce niveau, le jeune pilotari de 26 ans Pierre Etcheverry, originaire de Labastide-Clairence, n’a pas été en mesure de bouleverser la hiérarchie. Parti de trop loin (0-15, 1-19), il n’a jamais pu contrecarrer les plans de son illustre adversaire.
« J’ai vécu une partie très compliquée. D’emblée, j’ai été pris dans tous les secteurs du jeu, livrait le valeureux perdant. Je démarre très mal, ce n’était vraiment pas l’idéal pour prendre confiance. J’ai éprouvé des difficultés à lire les trajectoires des engagements de Baptiste. Son but va très vite, d’autant qu’ici la kantxa est rapide. Au final, le score fait mal à la tête. C’était ma première finale à ce niveau, cela va me servir pour la suite de ma carrière », voulait positiver Pierre Etcheverry, qui a lutté de toutes ses forces pour donner du relief au tableau d’affichage.
15 buts gagnants
Superbement lancé (19-1), Baptiste Ducassou a évolué en patron, faisant étalage de toute la panoplie du jeu en solitaire. Prompt à aligner les planches, pour ensuite trouver le filet, le plus souvent via le rebond et chatouiller le pan coupé, l’Itsasuar (15 buts au compteur) a régné en maître. Pour sa 10e finale, Baptiste Ducassou n’a pas fait dans la dentelle. C’est le moins que l’on puisse dire.
« Tout s’est passé comme dans un rêve. Cela étant dit, malgré la victoire qui s’est vite dessinée, c’est beaucoup d’émotion. Cela faisait deux ans que je n’avais plus trop de bonnes sensations en individuel, avance le txapeldun. À force de travail physique et mental, je reviens au premier plan. Je remercie tous les gens autour de moi qui m’accompagnent au quotidien. C’est encourageant et j’ai encore l’illusion pour les saisons futures », conclut l’arrière Labourdin, les larmes aux yeux et les trémolos dans la voix.
Après une courte pause, Baptiste Ducassou et son dauphin vont retrouver le chemin des trinquets le 15 mars pour la compétition par équipes.
Finale groupe B
Ce lundi à Saint-Jean-Pied-de-Port, l’épilogue du groupe B opposera Betti Gurruchaga et Inhar Ugarte. La saison du tête à tête sera ainsi bouclée au mythique trinquet Garat (17 heures).
L’avant technicien Betti Gurruchaga défiera le pugnace arrière Biscayen Inhar Ugarte. « Au vu des forces en présence, la finale s’annonce serrée, prédit Serge Mayté le responsable du volet sportif du championnat. Les deux athlètes sont en forme. Betti Gurruchaga touche bien la pelote et sait jouer avec les murs, Inhar Ugarte utilise parfaitement la planche roulante du Garat et ne lâche jamais rien. »
L’opposition de styles augure d’un duel enlevé, haut en couleur.
Andde Bello
suddouest.fr

Mizel Hiribarren (au premier plan à droite) a présenté une liste de 21 candidats. © Crédit photo : Herriari
Le maire sortant d’Itxassou, sans liste concurrente connue, conduira la liste abertzale Herriari pour les prochaines élections municipales
Le maire sortant d’Itxassou, Mizel Hiribarren, a officialisé sa candidature pour un second mandat lors des élections municipales, où aucune liste concurrente n’est connue. Il conduira la liste abertzale Herriari, composée de 21 candidats pour 19 postes d’élus. « Herriari exprime en euskara l’engagement en faveur du village autant qu’en faveur du Pays basque », précise-t-il.
Après un premier mandat de six ans, neuf élus sur les quatorze que compte la majorité sortante sont rejoints par douze nouveaux candidats partageant les mêmes orientations politiques. Âgée en moyenne de 50 ans, la liste veut poursuivre le travail engagé pour plus de justice sociale. Aussi, la première adjointe, Nicole Etxamendi est pressentie pour siéger à la Communauté d’agglomération Pays basque (CAPB).
Jeunes actifs
En outre, les candidats ont planché sur les évolutions démographiques qui annoncent un vieillissement progressif de la population des villages. L’objectif vise à adapter les services et les équipements, à renforcer la solidarité de proximité, à lutter contre l’isolement, en maintenant la commune vivante et accueillante « où les familles et les jeunes actifs trouvent leur place et peuvent s’installer durablement » écrit-il.
Approuvé en 2023, le plan local d’urbanisme communal a fortement réduit les surfaces constructibles pour protéger les terres agricoles et le cadre de vie du village. Il conviendra de poursuivre une politique active de maîtrise foncière publique, de redoubler d’efforts pour mieux valoriser le bâti existant. L’objectif est de permettre l’accès au logement à tous les habitants qu’importent leurs âges ou situations, qu’ils soient propriétaires ou non.
La transmission de la culture et de la mémoire du village constitue également un axe fort de leur engagement. À Itxassou, 94 % des écoliers et près d’une centaine d’adultes apprennent la langue basque, alors que son nombre de locuteurs a tendance à décliner. Un effort particulier sera porté sur la visibilité de l’euskara au quotidien, tant dans les services communaux qu’au sein des associations, des commerces et des entreprises.
Pierre-Alexandre Carré
sudouest.fr
Tout au long de l’année, le chœur d’enfants Haurrock a fait résonner ses voix avec enthousiasme et émotion. Au-delà de la musique,
Haurrock est un lieu d’apprentissage, de partage et de plaisir collectif.
Biba zueri !
En cette fin d’année, le chœur d’enfants Haurrock est heureux de nous offrir un moment de lumière : son tout nouveau clip.
Un petit rayon de magie porté par des voix chantées avec le cœur.
En découvrant ce clip, vous sentirez l’énergie d’Haurrock qui a accompagné chaque répétition, chaque prise, chaque moment passé ensemble.
Merci au chœur d’enfants de nous faire vivre la magie d’Haurrock.


Le Conseil municipal de Cambo du 10 avril avait été houleux © Radio France - Yves Tusseau
Deux hommes ont été arrêtés ce mercredi matin à Ustaritz et Itxassou dans le cadre d'une enquête pour violences. Ils sont soupçonnés d'être impliqués dans les échauffourées du 10 avril dernier lors du conseil municipal de Cambo-les-Bains. Le maire avait été bousculé.
Deux hommes ont été interpellés ce mercredi 2 octobre au matin par les gendarmes à leurs domiciles d'Ustaritz et Itxassou. Une opération de la section de recherche de la gendarmerie de Pau dans le cadre d'une enquête pour violences. Les faits remontent au 10 avril 2024. Ce jour-là, une centaine d'opposants au projet immobilier Marienia à Cambo-les -Bains avaient perturbé le conseil municipal qui n'avait pas pu se tenir. Le maire de la ville Christian Devèze, victime d'une bousculade en voulant quitter la salle, s'était retrouvé à terre et avait dû être évacué par les pompiers. Leurs soutiens ont appelé à des rassemblements de soutien, à midi à Ustaritz et à 18 heures, à Cambo.
Ce projet Marienia consiste en la construction d'une centaine de logements, porté par le promoteur Bouygues, dont la moitié en logements sociaux en entrée de ville. Une opération réalisée sur des terres que les opposants veulent voir utilisées à des fins agricoles, mais qui, dans les documents officiels, ne sont pas répertoriées comme telles.
Dans un communiqué le syndicat du piment d'Espelette AOP "tient à apporter tout son soutien à son producteur Benjamin Charron et à réaffirmer fermement qu'il n'est plus acceptable aujourd'hui d'urbaniser des hectares de terres agricoles, outil de travail de tous nos paysans et source alimentaire de nos concitoyens".
Paul Nicolaï
francebleu.fr