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Itxassou, un Brik a Brak en faveur des enfants handicapés


Marien Francisco et Ioana Duhalde attendent les chineurs, ce dimanche, pour le Brik a Brak de l’ikastola Arrokagaray. PHOTO DR

Cette année, le Brik a Brak est organisé par l’ikastola Arrokagaray d’Itxassou. Il se déroulera ce dimanche 6 septembre à la salle Sanoki, de 9 heures à 18 heures. L’objectif est de récolter des fonds en faveur de l’association Integrazio Batzordea qui favorise l’inclusion des enfants handicapés dans les ikastola, aide à la scolarisation et soutient leur famille dans les démarches administratives, le tout en contribuant à faire évoluer toujours plus le regard de la société sur le handicap. En 2019, 120 enfants ont pu bénéficier de l’aide de l’association, grâce aux dons des particuliers et entreprises. En 2020, la campagne annuelle qui se déroule en principe au mois de mars n’a pu avoir lieu en raison de la crise sanitaire du Covid-19 et du confinement. L’association compte donc beaucoup sur cette manifestation pour récolter de nombreux dons et continuer à aider le plus d’enfants possible en 2021.

Petits prix
De nombreux jouets, matériels de puériculture, vêtements enfants et adultes, objets vaisselle, déco, petit électroménager, mobilier seront proposés à tout petit prix pour permettre au plus grand nombre d’en profiter à partir d’un euro, le vêtement. Gâteaux et tartes salées ou sucrées seront proposés.

 

Joseph Maya
sudouest.fr

Itxassou, un projet innovant d’accueil pour autistes



Marion Cantalejo, Geneviève Machicote et Denise Poydessus ont évoqué leur projet calqué sur une école belge. PHOTO J. M.


En France, selon l’Inserm, un enfant sur 100 développe des troubles autistiques. À Itxassou, l’association Un nouveau regard (1) porte un projet innovant : il s’agirait d’une école spécialisée pour enfants et jeunes autistes, d’un centre de jour pour adultes et hébergement pour adultes autistes (selon un modèle belge) sur le site de La Nive, un ancien établissement, fermé en 2015.
La présidente de l’association, Geneviève Machicote, originaire d’Itxassou mais vivant à Bruxelles, et Marion Cantalejo, habitant Itxassou, vice-présidente, en sont les responsables. C’est en interviewant des mères d’enfants autistes au Pays basque pour son projet de recherche que Geneviève Machicote rencontre une maman qui fait l’école à la maison.
Elle lui demande alors pour quelles raisons, son fils ne va pas à l’école. La réponse est sans appel : l’absence de structure adaptée.
Germe alors le projet de monter à Itxassou, au Pays basque, une école spécialisée, sur le modèle belge, pour enfants et jeunes autistes à retard sévère à modéré.
Avec Marion Cantalejo, mère d’un adolescent autiste de 14 ans, elles décident d’aller frapper à la porte des différents acteurs institutionnels pour expliquer le fonctionnement d’une école spécialisée belge.

Prise en charge globale

Là-bas, les enfants autistes sont à l’école toute la journée et bénéficient d’un programme adapté à leur handicap : apprentissage de pictogrammes expliquant les codes sociaux ; méthodes de communication permettant aux enfants de s’exprimer et de comprendre les autres par le biais d’images, de gestes pour accéder au langage oral ; apprentissage de la lecture et du calcul. Prenant également en compte l’inquiétude des parents quant à l’avenir de leurs enfants devenus adultes, l’association Un nouveau regard ajoute dans son projet un centre de jour et un hébergement jusqu’à la fin de vie des adultes autistes.
La réunion publique organisée, à Itxassou, par l’association le 21 août dernier, a rencontré un franc succès avec plus de 120 participants et un très vif intérêt pour le projet, notamment de la part des parents d’adultes autistes.

(1) Contact : unnouveauregard.com



Joseph Maya
sudouest.fr

Itxassou, à la rencontre des vautours de Méhatché



Les vautours-fauves sont à apercevoir aux alentours du col de Méhatché, dans les montagnes d’Itxassou.


Baptiste Mougey (Texte)
Bertrand Lapègue (Photos)

C'est lété Dans les hauteurs d’Itxassou, les montagnes séparant la France de l’Espagne accueillent une multitude de rapaces, se nichant à flanc de falaise.


Intouchables. En vol, les vautours caressent le ciel avec virtuosité. Dans leur nid, ils sur-plombent les collines abruptes, perchés sur leur roche en bord de précipice. Sur cette frontière naturelle avec la péninsule ibérique, les rapaces sont approchables de près. Au départ du col de Méhatché, au-dessus du village d’Itxassou, la balade des Peñas d’Itsusi permet de contempler ces charognards dans leur milieu naturel, un panorama captivant sur l’intérieur du Pays basque. Casquette visière, lunettes de soleil et sac de marche, Bertrand a tout du parfait randonneur. Ce cinquantenaire au physique sec a le teint hâlé. Cela fait vingt-cinq ans qu’il est guide en montagne. «Je suis un passionné de montagne qui en a fait sa vie», raconte-t-il. Ce bourlingueur, qui travaillait avec des agences de voyages, a décidé de s’installer au Pays basque, conquis par son espace naturel et sa végétation. Celui qui accompagne des marcheurs à la découverte des sommets basques propose aussi des séances de yoga en altitude.

Un grand bol d’air «Ces montagnes, ce sont mon bu-reau. C’est une chance inouïe de pouvoir vivre dans cet espace. La pureté de l’air est exceptionnelle.» Pour cette sortie sur le chemin des vautours-fauves, Bertrand prend en charge une dizaine de personnes pour une balade de six kilomètres qui durera toute l’après-midi. L’herbe est encore très verte malgré la canicule en cette journée du mois d’août. Le groupe monte en voiture de la mairie d’Itxassou jusqu’à s’approcher du pic de l’Artzamendi, après avoir parcouru les routes étroites et sinueuses autour des villages du cœur du Pays basque. «C’est une randonnée plutôt facile de moyenne montagne. Sportif ou non, il est ac-cessible de venir voir les vau-tours par ce chemin», analyse le guide. Son public du jour, avec qui il va emprunter des parties du GR10 (sentiers de grandes randonnées), n’est pas constitué de montagnards avertis: c’est la première sortie en montagne de la vie de Gransy Soumaré et sa fille Zénap, une famille parisienne en vacances à Biarritz. Séverine, 32 ans, elle aussi originaire d’Île-de-France, ne «connaissait que La Rhune». Au fil de la randonnée, Bertrand détient plusieurs casquettes. Le guide touristique devient historien lorsqu’il présente à ses clients les bornes placées autrefois pour marquer la frontière franco-espagnole. «Elles ont été installées au XIXe siècle par Napoléon III qui, par ailleurs, aimait beaucoup la ville de Biarritz», narre-t-il. Intéressés, Katia et Quentin, touristes eux aussi, se disent heureux de découvrir une histoire et un paysage moins réputés sur leur lieu de vacances, tout en prenant un grand bol d’air. «On en avait besoin après le confine-ment. Cela fait du bien de voir autre chose que les immeubles et le bitume parisien.» Alors que le groupe s’enfonce dans les arbres et la végétation montagneuse, les estivants confessent: «Les paysages sont magnifiques. Ce serait encore mieux si on voyait des animaux.»

Au bord des précipices Le couple est servi. Sur sa route, il trouve des pottoks et des moutons dont Bertrand leur fait la présentation et l’historique, dans des conditions de marche parfaites. Les quelques nuages protègent les pro-meneurs du soleil et la chaleur n’est pas trop forte cet après-midi. Pour l’observation des vautours, la période n’est, en revanche, pas la meilleure. «De février à début juillet, c’est la période où les petits restent dans le nid et sont en croissance. Il y a donc beaucoup d’oiseaux puisque les parents nourris-sent les bébés», avance le guide, qui se dit pourtant confiant à l’idée de croiser les quelque 300 couples de vautours qui vivent en aval du col de Méhatché. À l’approche de pics rocheux escarpés, on remarque des taches blanches sur la pierre. La magie va opérer. On entend les cris stridents des animaux nécrophages qui ré-sonnent sur les parois raides de la montagne. Entre ces murs de pierre, les vautours-fauves plongent à la verticale dans le précipice. D’autres flottent au-dessus des têtes des randonneurs ébahis par l’envergure de l’oiseau ancestral. «Il peut y avoir près de deux mètres d’une aile à une autre, quand elles sont dépliées», explique Bertrand. «Les vautours crient quand ils se chamaillent ou bien quand ils se sentent en danger.» Postée au bout d’une roche, une quinzaine de vau-tours est immobile. Le groupe de randonneurs, à une vingtaine de mètres de là, comme captivé par le rapace, ne fait plus un bruit. D’un coup, l’un des ovipares s’élance dans le creux. Avec élégance, il quitte brusquement la terre ferme jusqu’à ce qu’on le perde de vue.

 

 

Bertrand, le guide, accompagne une dizaine de marcheurs aujourd’hui

 

La balade offre une vue panoramique sur l’intérieur du Pays basque

Les rapaces se nichent dans les parois rocheuses

 

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